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chesse et de la variété, que sous celui de l’exécu-tion technique.
Pendant que Taddeo di Bartolo travaillait à dé-corer la chapelle du palais public, de rudes tribu-lations lui étaient suscitées par un rival envieuxet brutal qui avait barbouillé sur les murs de lasalle voisine (sala délia balia ), l’histoire du papeAlexandre III, que sa passion pour, les menéesdémagogiques ne lui permit pas d’achever. Leschoses en vinrent à tel point que les gonfalonierset les conseillers de la république durent interve-nir juridiquement pour protéger l’artiste persécutécontre les outrages de son persécuteur, qui fut con-damné par eux à lui payer dix florins d’amende. Ils’appelait Martino Bulgarini, et se croyait propre àtoutes les tâches et à tous les emplois. Son nom fi-gure presque constamment parmi ceux des fonc-tionnaires publics, ce qui ne l’empêchait pas de sefaire adjuger par ses patrons des travaux de pein-ture qu’il ne finissait presque jamais. Ses seulselèves furent ses deux fils, qui marchèrent si biensur ses traces, qu’ils parvinrent à peindre encoreplus mal que leur père.
C était déjà bien avant dans le xv e siècle, puis-que les documents contemporains font mention deBulgarini jusqu’en î/jSS. Dix ou douze ans aupa-i avant, Taddeo di Bartolo avait terminé sa carrière,et il avait pu espérer, en mourant, que de meilleursjours allaient luire pour la république, puisqu’ilavait vu commencer l’apostolat religieux et patrio-