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1 (1861)
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lart chrétien.

publique auprès des Florentins et auprès du papeGrégoire XI, duquel on attendait alors la guérisondes maux qui travaillaient lItalie. Il est certain que,par un privilège quon ne peut pas attribuer exclusi-vement à la supériorité de ses œuvres, il est à peuprès le seul peintre de cette école démocratiquedont sa patrie ait gardé un durable souvenir. Outrele portrait de sainte Catherine qui aurait suffi pourle populariser (i), il exécuta, dans plusieurs églisesde Sienne, des tableaux qui, malgré leur incorrec-tion et labsence presque totale de vigueur et de re-lief, méritent néanmoins de nêtre pas confondusavec les productions vulgaires de cette époque. Silexercice et la fermeté manquèrent à son pinceau,du moins il eut le mérite de prendre ses types horsde la sphère des passions démocratiques, et de con-tinuer, autant que les circonstances le permettaient,les traditions de lancienne école. Autant quon enpeut juger par quelques fragments qui se trouventdans le Musée de Naples (2), et par le tableau très-bien conservé quon voit sur lautel de la sacristiede Saint-Etienne, il marcha de loin sur les traces de

(1) Il fit le portrait de sainte Catherine deux fois. Celui quilpeignit dans le Dôme pour la chapelle de Saint-Jacques, à la de-mande de son compère Cristofano di Gano, pieux disciple de lasainte, a disparu depuis longtemps.

(2) La chapelle quil peignit à Naples, en 1373, pour le comte delBnizo, a etc détruite. En 1376, il fut nommé architecte du Dôme deSienne, puis capitaine du peuple, en 1379. Son tableau de lasacristie de Saint-Étienne, peint en 1400, fut peut-être son dernierouvrage.