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1 (1861)
Entstehung
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7
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ÉCOLE SIEHNOISE.

résoudre, dans le domaine de la peinture chré-tienne, comme dans celui de la religion et de laphilosophie, était la conciliation de lautorité avecla liberté, cest-à-dire la conciliation du respect poul-ies types traditionnels avec le libre développementdes facultés de lartiste. Ce nétait pas ainsi queGiotto devait se poser le problème; mais en cela ilfut moins heureusement inspiré que les fondateursde lécole Siennoise.

Cette fondation semble avoir été louvrage duneseule et même famille, savoir, des deux frères Guidoet JViino, auxquels on pourrait joindre leur neveuUgolino, si la vogue bien méritée dont il jouit àFlorence, ne lui avait pas fait trop souvent préférerle séjour de cette ville à celui de sa patrie (i).

Guido nest plus aujourdhui ce peintre merved-leux qui, devançant dun demi-siècle toutes lesécoles italiennes , faisait briller au firmament delart, comme un soleil sans aurore, cette belle Ma-done de léglise des dominicains, fruit dune inspi-ration à la fois libre et respectueuse dont le résultat

(1 ) Dans un opuscule récent, résultat de savantes recherches ,M. Gaetano Milanesi a démontré que la Madone de Guido ne peutpas être de 1221. Il explique comment cette date a été substituée àcelle de 1271, et il donne, daprès des documents authentiques,larbro généalogique de la famille de Guido, frère de Mino et deNeri, peintres comme lui, oncle dUgolino et de deux autres peintres,enfin père de Bartolomeo, qui peignait à Pérouse^n 1319. On com-prend que cette découverte jette un nouveau jour sur lorigine, jus-quà présent si obscure, de lécole Siennoise.

Voir Leltera storico-critica di Gaetano Milanesi, al cav. A. F. Rio,Firenze, 18S9.