ÉCOLE SIENNOISE.
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plus haut. Plus de trente ans auparavant, Taddeodi Bartolo avait, paru dans les mêmes lieux, et nousavons dit quelles traces il y avait laissées de sonpassage ; mais ce ne fut pas à celles-là que Doine-nico di Bartolo s’arrêta. Les peintures que fra An-gelico avait exécutées à Cortone et à Pérouse,étaient alors dans toute leur fraîcheur, et quandDomenico arriva dans cette dernière ville, la vuedu chef-d’œuvre qui décorait l’église de Saint-Do-minique, fut pour lui une sorte de révélation quiimprima un nouveau caractère aux produits de sonpinceau, comme on peut s’en assurer par son ra-vissant tableau conservé encore aujourd’hui dansl’intérieur du couvent de Sainte-Julienne à Pérouse,et dont je n’ai pu examiner qu’imparfaitement lesdétails à travers la grille d’un parloir; mais je puispromettre à ceux qui auront le bonheur de le re-garder de plus près, des jouissances non moinsvives que celles qu’on éprouve en présence des pluspurs chefs-d’œuvre de l’école mystique. Pour sefaire une idée approximative du style de celui-ci,on peut voir le précieux petit tableau, conservédans l’Académie des beaux-arts, et qui ne ressembleà aucun de ceux qui l’entourent, ni pour la ma-nière, ni pour le coloris, ni surtout pour le typede Vierge, qui semble emprunté à Allegretto Nucciou à quelque autre artiste ombrien de la mêmeépoque. Cette empreinte étrangère semble être restéeà Domenico tant qu'il vécut ; on la reconnaît en-core dans la fresque qu’il peignit, en i/| 44 5 pouri 6