ÉCOLE SIENNOISE.
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tique de saint Bernardin qui, à force de prédica-tions et de prières, obtint qu’on modifiât les statutsles plus oppressifs pour le parti vaincu, et qu’auxarmes du duc de Milan, qui souillaient la façade dupalais public, on substituât, en guise d’écussonnational, une plaque de cuivre doré, avec les ini-tiales du nom de Jésus (1424); mais il avait af-faire à des factions trop ulcérées et trop ombra-geuses pour qu’il pût obtenir d’elles autre choseque des trêves, et les haines, comprimées pour untemps par son zèle, éclatèrent bientôt avec unenouvelle violence.
Entre toutes les riiesures auxquelles eut recoursla fraction dominante de la bourgeoisie pour as-surer son triomphe, celle qui exerça la plus fataleinfluence sur les destinées de l’art et sur le carac-tère national, fut. la proscription de l’aristocratiemilitaire et l’exil immédiat de tous les gentilshom-mes en état de porter les armes. On comprend àquelle sorte de patronage cette élimination allaitréduire toutes les branches de l’art, et combienleur affinité naturelle avec l’héroïsme, sous toutes sesformes, allait en être compromise. On vit l’orgueilmercantile, heureux de se satisfaire aux dépens del’orgueil féodal, imposer à tous les citoyens âgésde moins de quarante-cinq ans l’obligation d’avoir,sous leur nom, un négoce ou un trafic quelconque,afin de ne pas blesser l’égalité républicaine; et,pour empêcher les rivalités de luxe entre les fem-mes, on fit des lois somptuaires qui leur interdi-