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l’art chrétien.
pagnées de menaces, arrivaient de Sienne, an nomdes magistrats et des chanoines, qui réclamaient im-périeusement sa présence. Le malheureux vint sansconsulter ses forces qui étaient épuisées, et repartiten promettant de n’être absent qu’un mois. C’étaitplus qu’il ne pouvait tenir. Tombé malade en routeet voyant approcher sa fin, il écrivit une dernièrefois très-humblement aux magnifiques et puissantsseigneurs , prieurs et gouverneurs de la commune de.Sienne , s’intitulant le dernier de leurs serviteurs etrecommandant à leur indulgence le sculpteur char-gé d’achever pour lui la statue de saint Paul, pourle portique qui s’appelait alors du nom de cetapôtre (i).
Si jamais artiste porta son art comme une croix ou,si l’on veut, comme une couronne d’épines, ce futcertainement Jacopo délia Quercia. L’art fut aussiune croix pour Michel-Ange; mais les intermittencesfurent assez longues et les consolations assez forti-fiantes pour l’empêcher de succomber, tandis queson précurseur, impliqué dans les liens d’un patro-nage sans grandeur et sans pitié, eut à lutter seulcontre quelque chose de pis que la mauvaisefortune.
(t) On l’appelle aujourd’hui Loggia dei mercanti.