ÉCOLE SÎEHJXOISE.
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Quel dommage que ce Gregorio di Cecco n’aitpas laissé daçs les églises de Sienne d’autres imagesde dévotion ! Fut-il méconnu par ses concitoyens,ou fut-il la victime de ces déviations fatales quiavaient produit tant d’avortements dans l’école Sien-noise, ou bien alla-t-il chercher ailleurs les encou-ragements qui lui manquaient dans sa patrie? Cettedernière supposition est la plus vraisemblable detoutes, à cause de la fréquence de ces émigrationsvolontaires, et par l’impossibilité où se trouvaientles artistes, aussi bien que les autres citoyens, derester neutres entre les partis acharnés qui déchi-raient la république.
Il arrivait quelquefois cpie ceux qui auraient purester neutres pour leur propre compte, étaient en-veloppés, par reconnaissance ou par point d’hon-neur, dans les disgrâces de leurs amis ou de leurspatrons, et ce fut ainsi qu’un des plus grandssculpteurs, je ne dirai pas de Sienne, mais de l’Italietout entière, un digne rival de Ghiberti et de Do-natello, Jacopo délia Quercia, se vit obligé dequitter sa patrie, par suite de l’expulsion de sonprotecteur, Orlando Malavolti, qui avait combattules serviles résolutions prises par ses concitoyensen faveur du duc de Milan, et dont le palais avaitété rasé par décret public, en punition de cettegénéreuse résistance.
La renommée de ce Jacopo délia Quercia s’éten-dit beaucoup plus loin que celle des peintres quiémigrèrent pour les mêmes causes que lui. Les