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7 (1740) Lettres P - SEG
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Q U E.

une des meilleures du Levant. *Davity, Royaume clOrmus. Th.Corneille, Diction. Géogr.

* QUEIXOME ou QUESMO petite ifle d’Afie,dans le Golfe Perfique. Elle s’étend en longneur del’eft àl’oueft,& n'a pas beaucoup de largeur. Elle eft à l’oueft de l’Ifle d’Or-mus dont elle n’eft pas fort éloignée. * M. Deliile, Carte del'Empire des Turcs, de l'Arabie & de la Perfe. Carte de l'Empiredes Perfes.

QUELEEN (François) Religieux de l’Ordre des Char-treux, acompofé quelques Traitez, & eft Auteur d'un Ouvra-ge intitulé la Defcription de la Mort. * Pollèvin en fait mention,in Appar. Sacro ; & Petreïus, Bibliotb. Cartbuf. p. 95.

QUELERNE, ifle. Voyez Q U I L E R M E.

nUELHAT. Voyez C A L H A T.

(lUELLENEC (Charles de) Baron du Pont en Breta-gne, prit le nom de Soubife, lorsqu’en 1568 , il époufa Cathe-rine de Parthenay, fille unique de Jean de Parthenay, Seigneurde Soubife, & fut en fon teins un des plus zélez de la Reli-gion Reformée. Il fut du nombre de ceux qui furent maffacrezle jour de la faintBarthélemi. ✓Sa femme, ou plutôt la mère defa femme, lui avoit intenté un procès de féparation pour cau-fe d’impuifiance. C’eft elle qui époufa depuis René II, de Ro-han, & qui montra fon zélé pour le Calvinifme au fiége de laRochelle. Voyez SOUBISE. *De Thou, Hijl. Ulric Hubcrt, Hijl. Civile, tome 2. Varillas. Bayle, Dittion. Crit. edit. de1702.

Q U E L P A R T S , ifle de l’Océan Oriental. Elle efl: à dou-ze lieues de la pointe de la Corée vers le midi. Son circuit eftde quinze lieues; fa ville capitale Moggan ou Mocxo ; & fonMaître le Roi de Corée. * Maty , Dittion. Géogr.

QUE’LUS, branche de la Maifon de Lévi. Voyez L E-VI.

* QUENDI ou CHENDI FER E NT Z ou F E-R E N T Y (François) fut intime ami du Cardinal George Mar-tinufius, Primat & Régent du Royaume de Hongrie, affafïinépar les ordres du Marquis Caftaldo , Lieutenant-Général du mê-me Royaume, de la part de Ferdinand, Roi des Romains. LesHeiduques , réfolus de venger la mort de ce Cardinal, s’affemblé-rent fous le commandement de Paul Banco leur Capitaine, dansl’efpérance que Quendi fe joindroit à eux. Mais Quendi ayantété arrêté par Caftaldo , par lequel il fe Jaiiïa gagner, Bancocongédia fes Heiduques, jufqu’à ce qu’il trouvât une occafionplus favorable pour venger la mort du Cardinal. Quendi renditde grands fervices à Caftaldo, & l’aid3 à affermir en Hongriel’autorité du Roi Ferdinand; mais en 1552 il fe joignit à Pétro-witz pour traverfer Caftaldo & le chaiïer, s’il étoit pofBble , dela Tranffylvanie. Ils firent quelques tentatives inutiles, pouren venir à bout, & Caftaldo fut les éluder. Quendi confervatoujours beaucoup de crédit, & l'IIiftoire en parle comme d’unhomme très politique , brave , & de bon confeil dans les occa-sions importantes. Voyez le Supplément de Paris 1736.

Q U E’ N E. ( Du ) Voyez Q U E S N E.

Q U E’ N E, rivière. Voyez QU Fl N N E.

QU FIN EL. Voyez QUESNEL.

Q U E N N E ou Q U E S N E , petite rivière de Francedans le Nivernois, prend fa fource dans Ievoifinage de Saint-Sauge, coule du nord nord-oueft au fud-fud-eft, &ferend dansl’Airon un peu au deflous de Cercy-ia-Tour.

Q U E N N E M A R S. Voyez K E N N F. M A R S.

QUENOCQUE. Voyez K N O C Q U E.

QUENSTEDT (Jean-André) Allemand , natif de Qued-linbourg, ville de la Haute Saxe, vivoit dans le XVII fiécle ,& compofa un Traité en forme de Dialogue , du païs, des dif-férens endroits, & du tems de la naiffance des Hommes de Let-tres , qui ont vécu depuis le commencement du monde jufqu’enl’an 1600. On voit par fon livre qu’il n’étoit pas fort favant dansla Géographie; car il a fait dans cet Ouvrage de groffes fautes,& en affez grand nombre. II publia en 168s, un Syftême delàThéologie de ceux qui fuivent la Confefflon d’Ausbourg, enquatre volumes, in folio. On remarque dans ce dernier Ouvra-ge un zélé extrême pour le Luthéranifme, & une grande ani-mofité contre les Catholiques, jufqu'à rapporter dépurés badi-neriés pour marquer fa paillon. Il eft mort le 22 mai 1688, âgéde 71 ans. * Le Père Labbe , Bibliotb. Baillet, Jugemens desfavans &c., tome 2. partie 1. p. 23. n. 66. edit. d’Amfterdam1725.

Q U E N T A L (Barthélemi du) Inftituteur de la Congréga-tion de l’Oratoire en Portugal , étoit né l’an 1626, dans une desIfles Açores. Après avoir pris les degrez à-Evora, il prêchaavec autant de fuccès que de zélé; & le Roi D. Jean IV, l’ayantfait ConfelTeur defa maifon, il commença dans la chapelle roya-le les exercices de l’oraifon mentale, avec quelques autres Prê-tres , avec qui il fonda quatorze ans après, favoir en 1668, lanouvelle Congrégation, qui fit de grands progrès de fon vivant.Le Roi D. Pierre il ne put lui perfuader d’être fon ConfelTeur,ni d’accepter l’Evêché de Lamégo ; mais il voulut bien être Dé-puté de la Junte des Millions. On a de lui plufleurs volumesde Méditations fur lesMyfteres, & des Sermons écrits en Portu-gais. 11 termina une vie pieufe par une fainte mort le 20 Dé-cembre 1698, âgé de 72 ans. * Mémoires de Portugal.

QUE N TEL (Pierre) Imprimeur, s’eft rendu célèbre dansla ville de Cologne fur la fin du XVI fiécle. Ce qui l’a le plusmis en vogue, c’eft l’édition qu’il a faite de tous les Ouvragesde Denys le Chartreux , qui ne font pas en petit nombre.* Baillet, Jugemens des Savons, &c. tome 1. partiez, p. 62. n. 38.édit. d'Amuerdam 1725. •

QUENTIN (faint) Martyr en Vermandois dans le troi-fiéme fiécle, étoit, fi l’on en croit fes Actes, Romain , & filsdu Sénateur Sénon. On prétend qu’il fut envoyé dans les Gau-

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i les avec faint Lucien & quelques autres, qu'il pénétra Jtifqu’à laj ville d’Amiens , qu’il y prêcha l’Evangile, & qu’il y fouffritle1 martyre fous les Empereurs Dioclétien & Maximien Hercule,j par les ordres de Riccius Varus , Préfet du Prétoire dans les Gau-j les, qui le fit arrêter, amener devant lui, & tourmenter cruel-! lement à diverfes fois ; qu'enfuite il fut conduit d’Amiens à Au-; gufte, capitale de Vermandois; & qu’ayant perfifté généreufe-j ment dans la confefïion de Jefus Chrift, il fut percé de brochesj & de doux , & qu’il eut la tête tranchée le 31 d’oétobre de l’anj 287. On tient que fon corps fut jetté dans la Somme; qu’ilfut reporté là la ville d’Augufte , & enterré fur une montagneproche du lieu où il avoit été trouvé ; que dans la fuite il fefit plufieurs miracles en cet endroit; que faint Eloi, Evêquede Noyon & de Vermandois, découvrit le corps de ce Sainten 641 & le plaça dans l’églife derrière l’autel ; qu’il fut depuistransféré dans la grande églife de Saint Quentin l’an'825, d’oùil fut porté à la ville de Laon l’an 881 & rapporté l’an 885 &893. Depuis ce tems-là la ville a pris le nom de S. Quentin.

* Grégoire de Tours de Glor. Martyr, cap. 73. Vit a Eligii perAudoënum. Le Cointe , Annal. Franc. Aimerai, Hijioria Au-gujlce Peromanduorum. Tillemont, tome 5. Baillet, Vies des Saints,31 novembre.

Q U E N T 1 N (Saint) ville. Voyez SAIN T-Q U E N TI N.

* QUE'RAS ( Mathurin ) Doéleur de la Maifon & Socié-té de Sorbonne, né à Sens ou dans le diocéfe, le premierd’août 1614, d’une famille pauvre & de bafie extraftion, fc di-ftingua par fon mérite, de forte que Louis Henri de Gondrin,Archevêque de Sens le mit à la tête de fon Séminaire, lui don-na le gouvernement de plufieurs monaftéres de filles, ô{ le fitun de fes Grands Vicaires. Le plus connu de fes Ecrits, 8cqui eft devenu fort rare , porte ce tître, Eclaircijfement de cet-te célébré [ÿ importante Qtiejlion , fi le Concile de Trente a décidé oudéclaré que l’attrition conçue par la feule crainte des peines de l’En-fer , J'ans aucun amour de Dieu , Joit une dfpofition fuffifante pourrecevoir la rèmiffwn des péchez çÿ la grâce de la jujiification au Sa-crement de Pénitence. Il édifia par fon exemple 8c inftruifit parfes livres, par fes confeils & par fes exhortations. Il fut exclusde la Sorbonne , pour avoir refufé de figner le Formulaire. Ilpafla les 35 dernières années de fa vie dans la douleur, & l’onattribue cet étatd infirmité aux jeûnes fréquens & rigoureux qu’ilajoûtoit à ceux qui font ordonnez parl’Eglife. 11 mourut le neu-vième avril 169s > âgé de 80 ans, huit mois& neuf jours. * Voyezle Supplément de Paris 1736.

Q U FI' R A S Q U E. Voyez Q U I E' R A S.

QU ER Cl ou QUERCY, province de France, entrele Périgord, le Rouergue , l’Auvergne, le Languedoc & le Li-mofin, étoit le féjour des Cadurci de Céfar, qui fournirent juf-qu’à douze mille hommes dans la Ligue des Gaulois contre lesRomains. Cahors en eft la ville capitale. Les autres font Mon-tauban, Moififac, Lauzerte, Gourdon, Martel, Figeac, Souil-lac , Négrepelilfe , &c. LesHabitans divifent leur païs en Haut& Bas Querci ; & marquent le Haut Querci par le nom deCaufle, qui eft celui des vallées qu’on trouve le long du Lot.Ils appellent villes baffes celui qui fe trouve aux environs del’Aveirou. Le païs eft fertile en blez , en vins blancs, en pru-nes, en bétail, &c. On y trouve auflides tulipes finguliéres &de diverfes efpéces, qu’on ne voit pas ailleurs. Le Querci dé-pend du Parlement de Touloufe, & de la Généralité de Mon-tauban, qui a fous foi trois éleftions, Cahors, Montauban &Figeac. Ces trois villes ont aufli des Sièges royaux, de mêmeque Lauzerte , Figeac & Gourdon. Les Comtes de Touloufefurent aufli Comtes de Cahors, jufqu’à Raymond VAncien,qu’on dépouilla de fes biens pour avoir pris le parti des Al-bigeois. Guillaume de Cardillac, Evêque de Cahors, qui avoitfuivi Simon de Montfort, profita du Comté de Cahors, dont ilfit hommage au Roi. Enfuite le Querci fut uni à la Couronneau commencement du régne de Philippe le Hardi, comme étantde l’héritage des Comtes de Touloufe. En 1306, le Roi Phi-lippe le Bel tranfigea avec Raymond Pauchelli, Evêque de Ca-hors, tant pour le Domaine, que pour le droit de pariage, &lui permit de prendre le titre de Comte. * Guillaume desVaux-de-Cernay, Hijl. Albig. 0.55. & 57 - Haute-Serre ou Al-teferra, Hijl. Aquit. La Croix, de Epifc. Cadurc. Catel , Hijloi-re des Comtes de ToulouJ'e. Du Puy, Droits du Roi. Sainte-Mar-the, Gall. Chrijl.

QUE'RENGHI (Antoine) né à Padoueen 1546, fe ren-dit très habile dans les Sciences, & fut Sécretaire de quelquesCardinaux & du Sacré Collège, fous cinq Papes. Il fut pour-vu par le Pape Clément VIII, d’un ca'nonicat à Padoue, où ilvivoit converfant avec les Gens de Lettres; mais il fut rappelléà Rome par le Pape Paul V, qui le fit Cainérier fecret, Réfé-rendaire de l’une & de l’autre Signature, & Prélat ordinaire. IIeut les mêmes emplois fous Grégoire XV & fous Urbain VIII, Scmourut dans la même ville de Rome l’an 1633 , âgé de 87 ans.Le Roi Henri IV l’avoit voulu attirer en France; & le Duc deParme lui avoit fait des offres très-confidérables, pour l’engagerà venir chez lui travailler à l’FIiftoire d’Alexandre Farnéfe fonpère, Duc de Parme. Il a compofé divers Ouvrages en Latin Scen Italien, & en a aufli traduit du Grec; car les Langues lavan-tes Iuiétoientfamiliéres. Ses Poëfies Latines & Italiennes ont étéfouvent imprimées , & font fort eftimées, comme Hexametri car-minis libri fex ; Rapfodice variorum carminum, lihri quinque. * Voyezce qu’en dit Baillet, Jugemens des Savons , 6fc- tome 4. partie 2.p. 50. n. 1422- édit. d’Amfterdam 1725. Thomafini, in Elog. FI-,lujlr. Viror. partie 2. Ghilini, Tbeatr. d’Huom. Letter.

QUE’RENGHI (Flavius) neveu d’Antoine Quérenghi,dont nous venons de parler, excella dans la Philofophie Mora-i le, qu’il enfeigna publiquement avec beaucoup de réputation.Joan. Imperialis, in Mufteo Hiftor. nUFR