ÉCOLE SIENNOISE.
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l’archevêque d’Arles, qui la gouvernait commelégat du saint-siège. L’artiste , quoiqu’il eût dé-passé les années de l’âge mûr, avait conservé toutela vigueur de ses facultés et toute l’activité de lajeunesse, sans quoi il n’aurait pu tenir si long-temps contre les épreuves de tout genre qu’il eut àsubir pendant les douze années qui suivirent, etqui furent partagées entre plusieurs tâches, dontla plus importante fut celle dont il est ici ques-tion.
Il s’agissait d’achever la façade de l’église semi-gothique de San-Petronio, et l’artiste s’obligeait,par une stipulation formelle, à mettre cette façadeen harmonie avec l’ensemble de l’édifice. Pour seprocurer les matériaux nécessaires, il lui fallut fairedes voyages à Vérone, à Venise et à Carrare; puisil lui fallut faire des séjours temporaires à Sienne,pour satisfaire les exigences de ses concitoyens, quiinsistaient sur l’achèvement des travaux commencéspar lui, et qui, après l’avoir contraint à s’exilerdans sa jeunesse, le persécutaient de leur estimedans ses vieux jours.
Pour l’intelligence et la représentation des sujetsbibliques, on pourrait dire que Ghiberti fut commele précurseur de Raphaël, et Jacopo déliaQuerciacelui de Michel-Ange. Ce rapport entre les deuxderniers est encore plus frappant à cause de la res-semblance qui se trouve entre les épreuves auxquel-les ils furent mis, l’un pour la façade de San-Petronio,l’autre pour la façade de San-Lorenzo. A quoi il