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1 (1861)
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ÉCOLE SIENNOISE.

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assigner sa place dans lécole fondée par sa famille,à moins quon ne se range à lopinion très-peuvraisemblable de ceux qui veulent voir en lui lau-teur de cette admirable composition mystique quidécore la grande salle du palais public, et quil estdifficile dattribuer à un autre pinceau quà celuide Simone di Martino. La seule concession quonpuisse raisonnablement admettre en faveur deMino,cest que la Madone, ou, pour me servir de lexpres-sion consacrée, la Majesté peinte par lui en 128g,comme lattestent les documents contemporains,existait encore en i3i5, quand Simone traça, surtoute la largeur du mur, les trente et une figures, degrandeur plus que naturelle, quon y voit encore au-jourdhui; et quecedernier, malgré la richesse de sonimagination, ne dédaigna pas de tirer parti de lœuvre,plus ou moins endommagée, de son prédécesseur.

Nous ne sommes guère plus riches en matériauxpour lhistoire dUgolino que pour celle de ses deuxoncles Mino et Guido ; mais on se résigne plus dif-ficilement à ignorer ce qui le concerne ; car cetUgolino est un grand personnage dans lhistoire delart chrétien, et il faut quil ait passé pour tel, non-seulement aux yeux de ses compatriotes, mais en-core aux yeux des étrangers, puisque les Florentins,malgré les jalousies internationales, lui donnèrentla préférence sur leurs propres artistes pour lestâches qui excitaient entre ces derniers le plusdémulation. Cétaient les dominicains et les fran-ciscains, cest-à-dire les deux ordres religieux les