îoo H O R H O S.
>e, irrité de ce qu’il n’avoit pu gagner fes Gardes, pour fe pro-curer la mort, ne vouloit plus prendre d’alinkns, il ordonnaqu’on le fît mourir, & cet ordre barbare le rendit fi odieux auxGrands, qu’ils offrirent la couronne à Waranes, qui l’accepta.Parwiz fe retira à Conffantinople où l’Empereur Maurice l’ado-pta, & lui donna en mariage la Princeffe Marie, autrement Se-rine. Waranes régna quatre ans en Perfe. Après ce terme,Parwiz furvifit avec une armée formidable de Grecs, & vainquitWaranes qui fut obligé de fe réfugier chez les Tartares où ilfut einpoifonhé. * l'oyez, les Mémoires de l’Académie des InJ'cri-ftions & Belles Lettres, tome 7. p. 325 fuiv.
P. 193. col. 2. Avant H O R N E ou iiOORNE, mettezl’article qui füit.
•HORNE (Jean Van) d’Amfterdam, Profeffeur d’Anato-mie & de Chirurgie dans l’Jniverfité de Leyde, a été Difcipledu célébré Henri Regius, Profeffeur à Utrecht. 11 publia versl’an 1650 ou 1652, qu’il avoit trouvé le conduit du Chyle,dont on donne communément l’invention à M. Pecquet, & qued’autres attribuent à George Hornius, différent de Jean VanHome. 11 publia fur ce fujet un Traité qui a été imprimé àLeyde en 1651, in oüavo, fous ce titre, Novus duüus Cbylife-rus, nunc primum delineatus, dejcriptus, Eruditorum examiniexpojitus. Dès 1644, il avoit publié une lettre où il traite deAneurijmatèi Les autres Ouvrages de Jean Van Home font,MIKPOKOSMOS, c’eft à dire , le petit Monde, qui eft une courteIntroduction Latine à THiftoire du corps humain, & qu’il fit pourfes Diiciples ; MIKPOTEXNH , ou Méthode abbrégée de Chi-rurgie ; les Oeuvres de Médecine & de Chirurgie de Léonardllotallus avec des paragraphes, des Notes, des Correélions,2cc. ; une édition Gréque & Latine du Traité de Galien fur lesos, avec les Notes & Differtations de plufieurs Médecins & Phy-ficiens célébrés fur ce Traité; Prodromus Objérvationum circa par-tes génitales in utroque Jexu. Ce Traité a fait du bruit, & plu-lieurs Médecins ont attaqué les fentimens que l’Auteur y avan-ce fur cette matière. 11 répliqua, & tâcha de faire valoir cequ’il avoit avancé: il furvécut peu à cette difpute. Son der-nier Ouvrage contient des Obfervations Anatomiques & de Mé-decine fur plufieurs fujets. * Voyez le Supplément de Paris 1735.
P. 197. col. x. Avant HORNIUS (George) mettez 1 arti-cle qui fuit.
HORNIUS (Gafpard) né à Freyberg ou Fridberg, villede Mifnie, en 1583, étudia en Médecine à Wittennerg, & futfait Doéteur en Médecine à Bâle en 1616. Après quoi étantrevenu dans fa patrie, il exerça la Médecine à Orefde pen lantenviron fept ans, c’eft à dire, jufqu’en 1623, qu'il fut fait Phy-lîcien ordinaire à Platven, ville d’Allemagne. Il txerça la Méde-cine dans cette ville pendant dix ans avec un grand fuccès, & iln’en fortit que pour retourner 4 Fridberg où on l’avoit appellépour le faire Médecin ordinaire, il en exerça les fonftionspendant vint ans, & y mourut en 1(153 , âgé de 70 ans. I a pu-blié la Chymie de l’Arabe Géber avec un grand nombre de cor-reétions, & un abbrégé de l’Alchymie - Gebrique, â Leyde en1668, in douze.
NB. Le Supplément de Paris, dit l. 8- de cet article Pavienpour Plavoen.
P. 200. /. 3- après le mot mort, ajoûtez. On en avoit déjà im-primé quelques pièces dès Tan 1560.
r L. 33- après le mot Ariftote, ajoûtez. En 1672, on donna auPublic, les Mémoires du Chancelier de l’Hôpital, contenantplufieurs traitez de paix, appanages, mariages, reconnoiffan-ees, foi & hommage, &c. depuis Tan 1228, jufqu’en 1557
Michel Hurault, l- 5. au lieu de neveux, lij'ez petit lils.
L. 9. après le mot Orateur, ajoûtez. On lui attribue Le francvéritable Difcours qui parut en 1588.
P. 204. col. 2. Avant H O S T E R I A D E L O S A, met-tez ies deux articles qui fuivent.
• H O S TE (Nicolas L’) fameux dans THiftoire de France parfes trahifons, étoit fils d’un domeitique de Nicolas de Neufvil-le de Villeroi, & avoit été élevé dans la maifon de ce Seigneurqui Taiinoit beaucoup, & qui l’avoit même tenu fur les fonts debatême, & lui avoir donné fon nom. L’Hoffe parut d'abordcorrefpondre à ces faveurs, & il entra fort avant dans la con-fiance de fon Maître, Mais il en abufa, & le trahit lui & laFrance. Lorsqu'Antoine de Silly de Rochepot partit pour l’arn-baffade d'Efpagne, M. de Villeroi l’envoya avec lui pour ap-prendre la Langue du païs. Mais au lieu d’y demeurer fidèle àfa patrie, il fe vendit aux Efpagnols pour une penfion de 1200écus. De retour en France, comme fon Maître Temployoit fou-vent à écrire des lettres en chifres, le traître abufant de cetteconfiance, ne manquoit point de communiquer à TAmbaffadeurde Philippe, Roi d’Efpagne, tout ce qu’il y avoit de fecret. Satrahifon fut enfin découverte par un nommé Raffis, exilé d’E-fpagne qui étoit dans la confidence, & qui ayant deffein de mé-riter fa grâce, dévoila tout le myffére. C’étoit en 1604. L’Ho-lle ayant été averti que Ton devoit fe faifir de lui, difparut toutà coup, prit la route de Champagne, avec un Flamand, & futatteint à Faye dans l’endroit où Ton paffe la Marne, par ceuxque Ton envoya après lui. Comme la nuit étoit fort obfcure,& qu’il chsrchoit un gué pour gagner l’autre bord, il tombadans une foffe & s’y noya : c’étoit le 24 d’avril. On prétendque ce fut fon compagnon qui le noya par ordre de fes compli-ces, de peur qu’étant appliqué à la queftion, il ne les découvrît. Le corps fut tiré de l’eau & apporté à Paris, & aprèslui avoir fait fon procès, il fut tiré à quatre chevaux. Cethomme étoit Orléanois. Entre les Hifloriens de France qui par-lent de ce traître, M. de Thou eil un de ceux qui eft entrédans un plus grand détail. • Voyez le livre 132 de fon excel-cellente Hiftoire. Pierre de TEltoile, Grand Audiencier en laChancellerie de Paris, en parle aulü au long dans fon Journal
HOS. HOV. HOU. &c.
dû régne de Henri IV. L’Hofte n’avoit que 23 ans, lorsque foncorps fut fupplicié le famedi 15 de mai 1604 , félon que ledit Pierre de l’Etoile dans l’Ouvrage cité, fous Tannée 1604,tome 2.
* H O S T E (Paul) né à Pont-de- Vêle dans la Breffe, audiocéfe de Lyon, le 19 mai 1652, entra chez les Jéfuites en16*9, au mois de feptembre, & environ 20 ans après, fut Pro-feffeur Royal pour les Mathématiques à Toulon, où il eff mortle 23 février 1700, dans la 49 année de fon âge. On a de luiplufieurs Traitez de Mathématiques en trois volumes, in dou-ze, imprimez à Lyon; & un grand Ouvrage où il traite des E-volutions navales, & donne des régies utiles aux Officiers Géné-raux & particuliers des armées navales, qu’il confirme par desexemples. Cet Ouvrage, qui eff in folio imprimé à Lyon en1697, contient de plus la Théorie de la conjlruüion des vaijjéaux.11 le préfenta au feu Roi qui s’en fit expliquer plufieurs en-droits, & donnai l’Auteur une pention de iixcens livres, & centpiffoies pour fon voyage* * Le Clerc, Bibliothèque du Richeier.
P. 2c8- col. 2. i. dern. Effacez, H O VE (Pierre VandeiiVoyez H O W E N.
P. 20g. col. 1. Avant HOUGHTON, mettez l’article quifuit.
* H O VE N (Jean-Guillaume Van) Doéteur en Théologiedans T Uni verfité de Louvain, Chanoine de Téglife Collégiale d»faint Pierre dans la même ville, Profeffeur Royal de l’Ecriture-Sainte & de-la Langue Hébraïque, né en 1678, àMechles, en-tre Maftricht & Aix-la-Chapelle, fit fes études au Collège duLys où il eut le feptiéme rang en 1696. 11 paffa enfuite plu-fieurs années dans le Collège du Saint - Efprit où 11 fit fa Théo-logie, & fe lia avec M. Steyaërt. Les Mathématiques ayantbeaucoup d'attraits pour lui, il s’y livra avec ardeur, & ies enfei-gna en qualité de Profeffeur Royal à Louvain pendant 12 ans.Ferdinand-Ernelt, Comte du faint Empire, un des plus célé-brés Mathématiciens de fon tems, Thonora de fon eltime & defon amitié, parce que M. Van Hoven avoit fu réfoudfe plu-fieurs problèmes que ce Comte avoit propofez, & qu’aucun Pro-feffeur n’avoit pu expliquer. Enfuite il profeffa fucceffivementles Langues, l’Ecriture Sainte & la Théologie avec applaudif-fement. Il exerça les mêmes fonétions, & avec le même fuccèsdans le Collège du Pape Adrien VI, & tout cela avant mêmed’être arrivé au doétorat. 11 n’eut la dignité doétoraie qu’ta1721, & par une plus grande application àl’étude, & un plusgrand zélé pour l’inftruétion des autres, il s’efforça de mon-trer qu’il la méritoit. Il mourut à Louvain le 24 d’avril de Tan1723. * Mémoires du tems. Voyez auflî le Supplément de Paris 1735.
HOU LIE’RES, col. 2.1. 17. après le mot Louvois, ajou-tez. Elle fut reçue à l’Académie d’Arles en 1689.
Avant H O U L M E, mettez ce qui fuit.
HOU LL1ER. Voyez H O U L I E R.
H U A R T E (Jean) p. 2*4. col. 1. I. 4. après le mot Latin,ajoutez, & cette 1 raduétion a paru à Hall, en 1662, in odavofous le titre de Scrutinium bigeuiotum ’
L. 4 5- après le mot François, ajoûtez, par Ch. Vion de
Dalibray, fous ce titre Examen des efprit s pour les Sciences.
P. 219. col. 1.1. 54. après le mot quarto, ajoûtez, Francfort1732, in quarto, fixiéme édition, revue, corrigée St augmen-tée par l’Auteur, dont on voit le portrait à la tête.
L. 57- après le mot quarto; ajoûtez (il en a paru depuis uaquatrième livre)
L. 67. après le mot douze, ajoûtez, & 1729; (On y a jointdans cette dernière édition, les Poëlies de M. l’Abbé Fraeuierà celles de M. Huet) 6 *
L. 75- après le mot folio, ajoûtez, à la Haye, -1730, avec lalettre du Père Commire, & la itéponfe deM. Huet à ce Jéfuitefur le même fujet
HUGUES DE F L E U R Y, p. 222. col. 2. L 7. au lieude Henri, lij'ez Henri I.
P. 223. col. 1. 1. 26. après le mot Nagent, ajoûtez. On a en-core de ce Prélat fept livres de Dialogues ou de (Jueftions Théo-logiques ; un Eloge de la Mémoire en trois livres; une Expli-cation du Symbole & de TOraifon Dominicale.
HUGUES DE S. VICTOR, /. 40. au lieu de DaMont lij’ez du Mont - Saint Michel.
L. 57. après le mot termes, ajoûtez, de l’EcoleHULDRICH.p. 225. col. 1. au lieu de (N....) lifez(Jean-Jacques)
HUMBERT, cinquième Général, l. 8- au lieu de 1276lifez 1277. ’
HUMBERT, Cardinal, p. 226. col. 1. I. 2. après le mocTout, ajoûtez, & de Moyen - Moutier dans le même diocéfeH U N N I U S, p. 129. col. 1. (Ægidius, ajoûtez ou Gilles)HURAULT (Philippe) p. 230. col. 2. 1 . 3. au lieu de Gen-tilhomme Breton, lij'ez Seigneur de Cheverny en Sologne, Sé-cretaire du Roi & Général des FinancesH U T T E R U S (Léonard) /. 2. au lieu de 1562, lifez en jan-vier 1563
P. 234. al. 1. /. 10. au lieu de Tan, lifez le 23 feptembreP. 138. col. 1. Avant H Y D E (Henri) mettez l’article quifuit.
H YDE (Edouard) naquit Tan 1608, à Dunkton, dans JeComté de Wilt en Angleterre. Sa profonde capacité dans les ma-tières de Jurifprudence lui ayant procuré l’avantage d’être connaparticuliéremenr de Charles I, Roi d’Angleterre, ce Prince lefit Chancelier de l’Echiquier, & l’un de fes Confeillers Privez.Charles II, qu’il avoit fuivi dans fon exil, l’envoya eii Efpagneavec le titre d’Envoyé, & à fon retour i! lui donna les chargesde Sécretaire d’Etat & de Grand Chancelier. Lorsque ce Prin-ce fut remonté fur le thrône d’Angleterre, il le fit confécutive-ment Baron de Hinton, Vicomte de Cornbury, & Comte de
Cia-