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lVkt chrétien.
la chapelle de l’hospice délia Scala, et qui est con-nue sous le nom de Madonna del Manto, parcequ’on y voit la Vierge étendant son manteau, pourprendre le peuple siennois sous sa protection. Rienqu’on n’y retrouvât pas le type favori de l’écolenationale, il était impossible de ne pas s’agenouilleravec un certain élan de piété devant cette imagequi, même dans l’état de ruine où elle est aujour-d’hui, nous apparaît encore si suave et si gran-diose, et suffirait à elle seule pour assigner à sonauteur une des premières places parmi les artistessiennois du xv e siècle.
C’est le seul tableau de dévotion qui reste de Do-menico à Sienne. Pour en trouver un autre, il fautaller à Asciano, dans l’église de Saint-Augustin, oùl’on peut voir, au maître-autel, une charmante petiteMadone, détachée d’un grand tableau qui se trouvesur un autel latéral. Il avait aussi travaillé pourles églises de Florence, et Vasari nomme celles desCarmes et de la Trinité comme ayant été décoréesde ses œuvres, dont il ne reste plus, ni dans l’uneni dans l’autre, aucun vestige.
Le plus considérable de ses ouvrages, sous lerapport de l’étendue, se trouve dans le grand hô-pital de Sienne, en face de la cathédrale. Ce sontcinq grandes peintures à fresque, représentant lesdivers actes de charité chrétienne qui se prati-quaient dans cette magnifique institution, avecd’autres sujets qui se rapportaient à sa fondation,sous le papeCélestin TJI. Domenico di Rartolo con-