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1 (1861)
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XVI
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XVI

lart chrétien.

tant à développer chez les Grecs la passion des nuditésvoluptueuses. Non-seulement les copies sen multi-plièrent à linfini, mais elle devint lobjet dune espècede culte qui alla quelquefois jusquà la démence, et cequon racontait de la frénésie des pèlerins, loin dexci-ter le dégoût, ne fit que redoubler lenthousiasme, etle perpétuer dans les générations suivantes ; car on re-trouve ce type dans les écoles deux et trois sièclesaprès son invention, et même postérieurement à laconquête romaine, et cest par suite de toutes ces re-productions et imitations successives, que nous pos-sédons un si grand nombre dexemplaires de ce pré-tendu chef-dœuvre (1).

On comprend que du moment la Minerve cessadêtre lidéal favori de lart grec, lAmazone qui en étaitune dérivation, devait partager cette disgrâce et faireplace à une nouvelle espèce dhéroïnes qui fussentplus en harmonie avec lidéal de la Vénus. Ce fut Sco-pas qui eut le mérite de résoudre ce problème, enexploitant plus largement et plus voluptueusementquon ne lavait fait avant lui, le cycle de Bacchus, eten lui empruntant comme sujet de bas-reliefs pour lesmonuments publics et même pour les tombeaux, lesMénades et les Bacchantes quon représentait courantéchevelées sur les montagnes, et décrivant, avec leursmembres souples et légèrement vêtus, des courbes

(1) Je me contente de citer les trois exemplaires du Vatican et ce-lui de la Glyptothèquo de Munich.