ÉCOLE SIENNOISE.
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assigner sa place dans l’école fondée par sa famille,à moins qu’on ne se range à l’opinion très-peuvraisemblable de ceux qui veulent voir en lui l’au-teur de cette admirable composition mystique quidécore la grande salle du palais public, et qu’il estdifficile d’attribuer à un autre pinceau qu’à celuide Simone di Martino. La seule concession qu’onpuisse raisonnablement admettre en faveur deMino,c’est que la Madone, ou, pour me servir de l’expres-sion consacrée, la Majesté peinte par lui en 128g,comme l’attestent les documents contemporains,existait encore en i3i5, quand Simone traça, surtoute la largeur du mur, les trente et une figures, degrandeur plus que naturelle, qu’on y voit encore au-jourd’hui; et quecedernier, malgré la richesse de sonimagination, ne dédaigna pas de tirer parti de l’œuvre,plus ou moins endommagée, de son prédécesseur.
Nous ne sommes guère plus riches en matériauxpour l’histoire d’Ugolino que pour celle de ses deuxoncles Mino et Guido ; mais on se résigne plus dif-ficilement à ignorer ce qui le concerne ; car cetUgolino est un grand personnage dans l’histoire del’art chrétien, et il faut qu’il ait passé pour tel, non-seulement aux yeux de ses compatriotes, mais en-core aux yeux des étrangers, puisque les Florentins,malgré les jalousies internationales, lui donnèrentla préférence sur leurs propres artistes pour lestâches qui excitaient entre ces derniers le plusd’émulation. C’étaient les dominicains et les fran-ciscains, c’est-à-dire les deux ordres religieux les