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l’art chrétien.
Doraenico di Bartolo ne fut, quoi qu’en (]j seYasari, ni le neveu ni l’élève de Taddeo di Bar-tolo. Il dut faire son premier apprentissage danssa ville natale d’Asciano, en étudiant de préférenceles peintures de son compatriote Berna, dont lestyle a beaucoup de ressemblance avec le sien.Taddeo di Bartolo a consigné lui-même dans son tes-tament le nom du peintre qui fut à la fois son héri-tier et son disciple, et qui, s’il faut en juger parle seul ouvrage qui reste de lui, n’était pas indigned’un pareil maître. Ce peintre s’appelait Gregoriodi Cecco, et cet ouvrage unique, sans lequel onignorerait jusqu’à son nom, est la Vierge au char-donneret, qui se trouve dans la sacristie du Dômede Sienne. Bien qu’on y puisse également admirerla grâce et la finesse des contours, ainsi que l’ex-quise pureté des traits, ce n’est point en cela queconsiste son principal mérite, mais plutôt dans uneconciliation singulièrement heureuse de l’inspirationindividuelle, avec le respectpour le type traditionnelde l’école. Les yeux de la mère, fixés sur son divinEnfant, sont empreints à la fois de tristesse et detendresse, et la pensée dominante de l’artiste sembleavoir été exprimée par ces paroles inscrites dansl’auréole : Virgo pulchrœ dileclionis (r).
(I) La date de ce tableau, -1423, coïncide à peu prés exactementavec celle de la mort de Taddeo di Bartolo, son maître. - Fut 1420 , 1 cmaître et l’élève peignirent ensemblo un tableau pour l’église de Saint-Augustin. On ne sait pas ce qu’il est devenu. Documenti, etc.,vol. I, pag. 47.