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1 (1861)
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97
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par ceux de lécole mystique, alors représentée parfra Angelico, tantôt enfin par les gravures alle-mandes qui commençaient à pénétrer en Italie, etauxquelles il semble avoir emprunté parfois non-seulement des types de saints et de saintes, maisaussi des airs de tête tout à fait étrangers à lécoleSiennoise, et des costumes dont lampleur formeun bizarre contraste avec les membres si grêlesquils recouvrent.

Ses types les plus défectueux sont malheureuse-ment les plus importants. Son type de Christ, quila reproduit comme figure accessoire aussi souventquil a pu, est un des plus vulgaires que lart ita-lien ait jamais enfantés. On peut en dire autant deson type de Vierge ; seulement celui-ci offre descaractères plus frappants dindividualité, ce quidonne lieu de soupçonner que cest un portrait, etce soupçon se trouve confirmé, dabord par laprésence de ce même portrait dans tous ses ou-vrages de grandes et de petites dimensions, commeMadone ou comme sainte, ensuite par la décou-verte récente dun document qui nous apprend queGiovanni di Paolo eut chez lui, pendant de longuesannées, une servante quil finit par épouser dansses vieux jours, et à laquelle il légua, en mourant,tout ce quil possédait (x).

Et cependant, il y a des documents authentiquesqui prouvent que Giovanni di Paolo fut pendant un

(I) Documenti, etc., vol. II, pa". 372.

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