Druckschrift 
1 (1861)
Entstehung
Seite
95
Einzelbild herunterladen
 

ECOLE SfEIWOtSE.

95

Sa %

éli S' r ®

etI xde

«*»*

lu qnlaH

t leur flèfit périsi qualités#raintsèkenir, fat kftrede»tocralif-quelle il*jgerle®*'unes quel#blemee^iell®*'

tpar®*s nos K

es ^

égocia |ÿ, illi^

>

celui qui les avait plutôt arrachées quobtenues.

Il ny eut donc de réhabilitation que pour la fa-mille des Piccolomini, cest-à-dire pour celle quidevait prouver mieux, quaucune autre, le tort quela république se faisait à elle-même en proscrivantlélite de ses citoyens. Elle ne se privait pas seule-ment de leurs services civils et militaires, mais ellefrustrait, en outre les arts et les lettres dun patro-nage intelligent et généreux, qui nétait guère dansles habitudes dune bourgeoisie à la fois parcimo-nieuse et passionnée. Tout ce que fit Pie II, pendantson court pontificat, naurait pas manqué de produireune impression salutaire sur des esprits moins achar-nés ; mais le mal était trop invétéré pour pouvoir êtreguéri autrement que par des remèdes énergiques.

Nous parlerons ailleurs des grandes choses quen-treprit le pape Piccolomini, comme chef de la chré-tienté; nous navons à signaler ici que son influencesur lécole Siennoise et la part quil eut au nouvelessor que prit la peinture mystique pendant la der-nière moitié du xv e siècle. Son ambition nétaitpoint de. laisser des monuments de son goût magni-fique ou de son patriotisme dans la ville mêmede Sienne; il y avait dans le territoire de la répu-blique une bourgade assez obscure, appelée Gor-signano, il se souvenait davoir passé son en-fance dans lexil et dans la pauvreté. Ce fut cettebourgade, connue depuis sous le nom de Pienza, quilvoulut transformer en une ville élégante, en lor-nant dédifices religieux et civils à la construction