iv ni
l’art chrétien.
son école, était répudié comme incompatible avec legenre de succès qu’on voulait obtenir.
L’idéal de la Vénus fut sujet à des variations nonmoins capricieuses que la passion dont il était à la foisla glorification et l’emblème. Après avoir été d abordla Vénus céleste et vêtue, puis la Vénus à demi-nuede Milo, cet idéal alla toujours en dégénérant depuisPraxitèle et finit par devenir la Vénus baigneuse etquelque chose de pis encore. Ce n’est plus seulementla décadence, c’est la prostitution de l’art qu’on aurait àsignaler dans cette longue et triste période qui précédala conquête romaine.
Il y a cependant une exception à faire, au point devue qui nous occupe, je veux dire au point de vue del’idéal, en faveur du fameux Lysippe, le sculpteur fa-vori d’Alexandre le Grand ; non pas à cause des inspi-rations dont ce royal patronage fut pour lui la source,mais pour avoir été le créateur d’une espèce d’idéalhéroïque dans la personne d’Hercule, dont les aven-tures avaient été jusqu’alors plus souvent exploitéespar la peinture que par la sculpture. Entre tous lespersonnages de l’antique mythologie, c’est celui quiprésente le caractère le plus riche en contrastes, je di-rais volontiers le plus chevaleresque (1). Mais indé-pendamment de ce genre d’attrait, il y avait, dans lemythe lui-même tel qu’il avait été transmis par Hé-
(1) C’est ce que les Grecs ont admirablement exprimé par cesdeux mots : nowiao-raTo; xai aotaTCç,