l’art chrétien.
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réunies dans quelques-unes de ses figures et mêmedans quelques-uns de ses groupes, savoir, la sciencedu dessin et la suavité de l’expression. On diraitqu’il avait étudié à la fois, mais pas assez longtemps,Masaccio etFra Angelico. Le fruit de cette étude etla preuve de l’influence qu’exerça sur lui le peintredominicain se trouvent dans un gradin conservé àl’Académie des beaux-arts et représentant le juge-ment dernier. Il y a des figures nues, dessinées non-seulement avec correction , mais avec grâce, et lesélus sont groupés entre eux comme si l’artiste avaiteu sous les yeux la fameuse composition de fra An-gelico, non pas pour la copier servilement, maispour s’en inspirer. Ici, comme dans le modèle sup-posé, la plus grande joie du paradis, en y entrant, estde reconnaître ceux par qui on a été aimé, protégé,sanctifié sur la terre, y compris l’ange gardien ; et ilfaut dire, à la louange de Giovanni di Paolo, qu’il ya plusieurs scènes touchantes de ce genre qui sontentièrement de son invention. Il en faut dire autantde la figure du Christ, dont l’attitude et le geste demalédiction ressemblent tellement au souverain jugede Luca Signorelii, dans sa fameuse fresque d’Or-vieto, qu’on a pu croire sans trop d’invraisemblanceque cet artiste, qui visita Sienne immédiatementavant d’entreprendre ce grand travail, ne dédaignapas d’emprunter au peintre Siennois cette figure ter-rible, qui devait être, plus tard, imitée par Michel-Ange.
Ce jugement dernier est la plus riche et la plus
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