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l’art chrétien.
maux qu’on avait soufferts. Il fallait que la détressefût grande, puisqu'un des remedes qu’on imaginafut d’employer à la reconstruction des ponts et deschaussées l’argent destiné à l’achèvement du Dôme.
Enfin en i4o6, quand les dépenses d’urgente né-cessité commencèrent, à ne plus absorber les reve-nus bien appauvris de l’Étal, les magistrats chargésde les administrer, confièrent à Taddeo di Bartolola tâche la mieux appropriée à son âme, à la foispieuse et patriotique, celle de tracer sur les mursde la chapelle du palais public, d’abord l’histoirede la Vierge, la protectrice de Sienne et sa patronnepar excellence, ensuite des peintures historiqueset allégoriques qui, sous le pinceau du peintre phi-losophe, devinrent une sorte d’enseignement poli-tique permanent, placé sous les yeux de ceux quiavaient entre les mains les destinées de cette mal-heureuse république.
Les fresques, représentant l’histoire de la Viergeont été tellement mutilées et tellement défiguréespar tous les genres de vandalisme, qu’il serait dif-ficile de juger, d’après ce qui en reste, du degréd’aptitude et d’inspiration que Taddeo di Bartoloporta dans l’accomplissement de cette tâche. Lafinesse qu’il savait donner à ses physionomies, ladélicatesse de ses contours, l’harmonie de son co-loris (iy, rien de tout cela ne se retrouve dans cette
I) Pour juger de la beauté de son coloris, il suffit de voir sontab.eau de i Annonciation, dans la galerie de Sienne.