ECOLE SI EN.NOISE.
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serait presque tenté de signaler en lui le précurseurde Gentile da Fabriano.
Le contraste entre les artistes mêlés aux tumultespopulaires et ceux qui surent s’en tenir éloi-gnés, ressort, d’une manière plus particulièrementfrappante, de l’histoire d’un groupe de peintres,d’orfévres et de sculpteurs portant le nom de Bar-tolo, mais sans avoir tous appartenu à la mêmefamille ni à la même école. Bartolo di Fredi, quine fut pas, quoi qu’en dise Vasari, le père de Taddeo,fut honoré de toutes les fonctions par lesquelles lafaction dominante récompensait et stimulait le zèlede ses favoris. Il peignit aussi, lui, des bannières,et fut plus d’nne fois capitaine du peuple et prieurde quartier, avec un tanneur et un charcutier pourcollègues. Ses fresques, dans l’église de San-Gimi-gnano, ne sont assurément pas faites pour donnerune haute idée de son talent; mais on serait obligéde lui assigner une toute autre place, s’il étaitprouvé que le grand tableau de l’Académie desbeaux-arts est vraiment un ouvrage de sa main.
Andrea di Bartolo, peintre et orfèvre, fut, pourainsi dire, en permanence dans les emplois publicsdepuis x4oo jusqu’à iZ|3 1 , année de sa mort. Aussi,à l’exception de l’ouvrage qu’il exécuta pour lafameuse sacristie de Pistoia, et du tableau très-médiocre qu’on voit dans l’église de Buoncon-vento, il n’est resté de lui aucune œuvre d’orfè-vrerie ou de peinture, soit dans sa patrie, soit dansle reste de la Toscane.