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l’art chrétien.
les plus vénérés ; et, pendant que les architecteset les peintres jouissaient de cette vogue si glo-rieuse pour eux-mêmes et pour leur patrie, unautre artiste d’origine siennoise, Nicolas de Pise,qu’on devrait plutôt appeler Nicolas de Sienne, al-lait fonder, dans la première de ces deux villes, cettefameuse école de sculpture à laquelle appartient lagloire d’avoir régénéré cette branche de l’art (i).Loin d’être appauvrie par tant d’émigrations si-multanées, Sienne regorgeait, pour ainsi dire, derichesses artistiques, dont on peut encore lire lemagnifique inventaire dans les archives de la répu-blique. Des monuments civils et religieux, appro-priés, tant pour le style général que pour les déco-rations, à la brillante perspective qu’elle avait alorsdevant elle, étaient construits, à grands frais, parlavolonté du peuple. Enfin ce fut, pendant un demi-siècle, nu dedans et au dehors, une vogue et unefécondité qui semblaient présager à cette école uneprééminence assurée entre toutes les autres.
Si quelque chose devait lui garantir cette préémi-nence, c’était la supériorité de ses peintres sur tousles peintres contemporains, non-seulement sous lerapport de l’exécution technique, mais, ce qui estbien plus important, sous le rapport de l’intelli-gence et de l’inspiration.
Il ne faut pas oublier que le grand problème à
(b Un document qui se trouve dans le libro dei bandi des archivesdePistoia à la date du 13 novembre 1273, ne laisse aucun doute surle lieu où naquit Nicolas de Pise. Son père fut Pietro da Siena.