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l’art chrétien.
était un pauvre réfugié siennois dont le nom ne fi.gure pas une seule fois dans les fonctions publi-ques alors si convoitées par les peintres. Aussi,comme ses types sont restés nobles et purs, et connueson exécution laborieuse et ferme se ressent encoredes traditions transmises par la génération précé-dente! Ses innombrables peintures, disséminéesdans les églises et les couvents de la Toscane, ontpresque toutes disparu , et ses grandes fresquesde San-Giinignano n’ont pas échappé au vanda-lisme des restaurations modernes. C’est dans l’é-glise collégiale d’Asciano, patrie de son élève chéri,que se trouvent ses œuvres les plus précieuses etles mieux conservées. Il y en a une surtout, repré-sentant la naissance de la "Vierge, qui accuse desinspirations complètement étrangères aux écolesSiennoise et Florentine. La beauté des types, l’élé-gance et la dignité des poses, la richesse des costu-mes, le charme répandu sur toute la composition,font penser aux belles productions qui devaientsortir plus tard de l’école Ombrienne. Ce sont sur-tout les groupes d’anges et les deux miniatures re-présentant la mort et les funérailles de la Vierge,qni impriment à l’imagination du spectateur cemouvement d’anticipation ; car , évidemment, l’ar-tiste y a devancé de beaucoup, sous le rapport dusentiment et de la grâce, son siècle et son école. On
plusieurs traits de 1 histoire du Nouveau Testament. Je crois que laphysionomie de Judas n’a jamais été mieux rendue.