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i/aht chrétien.
dont la solution paraît avoir spécialement occupé Ly-sippe et son école, et ce fut par suite de son immensesuccès auprès de ses contemporains, que les statues,colossales ou non, de l’Hercule en repos, se multipliè-rent tellement après lui. On sait que l’Hercule Farnèse,ouvrage de l’athénien Glycon, ainsi que le laineuxtorse du Vatican, dû au ciseau d’Apollonius, étaientl’un et l’autre des reproductions approximatives de l’i -déal dont l’invention appartenait à Lysippe.
On s’étonnera peut-être que je n’aie pas encore faitmention de l’Apollon, celui de tous les dieux de laGrèce dont le mythe et les attributs semblaient devoirse prêter le mieux à la création d’un idéal, sans excep-ter Jupiter lui-même. De plus, les figures accessoiresn’étaient pas moins attrayantes que la figure princi-pale, et les Muses, les Heures ou les Grâces étaient audieu de la lumière et de la poésie ce que les Amazonesétaient à la déesse de la chasteté. Il y avait donc unesource à la fois pure et abondante d’inspirations pourles artistes, et l’on se demande pourquoi ils ne s’enprévalurent pas davantage, du moins dans le sièclequi vit éclore les merveilles de Phidias?
S’il fallait hasarder une réponse à cette question, jedirais que le développement du type de l’Apollon futentravé par les mêmes causes qui entravèrent long-temps le développement du type de la Diane. Objetsd’un culte immémorial, l’un à Delphes, l’autre àÉphèse, et d’un culte qui s’adressait à une image plusou moins informe, mais à laquelle une main sacrilège