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LARÏ chrétien.
et à l’embellissement desquels devaient concourirdes artistes nationaux et étrangers; mais ces der-niers ne furent appelés que pour les travaux d’ar-chitecture, et le pinceau des peintres siennois futseul employé à la décoration des autels.
Les peintres qui jouirent de ce privilège formentun groupe d’un caractère tout spécial dans 1 histoirede l’école qui nous occupe. Ils semblent avoir ignoréles découvertes récentes dont l’école Florentineétait si fière et dont le naturalisme avait si bien sufaire son profit. Nul enthousiasme pour la perspec-tive linéaire et ses curieuses applications, nul soucides accessoires empruntés au règne animal ou vé-gétal ; chez quelques-uns, progrès marqué dans lascience du dessin, et parfois des tentatives aven-tureuses danscette direction, mais sans perdre jamaisde vue, comme on le faisait trop souvent à Flo-rence, le sujet principal qu’on avait à représenter.
Le premier nom qui se présente, en suivantl’ordre des dates, est celui de Giovanni di Paolo,dont la réputation, comme peintre, devait êtrebien établie, quand il fut appelé à Pienza, en 1462,pour peindre le tableau qu’on voit encore aujour-d’hui derrière le maître-autel, car il avait commencéà manier le pinceau près de quarante ans aupara-vant (1 4 ^ 3 ). Il n’est pas facile de se rendre comptedes diverses influences auxquelles il fut successive-ment soumis. Son imagination, naturellement mo-bile, semble avoir été captivée, tantôt par les pro-duits de l’école scientifique de Squarcione, tantôt