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sacra cinq années consécutives à l’accomplissementde cette tâche, qui n’était pas moins en harmonieavec les dispositions de son âme qu’avec les ten-dances de son génie. Il la commençait en 1440,après avoir peint, dans la sacristie du Dôme, lalégende de saint Victor et celle de saint Savino.Ses fresques de l’hôpital, aujourd’hui défigurées parune retouche barbare, lui valurent d’autres travaux,dont le nombre s’accrut tellement, qu’il ne putplus y suffire. Pour le forcer à peindre le cou-ronnement de la Vierge, qu’il avait promis immé-diatement après avoir terminé la Madonna delManto, on refusa de lui payer l’arriéré de son sa-laire; mais il ne paraît pas qu’il s’en soit ému.Aucun des ouvrages qu’il exécuta dans les quatreou cinq années suivantes, les dernières de sa vie,n’est parvenu jusqu’à nous. Il avait dessiné, dèsl’année 1 434 » pour le pavé du Dôme, cette bellefigure de l’empereur Sigismond, tracée d’après unportrait que lui-même avait apporté de ses voyages,et qui lui fut acheté par la fabrique (1). CommeTaddeo di Bartolo, il ne se laissa distraire par au-cune des tentations qui faisaient avorter tant detalents contemporains, et, pendant tout le tempsqui s’écoula entre son retour et sa mort, qui dutavoir lieu vers i 449> son nom ne parut pas uneseule fois parmi ceux des serviteurs plus ou moinsintéressés de la république.
(') Documenli dell’ arte Sancse, vol. II, p. 161, 173.