ECOLE SIEN NOISE.
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ligieux de cette époque, et particulièrement, dansceux de Luca Tomme, et de Biagio di Goro, tousdeux fréquemment investis de fonctions publiques,et jouissant comme peintres d’une assez grande vo-gue, même hors de leur patrie. On les trouve eneffet chargés d’exécuter des travaux considérables, lepremier à San-Ouirico, le second à San-Gimignanodi Valdelsa, où il se montra si inférieur à Berna età Giovanni d’Asciano. tous deux compatriotes etcontemporains de Biagio, mais purs de toutes lesinfluences qui avaient souillé son imagination etvulgarisé son pinceau (i).
Parmi cette quantité d’artistes républicains quipartagèrent très-inégalement leur enthousiasme etleur vie entre l’art et la liberté, il en est un en fa-veur duquel on aimerait à faire une exception, àcause de la correspondance qu’il entretint avecsainte Catherine (2), dont le portrait, peint par lui,se voit encore aujourd’hui dans l’église de Saint-Dominique. Je veux parler d’Andrea Vanni, l’un desplus ardents promoteurs de l’expulsion des noblesen Ï368, l’artiste qui eut alors la gloire de peindrele gonfalon de la liberté, l’ambassadeur de h ré-
(1) Il y a un tableau de LucaTorainè à Pise, dans la collection del’Académie des beaux-arts. On dirait un produit de 1 école de GiuntaPisano, si le nom de l’artiste n’y était pas.
(2) Ces lettres, dont l’une est un traité admirable sur l’amour dé-sordonné que l’homme a de lui-même, sont < onservées dans labibliothèque publique, où le pape Pie VI les baisa comme de saintesrel ques, en 1798.