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de SégoVie, pliblià à Anvers l’an 1618 i plufieurs Ouvrages dePolitique & de Droit. * Konig, Bibliotb. Petits & Nova.
PALACIOS (Michel de.) Théologien de Grenade, florif-foit vers l’an 1584. On a de lui un Commentaire fur le ProphèteIfaïe, fur faint Jean, & fur l’Epître aux Hébreux; & un autreCommentaire fur les trois livres d’Ariftote de l'Ame . * Konig,Bibliotb. Petits êf Neva.
PALACIOS (Paul de) de Grenade frère de Michel , pu-blia l'an 1569, un Commentaire court, mais favant, fur S. Mat-thieu. Il mourut en 1582. * Konig, Bibliotb. Petits & Nova.
PALACIOS R U BI O S ou do RIVIERO. Cher-chez LOPEZj &c.
P AL ADIN, nom qu’on a donné dans les anciens Romansà certains Chevaliers fameux, qui alloient chercher des avantu-res. Il eft venu par corruption de Palatin ; & on a appellé Pala-dins, Roland, Renaud'& Olivier, qui étoient des Princes de laCour de Charlemagne, dont les Auteurs des vieux Romans ontdécrit les grandes proueffes. * Corneille, Diction, des Arts.PALÆONYDORE. Payez PALE'ONYDORE
(Jean)
PALÆSCEPSE, ville de la Troade. Strabon.h 13 » ditqu’elle étoit bâtie au deflùs de Cébréne, auprès de la plus hautepartie du Mont-Ida, & qu’elle avoit reçu ce nom, à caufe qu’onla pouvoit voir de loin, qu’elle fut depuis transférée 40 ftadesplus bas, & que la nouvelle ville fut appellée feulement Scepjis.Palæfcepfis eft maintenant nommée Elmacbini. * Lubin, TablesGèograpbiques fur les Pies de Plutarque.
PALAFOX & MENDOSA (Jean de) Evêque deLos Angeles dans l’Amérique feptentrionale, puis d’Ofma dans laCaflille Vieille, étoit fils de Jaqques de Palafox, Marquis d’Ari-za, dans le Royaume d’Aragon , où il naquit l’an 1600. Aprèsavoir appris les Sciences humaines & le Droit dans l’Univerfitéde Salamanque, il futchoifipar Philippe IV, pour être du Con-feil de guerre, puis de celui des Indes. Mais l’amour de fon fa-lut lui fit embraffer l’Etat Eccléfiallique ; enfuite dequoi le RoiPhilippe IV le nomma à l’Evêché de Los Angeles en Amériquedans la Nouvelle Efpagne, le troifiéme oétobre 1639. Il remplitparfaitement les devoirs d’un faint Prélat, & ne put fe mettre àcouvert des perfécutions de quelques Réguliers qui lui firent desaffaires, parce qu’il foutenoit vivement les droits de l’épifeopat.Il fut auffi Gouverneur de la Nouvelle Efpagne pendant l’ablen-ce de Diégo Pachéco, Duc d’Efcalona, & vint rendre comptede fa conduite au Roi, qui l’obligea d’accepter l’Evêché d’Of-ma, le 24 de novembre 1653. Ce Prélat continua de vivre avecla même régularité , fans interrompre fes faints exercices, &mourut en odeur de fainteté le 30 leptembre 1659, âgé de 59ans. Il a compofé divers Ouvrages en Efpagnol, comme, l’Hi-ftoire du fiége & du fecours de ï ontarabie l’an 1638; DifcurfosEfpirituales ; Parotide dejeos; Pajlor de noebe buena ; Cartas P amora-les ; Hijloria Real ; Anno Efpiritual ; Cartas de S. Terefa, connotas ;Memorial por la Dignidad Obifpal ; Pida interior de un peccador ar-repentùlo , imprimé l’an 1686, &qui eft fa propre Vie ; PremièreLettre au Pape, en date du 25 de mai 1647 ; Seconde Lettre aumême, en date du huitième janvier 1649; Réponfeàun Mémo-rial préfenté contre lui, au Roi d’Efpagne, par les Jéfuites en1642; Hiftoirede la Conquête de la Chine par les Tartares, tra-duite en François par M. Collé. * Bibliothèque des Ecrivains d'E-fpagne de Nicolas Antonio. La Pie de Palafox, compofée en Efpa-gnol par Antoine Rofende, & imprimée en François en 1690; &la Pie du même , écrite en François par un Jéfuite & imprimée en1688.
*P ALAFUGELL, petite ville d’Efpagne dans la Catalo-gne au nord de Palamos, dont elle eft éloignée de deux lieues.C’eft aufli le nom d’un Cap, qu’elle a à l’eft fur la côte de laMer Méditerranée.
PALAGONIA. Voyez P A L I C O N I A.
P A L AI S, Evêque de Xaintes. Cherchez P A L L A D E.PALAIS. On appelle ainfi les maifons des Rois, des Prin-ces & des Grands. Ce nom vient du Latin Palatium, qui futdonné à la maifon de l’Empereur Augufte, qui fe logea le pre-mier fur le Mont-Palatin à Rome. Ce Palais, qui étoit aupara-vant la maifon de l’Orateur Hortenfius, fut aggrandi & embellipar Tibère, par Caligula, par Alexandre fils de Mammée, & pard’autres Empereurs; mais il fut négligé, & tomba en ruine fousle régne de Valentinien III, dans le cinquième fiécle. * Suéto-ne, in Augufto. Rofin, Antiq. Rom. I. I.
PALAMAS. Cherchez GRE'GOIRE PALAMAS.PALAMBUAN. Voyez BALAMBUAN.PALAME'DE, Palamedes, fils de Nauplius, Roidel’Illed’Eubée, étoit très-ingénieux, & découvrit la feinte d’UIyfle,qui contrefaifoit l’infenfé , pour ne pas aller à la guerre. Ulyfles’en vengea, dit-on, d’une manière indigne; car il fuppofa deslettres que Priam écrivoit à Palaméde de devant Troye, & danslefquellcs on marquoit que Palaméde avoit découvert & pris unefournie confidérable d’argent, qu’Ulyife avoit cachée exprèsdans fa tente. Palaméde fut cité dans un Confeil & accufé de cevol, dont les preuves parurent fuffifantes aux Grecs, qui le con-damnèrent & le lapidèrent. On lui attribue ordinairement l’in-vention des poids & des mefures, l’art de ranger un bataillon,
& de régler le cours de l’année par le cours du Soleil, & celuidu mois par le cours de la Lune. Il inventa aulli les jeux des é-chets & des dez, & quelques autres. Pline dit qu’il inventa en-core, durant le fiége de Troye, ces quatre lettres de l’AlphabetGrec, ©, E, 4 >, X. Philoftrate ne marque que ces trois, T, 4>,
X, & on ajoûte qu’Ulyfle fe moquant de Palaméde, lui difoitqu’il ne fe devoitpas vanter d’avoir inventé la lettre T, puisqueles grues la forment en volant. De là vient, fans doute, qu’ona nommé les grues, oifeaux de Palaméde , comme Martial, l.j 3. Epigr. 75.
Turbabis verfus, nec litera tota volabit,
Umm perdiderisJi Palamedis avem.
Euripide, cité par Laërce, le loue comme un Poète très-lavant, &Suidas allure que fes Poèmes ont été fupprimez par Agamem-non, ou même par Homère. Le même lui donne pour Dilcipleun Corinnus, qui écrivit, dit-il, l’Hiftoire du fiége de Troye envers. * Pline, FUJI. Nat. I. 7 .c. 72. Philoftrate, m Hero. Meur*fius, Gracia ludibunda. Jive de Ludis Grec. Daniel Souter, Pala-medes , five de Tabula luforia, de Aléa (f variis ludis.
PALAME'DE, ancien Grammairien, né à Elée, Auteurd’un Commentaire fur Pindare, où il donnoit l’Hiftoire de ceuxqui font nommez par ce Poète, dit Suidas, qui ajoute qu’il fitun Traité de la Comédie & de la Tragédie. L’Auteur du GrandEtymologique (in Apftzr.iuéAoq) lui donne la qualité d’Hiftorien;mais on ne dit point en quel tems il vécut.
PALAME'DE Si’E'VER S. Voyez S T E' V E R S.PALAMOS, ville maritime en Catalogne, à fept lieuesde Gironne, eft petite, mais forte, lituée au fond d’une baye,qui fait un bon port, où les vaifleaux font à l’abri de tous lesvents , à la referve de ceux du fud-oueft. Elle eft bâtie en partiedans la plaine, & en partie le long d’une colline fort roide, quiavance de tous côtez dans la mer, & dont les bords font fort éle-vez & fort droits. Les Efpagnols avoient mis cette place en étatde défenfe, avec une muraille revêtue de bonnes fortifications,& un chemin couvert bien paliflâdé : on avoit même détruit uncouvent de Religieux Auguftins, au deffus de la colline, à l’en-droit qui eft le plus avancé fur la mer, & on y avoit conftruit unecitadelle. Ces avantages n’empêchérent pas que le feptiémejuin1694, les François ne priflent cette ville d’alfaut. Le dixiémefuivant, Avellanéda, Gouverneur duFort, fe rendit prifonnier deguerre, avec 1400 hommes qui lui reftoient. Le Marquis deGaftanaga par terre, & l’Amiral Ruffel Anglois par mer, enle-vèrent le fiége aux approches du Duc de Vendôme en 1695. Ona depuis démoli cette place. La Baye de Palamos eft couvertedu côté de la mer, par une langue de terre , qui fait un promon-toire , appellé le Cap de Palafugell, du nom d’une petite ville oubourgade voifine. * Colménar, Delices de /’ EJpagne , tome 4. p.616 ü 617. Mémoires Hiftoriques.
* PALANCO (François) Efpagnol, Religieux de l’Ordredes Minimes, établis par S. François de Paule, fut Provincial defon Ordre en Efpagne, & enfuite Evêque de Xaca. 11 s’eft faitconnoître par plufieurs Ouvrages que l’on eftime, & il eft mortdans fon diocéfe au mois d’oétobre 1720, à l’âge de 63 ans. *Voyez le Supplément de Paris 173 6.
P A L A N K A. Voyez PALLANKA.
P A L A N Z A : c’eft un petit bourg, mais très-ancien, dansle Duché de Milan, fur le Lac Majeur, à quatre lieues d’Arona,vers le nord. * Maty, Diü. Géogr.
PALAPOLI, en Latin Palcepolis, anciennement Celende-ris, petite ville de la Natolie, fur la côte de la Caramanie, entreScalemure & Tarfe, a un Evêché fulFragant de Séleucie. * Ma-ty , Di cl. Géogr.
* PALAPRAT (Jean) Seigneur de Bigot, Ecuyer, Doyendes Capitouls de Touloufe, de l’Académie des Jeux Floraux dela même ville, Sécretaire des Commandemens de M. le Duc deVendôme Grand-Prieur de France, étoit né à Touloufe au moisde mai 1650. Le talent qui l’a diftingué eft celui de la Poëfie.II remporta plufieurs prix aux Jeux Floraux. A peine eut-il 25ans qu’on le créa Capitoul, & au mois de février 1684, il fut faitChef de Confiftoire. En 1686, il alla à Rome où il fit aflidûmentfa Cour à la Reine de Suède ; mais il 11e voulut pas s’établir àRome, & il vint à Paris où il a prefque toujours demeuré depuis.Dès les premières années de fon féjour dans cette ville, il travail-la pour le Théâtre. Le Recueil de fes pièces en contient huit,& huitDifcours fur divers fujets,le tout imprimé à Paris en 1711,On a encore de lui un petit Recueil de Poëlies diverfes, & huitComédies qu’il avoit faites en tout ou en partie, & qui n’ontpoint encore été imprimées. 11 eft mort à Paris le 23 d’oétobre1721, âgé do 72 ans. * Voyez le Supplément de Paris 173^.
P A L A S S Y (Bernard) Voyez P A L I S S Y.
P A L A T E A. Voyez P A L A T U A.
PALATIN (Mont-) C’eft une des fept montagnes de Ro-me, ainfi appellée, ou des Palantes qui vinrent s’y habituer avecEvandre, oudePalantia femme deLatinus, ou de Paies Déeilédes Bergers. Il y avoit fur ce Mont le Palais des Rois, d’oùvient qu’on appelle les Palais des Rois Palatia. Ce fut fur ceMont que Romulus fut nourri.
PALATIN, dans les vieux titres & Coutumes, eft un nomgénéral & commun, qu’on donnoit à tous ceux qui avoient quel-que Office ou charge au Palais d’un Prince ; & Comte Palatin é-toit un titre d’honneur qu’on acquéroit par le fervice qu’on luirendoit en quelque état ou charge de fon Palais. Matthieu ditqu’anciennement les Palatins étoient ceux qui avoient l’Intendan-ce du Palais & de la Cour du Prince. C’eft ce que les Grecs ap-pelloient Curopalatce, & les François Maires du Palais. En Alle-magne il n’eft refté que le Palatin du Rhin. Depuis on a donnéce nom à ceux qui étoient déléguez par le Prince pour tenir la Ju-ftice en quelque province. On a appellé aufli Comtes Palatins, desSeigneurs qui avoient un Palais où l’on rendoit la Juftice. Ainfiles Hiftoires font mention des Palatins de Champagne , qui n’ontceifé que lorsque la Champagne a été réunie à la Couronne. Ilsont été dès le commencement de la Monarchie, & fe font quali-fiez Palatins de France, & non de l’Empire, les autres nationsayant emprunté le nom de cette dignité des François. Il y a auflieu des Palatins de Béarn , comme on le voit dans Eroiflard. Maismaintenant ce mot de Palatin lignifie feulement un Prince de l’Al-lemagne, ou un Seigneur de Pologne qui a un Palatinat. Ce motC 2 vient