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l’art chrétien.
a été l’infusion d’une vie nouvelle dans un typegrandiose, mais alors devenu vide, à force de dégé-nérer entre les mains des héritiers inintelligents dela tradition byzantine ; non, cette curieuse produc-tion, malheureusement la seule cjui nous reste de sonauteur, a dû être rajeunie d un demi-siècle, et, enperdant sa date, elle a perdu nécessairement le pres-tige de la précocité ; mais, outre le mérite relatif dudessin et des demi-teintes traitées avec un soin éton-nant, elle conservera toujours celui d’avoir servi àla fois de point de départ et de modèle à une écoledont la vocation était de combiner, dans les imagesde dévotion, la grâce avec la majesté.
Il est difficile de déterminer la part qui revient àMino dans le développement de l’art en général, etdans la décoration du palais public en particulier.Nous savons , par des documents authentiques,qu’outre la figure colossale de saint Christophe, ily avait peint une espèce de composition commina-toire contre les faux témoins (i); mais les change-ments qui furent faits, tant dans l’ensemble de l’édi-fice que dans sa distribution intérieure, ont effacéjusqu’au moindre vestige de ces peintures. D’unautre côté, l’on chercherait en vain quelque pro-duit de son pinceau dans les couvents ou dansles églises, de sorte qu’il est impossible de comparersa manière avec celle de son frère Guido, et de lui
(■1) Les payements faits pour ces divers travaux sont de 1295,1298 et 1303.