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1 (1861)
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lart CHRÉTIEN.

temps populaire, non-seulement comme peintre,mais comme peintre de saints, et même d un saintpour la représentation duquel la dévotion publiqueétait plus particulièrement exigeante, puisquil sa-gissait dun saint dont Sienne était justement fière,de ce Bernardin qui avait régénéré tant de milliersdâmes, et qui recevait alors les prémices du culteque lÉglise universelle lui rend depuis quatre :siècles, culte alors très-fervent, et dont les pluszélés promoteurs sétaient organisés en confrérie,qui avait ses statuts, son oratoire, son gonfalonet ses réunions périodiques. Or, cette confrérievoulut avoir, sur lautel devant lequel elle priait,un tableau qui fût en harmonie avec ses pieusesaspirations, et Giovanni di Paolo fut lun des deux Ipeintres chargés de son exécution ; lautre étaitSano di Pietro, dont nous reparlerons bientôt, etquon pourrait appeler le fra Angelico de lécoleSiennoise (i). Tous deux avaient déjà travaillé en-semble dans le couvent de lObservance, fondé parsaint Bernardin; mais il est probable que, dans lunet lautre cas, la tâche était inégalement divisée,et que ce nétait pas Giovanni di Paolo qui avaitla part la plus importante.

Il y a trois grands tableaux de ce dernier à lAca-démie desbeaux-arts : lun est tellement trivial etre-poussant, quil faut savoir gré à ceux qui lont placé

(1) Voir les documents de lécole Siennoise, publiés par Milanesi,vol. II, p. 389,