ÉCOLE SIENNOISE.
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mourir, en 1 435, on n’eut rien de plus pressé quede lui assurer cette formidable succession, et on luidora, tant qu’on put, cette nouvelle chaîne. Il fautvoir, dans sa correspondance, avec quelles angoissesil la traîna, pendant les quatre années qu’il vécut en-core. A Sienne, on le menaçait de l’indignation pu-blique, outre la suppression de son salaire et centflorins d’amende, auxquels on l’avait déjà condam -né. A Bologne, les officiers de la fabrique de San-Petronio affamaient ses ouvriers en son absence, etlui suscitaient, à propos des dépenses faites ou àfaire, des chicanes qui révoltaient sa fierté et las-saient sa patience. Je n’ai pas besoin daller chezvous pour me consumer dans la misère, leur écri-vait-il un jour, parce qu’en tout lieu du monde , onpeut trouver moyen de vivre misérablement ( 1 ). Uneautre fois, il terminait un débat sur ses frais devoyage, en convenant que cinquante ducats d’or,qui lui restaient dus, seraient dépensés, après samort, pour le repos de son âme. Il avait beau invo-quer, en tête de ses lettres, le nom de Dieu, ou lenom de Notre-Seigneur, ou le nom de Jésus ( 2 ), cespetits despotes n’en étaient ni moins durs ni moinssourds. Un jour, il fut obligé de s'enfuir de Bolognepour échapper à la prison et peut-être à quelquechose de pis ; et bientôt après, des instances, accom-
(1) üocumenti, etc., vol. II, pag. 150.
(2) Ce qui prouve que ce ne sont pas de simples formules, c'estqu’elles ne se trouvent pas en tète de ses autres lettres.