ÉCOLE SIENNOISE.
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bien plutôt, quoique non exclusivement, des évé-nements publics. C’était l’époque où l’on commen-çait à construire la cathédrale ainsi que les fontaineset aqueducs dont l’architecture orne la partie infé-rieure de la ville, maintenant si déserte. On peutdire que Sienne entrait alors dans son ère de pros-périté, à laquelle la victoire de Monteaperti, rem-portée en 1260 sur les Florentins, sert, pour ainsidire, de couronnement.
Par une coïncidence qui n’est pas aussi fortuitequ’on pourrait le croire, cette date est aussi approxi-mativement celle de l’essor prodigieux que prit le gé-nie siennois dans la dernière moitié du xm° siècle,essor qui fut pleinement apprécié par les républiquesvoisines et même par les républiques rivales, partout,en un mot, où l’on sentait le besoin et où l’on aperce-vait les signes précurseurs d’un développement ana-logue. Un moine franciscain de Sienne, fra Jacopoda Turrita, restaurateur de la mosaïque, avaitété ap-pelé à Rome par un autre moine franciscain, devenupape sous le nom de Nicolas IV, pour placer dansla tribune de Sainte-Marie-Majeure cette image gran-diose du Christ, si bien faite pour qu’on se pros-terne devant elle. En 1290, un architecte siennois,Lorenzo di Maitano, appelé pour présider à la con-struction du dôme d’Orvieto, partait de Sienne avecun cortège d’artistes assez nombreux pour formerune colonie. D’autres donnaient à Florence sesMadones les plus populaires ; Assise et Pérousedécoraient de peintures siennoises leurs sanctuaires