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par ceux de l’école mystique, alors représentée parfra Angelico, tantôt enfin par les gravures alle-mandes qui commençaient à pénétrer en Italie, etauxquelles il semble avoir emprunté parfois non-seulement des types de saints et de saintes, maisaussi des airs de tête tout à fait étrangers à l’écoleSiennoise, et des costumes dont l’ampleur formeun bizarre contraste avec les membres si grêlesqu’ils recouvrent.
Ses types les plus défectueux sont malheureuse-ment les plus importants. Son type de Christ, qu’ila reproduit comme figure accessoire aussi souventqu’il a pu, est un des plus vulgaires que l’art ita-lien ait jamais enfantés. On peut en dire autant deson type de Vierge ; seulement celui-ci offre descaractères plus frappants d’individualité, ce quidonne lieu de soupçonner que c’est un portrait, etce soupçon se trouve confirmé, d’abord par laprésence de ce même portrait dans tous ses ou-vrages de grandes et de petites dimensions, commeMadone ou comme sainte, ensuite par la décou-verte récente d’un document qui nous apprend queGiovanni di Paolo eut chez lui, pendant de longuesannées, une servante qu’il finit par épouser dansses vieux jours, et à laquelle il légua, en mourant,tout ce qu’il possédait (x).
Et cependant, il y a des documents authentiquesqui prouvent que Giovanni di Paolo fut pendant un
(I) Documenti, etc., vol. II, pa". 372.
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