ÉCOLE SIENNOISE.
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nations, il restât aussi fidèle que ses prédécesseursaux traditions pures de l’école Siennoise. Ses fré-quents séjours à Pise ne pouvaient manquer de luifaire subir plus ou moins l’influence de l’école Flo-rentine, surtout celle d’André Orcagna, dont legénie offrait une certaine analogie avec le sien, etce fut sans doute par suite de cette influence queTaddeo di Bartolo, non content d’avoir représentél’Enfer de Dante dans une fresque du couvent deMonte Olivcto, voulut reproduire le même sujet,en y joignant la représentation du Paradis, dansl’église principale de San-Gimignano. Nous savonsen effet que cette dernière fresque, ainsi que lesbelles figures d’apôtres et de prophètes qui l’ac-compagnaient, furent exécutées en i3 q 3, c’est-à-direimmédiatement après le premier séjour de l’artisteà Pise ; et ce fut probablement vers la même époquequ’il peignit la belle Madone qui se trouve main-tenant dans la chapelle du baptistère de San-Gimi-gnano ( 1 ).
Quand les troubles qui n’avaient cessé d’agitercette pauvre république de Sienne, depuis la pestede ï 348, parurent enfin se calmer à la paix dei4«4, Taddeo di Bartolo quitta Pérouse pour re-tourner dans sa patrie, où il trouva d’abord lesesprits exclusivement occupés de la réparation des
(1) Il faut que son tableau d’Asciano soit antérieur à celui-ci.L’influence de Duccio y est encore visible. Il y a une sainte Agathequi est évidemment empruntée au fameux tableau du Dôme deSienne.