l'en T/F. SIF/NKOISK.
77
belle composition de la mort de la Vierge, donton est réduit à n’admirer que l’ordonnance et
quelques détails pathétiques. Les portraits desgrands hommes de la république Romaine, mèreputative de la république Siennoise, étaient tracéssur des données trop vagues pour être caractériséscomme ils auraient pu l’être un demi-siècle plus
tard. Mais, outre ces figures soi-disant historiques,
jures du temps et des hommes, et qui suffirait àelle seule pour donner une idée de la puissanced’imagination de l’artiste; c’est la figure de saintChristophe portant l’Enfant-Jésus sur ses épaules.On sait toute la popularité de cette légende sym-‘8 Dm,! bolique au moyen Age, et les fréquentes représen-ilectK tâtions qui en furent faites au dedans et au dehorsde cette: ( | es églises; eh bien, je ne crois pas que la tète
du saint ait jamais été aussi bien rendue. Lade ldi force et la noblesse y sont on ne peut plus bén-it ddf reusement combinées, et il y a dans le regard,
il sera^ à la fois respectueux et scrutateur, une exprès-
:e ( dudf sion à laquelle le langage descriptif ne saurait
Jiftr atteindre. Ce saint Christophe est, sans contredit,
tjck l’oeuvre capitale de Taddeo di Bartolo , et je
n’hésite pas à la placer même au-dessus de songrand tableau de l’Assomption, dans l’église deMontepulciano, bien que cette dernière composi-tion, dans laquelle on compte jusqu’à deux centstêtes, puisse etre, à juste titre, regardée commeson chef-d’œuvre, tant sous le rapport de la ri-
il yen a une qui a heureusement échappé aux in-