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1 (1861)
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lart chrétien.

plus fervents clans leur foi esthétique, ceux quicroyaient le plus fermement à des rapports mysté-rieux entre lart et le ciel, cétaient ceux- mêmequi demandaient au pinceau d Ugolino, commesil avait eu des inspirations surnaturelles, desimages devant lesquelles ils pussent se prosternerdans leurs moments dextase. On sait que ce futlui qui peignit sur un pilier- dOr-San-Micliele, en1292, cette fameuse Madone miraculeuse qui excitatant denthousiasme et de dévotion parmi les Flo-rentins, et qui, après avoir été 1 objet d un cultecpii ne connut pas de décadence, disparut, on nesait comment, pour faire place à celle quon y vé-nère aujourdhui, et qui doit la célébrité dont ellejouit, moins à la piété populaire, quau merveil-leux tabernacle sculpté par Orcagna.

Ce nest donc pas quil faut chercher un pro-duit du pinceau mystique dUgolino. Ce nest pasnon plus à Santa-Maria-Novella, d son tableaudautel a disparu depuis longtemps, sans quon aitmême songé à en suivre la trace. Heureusement ona mieux suivi celle du tableau qui décorait le maî-tre-autel de léglise de Santa-Croce, et les fragmentsqui ont échappé au vandalisme de ses indignes pos-sesseurs, sont assez bien conservés pour quon puisseapprécier, dans une certaine mesure, les titres surlesquels reposait limmense réputation dUgolinoparmi ses contemporains (1).

(1) Les fragments, vendus par les moines au commencement do