ÉCOLE StENNOISE.
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Simone di Martino en s’appropriant tant bien quemal ses types gracieux, surtout dans les figuresaccessoires de saintes, qui, chez Andrea Vanni, sonttoujours supérieures à la figure principale. Dans lareprésentation des saints, il n’a échappé qu’au re-proche de vulgarité ; on y trouve la mollesse et l’in-décision de son caractère, et on reconnaît l’artistequi avait dans son cœur des hommages simulta-nés pour une république sauvage et pour une pau-vre fille comme sainte Catherine de Sienne ; qui seprécipitait d’abord sans mesure dans les orgies dela liberté, et qui peignait ensuite sur la façade dupalais public les armes du duc de Milan, commepour sceller le contrat de servitude que le partirépublicain venait de passer avec un despoteétranger.
Maintenant, si nous suivons dans leur exil volon-taire les artistes qui, sacrifiant leur patrie à leurvocation, cherchèrent un refuge dans des lieux oùle culte du beau était encore possible, nous lestrouverons tellement supérieurs à ceux qui vouèrentleur pinceau aux caprices de la populace et de seschefs , qu’il ne sera plus permis de douter de lafatale influence exercée par la démagogie sur l’art.Berna, qui mourut à San-Gimignano en x 38o, aprèsavoir commencé un ouvrage gigantesque qui fut di-gnement achevé par son élève Giovanni d’Asciatio(i),
(1) Ce Giovanni d’Asciano est toutl'opposéde Simone. Son pinceau,plus vigoureux que suave, a tracé avec une énergie remarquable