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l’art chrétien.
publique auprès des Florentins et auprès du papeGrégoire XI, duquel on attendait alors la guérisondes maux qui travaillaient l’Italie. Il est certain que,par un privilège qu’on ne peut pas attribuer exclusi-vement à la supériorité de ses œuvres, il est à peuprès le seul peintre de cette école démocratiquedont sa patrie ait gardé un durable souvenir. Outrele portrait de sainte Catherine qui aurait suffi pourle populariser (i), il exécuta, dans plusieurs églisesde Sienne, des tableaux qui, malgré leur incorrec-tion et l’absence presque totale de vigueur et de re-lief, méritent néanmoins de n’être pas confondusavec les productions vulgaires de cette époque. Sil’exercice et la fermeté manquèrent à son pinceau,du moins il eut le mérite de prendre ses types horsde la sphère des passions démocratiques, et de con-tinuer, autant que les circonstances le permettaient,les traditions de l’ancienne école. Autant qu’on enpeut juger par quelques fragments qui se trouventdans le Musée de Naples (2), et par le tableau très-bien conservé qu’on voit sur l’autel de la sacristiede Saint-Etienne, il marcha de loin sur les traces de
(1) Il fit le portrait de sainte Catherine deux fois. Celui qu’ilpeignit dans le Dôme pour la chapelle de Saint-Jacques, à la de-mande de son compère Cristofano di Gano, pieux disciple de lasainte, a disparu depuis longtemps.
(2) La chapelle qu’il peignit à Naples, en 1373, pour le comte delBnizo, a etc détruite. En 1376, il fut nommé architecte du Dôme deSienne, puis capitaine du peuple, en 1379. Son tableau de lasacristie de Saint-Étienne, peint en 1400, fut peut-être son dernierouvrage.