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ris- & 4. Louife-Françoife , mariée t°. le cinquième Novembre1675, à Gilbert de .Langhac, Marquis de Coiigny en Auvergne,mort d’une maladie maligne, dont il fut attaqué dans le temsdu fiége de Condé,l’année fuivante: 2°. à Henri François de laRivière connu par fes emplois, & par fa vie retirée & édifian-te ; du fécond lit il eut 3. Ame-Nicolas qui fuit ; 4. Micbel-XoMt-de Rabutin, Grand-Vicaire d’Arles, puis Doyen de Ta-rafcon, nommé Evêque de Luçon le 17 Oftobre 1723, reçuen 1732 à l’Académie Françoife, à la place de M. Houdart dela Mothe ; & 5- Louife-Françoife-Eléonore, fécondé femme deLouis de Madaillan de l’Efparre, Marquis de Mcntataire.
Ame-Nicolas de Rabutin, Comte de BuiTy , né le 26Mars 1656, ci-devant Meftre-de-Camp de Cavaleiie, a épou-fé une héritière de Bourgogne de la Maifon de Senevoy.
RABUTIN (Améde) Chevalier, Seigneur d’Epiry, deBalorre, &c. Baillif de Charolois, fut un des plus accomplisGentilshommes de fon tems. Il aimoit l’honneur & la vertu,& fe diftinguoit par fon courage & par fa générofité. C’eft delui dont parle fi avantageufement Olivier de la Marche dans fesMémoires, où il dit qu’il fe fignala par fes faits d’armes dansles tournois & à la guerre. 11 rendit de grands lervices auxDucs de Bourgogne,& fut tué â l’aflaut de Beauvais l’an 1472.Philippe de Comines parle ainfi de lui, Là fut étouffé MonJ'ei-gneur d Epiry , un vieil Chevalier de Bourgogne, qui fut le plus hom-me de bien qui y mourut. Obfervez qu’homme de bien en cetendroit, ne fignifie autre chofe qu’un homme diftingué par faJiaiflance, ou par fon rang.
RABUTIN (François de) qui ne prend point d’autrequalité que de Gentilhomme de la Compagnie du Duc de Ne-Vers, vivoit dans le XVI fiécle en 1569, & écrivit des Mé-moires fous le titre de Commentaires des guerres de la Gau-le-Belgique, entre le Roi Henri II, & l’Empereur Charles-Quint, depuis l’an 1551, jufqu’à l’an 1554. Il a fait aufli quel-ques autres Ouvrages. Son flyle eft fimple, mais allez purpour le tems. * La Croix-du-Maine & du Verdier Vauprivas,Biblioth. Françoife, p. 409.
RABUTIN (Roger de) Comte de Buflÿ,Meftre-de-Campde la Cavalerie Légère de France, Lieutenant-Général des Ar-mées du Roi, & fon Lieutenant en Nivernois, fe fit connoî-tre dans le XVII fiécle par fa valeur, mais encore plus parfes Ecrits, qui firent grand bruit dans le monde. Il naquit àEpiry dans le Nivernois le troifiéme d’Avril 1618, & fervitdès l’an 1634, au fiége de la Mothe en Lorraine, en qualitéde premier Capitaine dans le Régiment d’infanterie de Léonorde Rabutin fon père; fe trouva en 1636,à la défaite d’un par-ti des ennemis commandé par Colorédo, Officier-Général del’Empereur, & fut chargé de conduire un Convoi dans Moyen-vie, ce qu’il exécuta : après quoi il fervit dans l’Armée duPrince de Condé au fiége de Dole, & repaffa en Flandre oùil fe trouva au fiége de Roye & de Corbie, commandant leRégiment de fon père, de même qu’aux prifes de Landrecy& de la Capelle l’année fuivante; & en 1638, il fut pourvu enChef de ce Régiment fur la démiffion de fon père. En 1639,il fervit au fiége de Thionville, où fon Régiment fut entière-ment défait, & l’année fuivante il fut du corps des troupes,qui fous les ordres de M. du Hallier,depuis Maréchal de l’Hô-pital, conduifirent un Convoi à l’Armée du Roi devant Arras.Peu de tems après cette aétion, fon Régiment ayant fait lefaux- faunage, quoiqu’il ne fût pas alors à la tête, on ne laiflapas de l’en rendre refponfable, & il fut retenu prifonnier à laBaftille pendant cinq mois, par la haine, dit-il, qu’avoit con-tre fon père M. des Noyers,Sécretaire d’Etat. Cela lui fauvapeut-être la vie, puifque fon Régiment, à la tête duquel il fe•feroit infalliblement trouvé, fut entièrement défait à la batail-le de Sedan. Chagrin de cette prifon, il quitta le fervice en1641; mais il le reprit en 1644, & acheta la charge de Capi-taine-Lieutenant des Chevaux Légers de Condé, & fut pour-vu l’année fuivante de celle de Lieutenant Général du Niver-nois , qui venoit de vaquer par la mort de fon père. Il fit cet-année-là la Campagne d'Allemagne; mais une maladie l’empê-cha de fe trouver à la bataille de Nordlingue. En 1646, il futfait Confeiller d’Etat, & prit place au Confeil; après quoi ilpafla en Flandre avec fa Compagnie; s’y trouva aux prifes deCourtray, de Bergues-Saint-Vinox, deMardick, où il eutdeux chevaux tuez fous lui dans une aétion vigoureufe, & auxfiéges de Fûmes & de Dunkerque. Sa Campagne de 1647 futen Catalogne, & celle de 1648 en Flandre, d’où il fut dépê-ché en Cour pour apporter la capitulation d’ipres, ce quil’empêcha de fe trouver à la bataille de Lens. Etant deve-nu veuf cette année-là, l’amour lui fit enlever Madame deMiramion; mais cela ne lui réuffit pas. 11 fit la Campagne de1649, fous le Comte de Harcourt; mais le fameux Prince deCondé ayant été arrêté en 1650, il s’alla jetter dans Mon-rond, pour y tenir bon pour lui. Cela n’empêcha pas cePrince de l’obliger à vendre fa Compagnie de Chevaux-le-gers au Comte de Guitaut, dequoi Buflÿ fut fi outré, qu’aprèsavoir donné fa démiffion, il fe départit entièrement de fesintérêts, & redevint fidèle au parti de la Cour. Cela lui fitdonner le Brevet de Maréchal de Camp en 1651 , & pen-dant les guerres de Berry, il fervit utilement dans la Provincede Nivernois, dont il étoit Lieutenant, d’où il envoya aumois d’Avril, à l’Armée du Roi 52000 rations de pain, dontles villes de Ne vers & de la Charité lui firent préfent; ren-voya au Cardinal Mazarin l’argent qu’il lui avoit fait toucher,40000 rations qu’il lui demandoit, & lui fit tenir peu après 1200moufqucts pour l’Infanterie de fa Majefté. Zélé pour les in-térêts de ce Miniftre, il le fut trouver à Bouillon, puis à Rhe-thel pour le ramener en France; fervit fous lui aux fiéges deChàteau-Porcien & de Vervins en 1653, & revint avec lui à
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Paris. Là il acheta la charge de Meftre-de-Camp de fa Cava-lerie Légère, dont il fut exercer les fondions en Catalogne,où il reçut le Brevet de Lieutenant-Général en 1654. Le Ducde Joyeufe, Colonel Général de la Cavalerie Légère, ayantété tué cette année-là à l’attaque des lignes d’Arras, le Roidonna cette charge au Maréchal de Turenne , à conditionpourtant que pendant la guerre il n’en feroit point les fon-dions, ni n’en prendroit point le titre, à caufe qu’il étoit dela Religion Réformée. Ainfi le Comte de Buflÿ exerça jufqu’àla paix de 1659, les deux charges de Colonel &de Meftre-de-CainpIGénéral. En 1655 , il fe trouva aux fiéges de Landrecy,de Condé & de S. Guilain, ainfi qu’à celui de Valenciennes l’an-née fuivante. Il y fut chargé de faire la retraite après que l’Ar-mée du Roi eut été battue, ce qu’il exécuta avec quinze efca-drons, & fervit utilement après cela fous le Maréchal de Tu-renne, qui ramafla les débris de l’Armée, avec lefquels on fit,après bien des marches & contremarches , le fiége de la Ca-pelle, qui fut prife l’an 1657. H fervit encore fous le mêmeMaréchal, aufli bien qu’en 1658, au fiége de Dunkerque & àla bataille des Dunes, où il fe mit à la tête du Régiment duRoi pour combattre. Après la reddition de la place, il allainveitir Bergues-faint Vinox qui fut pris ; puis il fe préfentadevant Dixmude, qui fe rendit à lui le quatrième Juillet. Lapromotion des Chevaliers du S. Efprit qui fe fit en 1661, oùle Comte de Buflÿ ne fut point compris, quoiqu’il eût faittoutes les démarches néceflaires pour avoir cet honneur, lechagrina beaucoup. 11 ne laifla pas, en 1663, d’aller faire facharge au fiége de Marfal, & d’être nommé en 1664, pour laguerre que l’on prétendoit faire au Pape. La même année leRoi lui marqua être fort mécontent de lui, pour avoir faitdes plaifanteries de gens que fa Majefté aimoit, & lui refufade lui rétablir fa penfion de Meftre-de Camp Général, qui a-voit été fupprimée à la paix. Il tâcha de fe jurtifier : fa Maje-fté parut fatisfaite de fes raifons ; mais la penfion qu’il rede-mandoit ne lui fut pas accordée. En Janvier 1665, il fut reçuà l’Académie Françoife à la place de M. d’Ablancourt; maisau mois d’Avril une Hilloire manuferite contenant les amoursgénéralement connues (c’eft ainfi qu’il en parle lui-même) dedeux Dames, laquelle couroit dans le monde fous fon nom, futportée au Roi,qui en fut irrité. M. de Buflÿ dit qu’il avoit écritcette Hiftoire pour s’amufer,& pour en divertir quelques-unesde fes amies, dont l’une, à qui il avoit prêté fon Manufcrit,le fit copier ; & comme il fe plaignit d’elle un peu rudement,cela obligea, dit-il, cette Dame de rendre cette Hiftoire pu-blique, après y avoir gâté les portraits des gens confidérableSdont il parloit,pour lui en faire des ennemis;c’eft ce que l’onnomme l 'Hifoire Amoureufe des Gaules. Le Roi, ajoûte-t-il; futperfuadé de cet aflaflinat, lorfqu’il lui mit entre les mains l’O-riginal de ce Manufcrit relié, & tout écrit de fa main, & celadès le lendemain qu’il eut appris qu’on en avoit donné à faMajefté une copie changée en beaucoup d’endroits. Cepen-dant le Roi, pour fatisfaire les perfonnes offenfées,le fit con-duire à la Baftille le 17 Avril 1665, fa Majefté ayant dit aitDuc de Saint-Aignan, ami de l’Auteur, qu’elle ne l’avoit faitarrêter que parce que ce Manufcrit lui avoit fait tant d’enne-mis, que fans cette précaution, il couroit rifque d’être aflafli-né. Le 12 Novembre 1665, il écrivit de la Baftille à ce Ducune Lettre pour fe juftifier;, dans laquelle il dit qu’il y a cinqans que ne fachant à quoi fe divertir à la Campagne où il était , il Jemit à écrire une Hiftoire ou plutôt un Roman Jutyrique , dans le deffeinfoui d’en divertir fes amis, & de s'attirer de leur part quelques louan-ges de bien écrire : que comme les véritables événement ne Jont jamais af-fez extraordinaires pour divertir beaucoup , il eut recours à l’invention ,& que fans avoir le moindre fcrupule de l’offenfe qu’il faijoit aux ir.téref-fez, parce qu'il ne faifoit quaji cela que pour lui, il éciivit mille chofeSqu’il n’avait jamais oui dire; il fit des gens heureux qui n'étaient pasfeulement écoutez, & d’autres mêmes qui n'avaient jamais Jongé del’être; & que parce qu’il aurait été ridicule de eboiftr deux femmes Jdnsnaijfance cf fans mérite, pour les principales Héroïnes de fon Roman,il en prit deux, auxquelles nulles bonnes qualitez ne manquaient , & quimême en avoient tant , que l’envie pouvait aider â rendre croyable toutle mal qu’il en pouvoit inventer. Il auroit pu ajoûter qii’une desavantures qui frappent le plus dans fon Roman , étoit Unepure Traduébion d’un endroit de Pétrone même, jufqu’à uneLettre qu’il attribue à une de ces Dames, & l’on doit être fur-pris qu’il ne l’ait point avoué ingénûment pour fa juttifieation;mais peut-être fa vanité l’empêcha-t-elle de fe confefler cou-pable d’être plagiaire. Il raconte enfuite ce que nous avonsdit ci-defliis fur la manière dont cette Hiftoire avoit couru cinqans après par l’imprudence d’une de fes amies, & toute défi-gurée par la malice, dit-il, de cette Dame, qui avoit fait fal-fifier ce Roman, en y ajoûtant ou retranchant ce qu’il lui plut,pour fe venger par-là des emportemens qu’il avoit eus Contréelle pour fon infidélité, en lui attirant la haine de la plupartde ceux dont il parloit. Il ajoûte même que cette Daine, noiicontente d’avoir empoifonné cette Hiftoire en beaucoup d’en-droits , en compofa d’autres tout entiers fur mille particu-laritez qu’elle avoit fues de lui dans le tems qu’ils étoient amis,& qu’elle affaifonna de tout le venin dont elle fe put avifer: Ilpourfuit en priant le Duc de S. Aignan de fe reflouvenir de lamanière dont il le pria de donner l’Original de cette Hiftoire adRoi, que fa Majefté trouva bien différent de la copie. Il ajoû-te que depuis fa détention à la Baftille, fes ennemis ayant ditau Roi qu'il avoit éctit contre lui, fa Majefté l’envoya inter-roger par le Lieutenant-Criminel Tardieu, devant lequel ilne refufa pas de répondre fans vouloir faire la moindre prote-ftation; qu’il avoit reconnu fon Original devant ce Magiftrat*& que fur la queftion qu’il lui avoit faite s’il n’avoit rien écritcontre le Roi,il lui avoit répondu que non j& qa’il ù’ÿ àvole