B R Z. Ë U C. B U D.
P. 499. col. 1. Avant BRZESTYE, mettez ce qui fuit.
B R Z E S C 1 E. Voyez B R E S S 1 CI.
P. 502. col. 2. Avant BUCHAN-NESS, mettez ce quifuit.
BU C H A N, province d’Ecofle. Voyez B U Q U H A N.
P. 504. col. 1. Avant BUCKENHAM, mettez l'articlequi fuit.
* B UCKENFIORD, Golfe de Norvège dans la pro-vince de Stavanger, au nord de la ville de Stavanger. * Cartedes Couronnes du Nord, publiée à Amfterdam fous le nom de M.Delifle.
Col. 2. Avant B U D E, mettez l’article qui qui fuit.
BU DD EUS (Jean-François) naquit le 25 de juin r< 5 <? 7 , àAnclam, Ville de Poméranie, où fon père étoit Miniftre. Com-me on remarqua de bonne heure en lui des talens pour l’étude ,on l’y deftina fans balancer ; & il fît dès fon enfance des progrèsconfidérables. Avant que d’aller à l’Univerfîté il avoit par de-vers lui de fort bonnes Humanitez, la connoiflance des LanguesHébraïque, Chaldaïque & Syriaque, & la leéture du texte ori-ginal de l’Ecriture fainte réitérée pluiieurs fois. En 1685, ilalla à Wittenberg, où fes études Académiques fe firent avec unediligence & une exaélitude proportionnées à la rapidité de fesprogrès précédens. Il fut Difciple des plus habiles Profeffeursde Philofophie, de Belles Lettres, de Droit & de Théologie.Schurtzfleifch pour l’Hiftoire, Daffovius pour les Langues O-rientales, Zieglerpour le Droit Canon, furent entre autres dunombre de fes Maîtres. Il foutint fous le premier des Théfespubliques fur la Hongrie & la Tranfrylvanie; & d’autres fous M.Neuman , fur ceux qui ont paraphrafé le Nouveau Teftament envers Grecs. M. Buddeus n’avoit pas encore 20 ans accomplisqu’il fut jugé capable d’enfeigner les autres, & déclaré Maître-ès-Arts. Il publia à cette occafîon une Differtation fur les Sym-boles de TEuchariftie, & depuis, pluiieurs autres fur divers fu-jets. Son érudition le fit recevoir en 1639, Ajoint de la Facul-té de Philofophie, qualité qui lui donnoit une vocation plusmarquée à faire part de fes lumières à d’autres, & qui mit auffifon mérite dans un plus grand jour. Peu de tems après ceci, ilfe tranfporta à Iéna, ou il donna des leçons aux Etudians avecbeaucoup de fuccès, & où il fe fit aimer & eflimer des ProfefFeurs.En 1692, il fut appellé à Cobourg , où il y a un Collège Acadé-mique , en qualité de ProfeiTeur des Langues Gréqué & Latine.En 1693, lorsque l’Eleéleur de Brandebourg Frédéric, depuisRoi de PruiTe, fonda l’Univerfité de Halle, on jugea que M.Buddeus méritoit de remplir la place de ProfeiTeur de Morale &de Politique, & on lui en adreffala vocation, qu’il accepta. A-près qu’il en eut exercé les fondions près de douze ans avec unapplaudiflement général, il fut appellé à Iéna en 1705, en qua-lité de ProfeiTeur en Théologie. Le Roi de PruiTe vit avecpeine M. Buddeus fortir de fes Etats, & ordonna à l’Univerfitéde Halle de tâcher de le conferver; mais ce favant homme crutque la Chaire de Théologie de Iéna étoit ce qui lui convenoitle mieux. 11 y a en effet paffé le refte de fes jours, c’eft à dire,plus de 24 ans, fans que les importans emplois qu’on lui a of-ferts ayent pu l’engager à quitter cet établifiement. Les Ducs deSaxe de la branche Erneftine, aufquels appartient l’Univeffité deIéna, convaincus que M. Ëudieus en étoit un des principauxornemens, lui ont procuré tout l’agrément qu’il pouvoit fou-haiter, en lui donnant diverfes charges honorables & de confian-ce. En 1714, il fut fait Confeiller eccléfialtique du Duc deHildbourgshaufen : depuis on lui conféra Tinfpeélion des Etu-dians des païs de Gotha & d’Altenbourg; & il devint enfin Af-feffeur de l’alTemblée nommée Concilium arâius , deltinée au foin& au Gouvernement de l’Univerfité. Il fut aulli trois fois pro-Reéteur de l’Univerfité (les Ducs de Saxe s’en étant refervé leRe&orat) & il l’auroit même été une quatrième fois, s’il n’avoitpas refufé cette charge. On peut dire fans le flatter, qu’il a ex-trêmement contribué au grand concours d’Etudians qui peuplent,pourainfi dire, cette ville. Son auditoire étoit toujours rempli,fouvent même jufqu’à la foule; & l’empreffement, avec lequelon le fuivoit, étoit un jufte hommage dû à fon érudition, à facapacité, à fa piété & â fa vertu. Il étoit clair & méthodique:c’eft ce que prouve ce grand nombre d’Ouvrages qu’il a publiez.Ennemi du fatras fcholaftique, il n’en parloit qu’autant qu’il lefalloit pour faire entendre à fes Difciples certains termes qu’onne doit pas ignorer. Etablir le dogme, répondre fans aigreur,& avec précifion aux objeftions, narrer l’hiftoire des fentimensqu’il y a eu dans l’Eglife Chrétienne jufqu’à préfent fur chaquepoint de Doftrine, tirer enfin des Dogmes de la Théologie desufages de piété, c’étoit l’ordre qu’il fuivoit dans fes leçons. 11avoit fur tout une attention finguliére à ce dernier article. Ilétoit dans fon élément quand il en venoit aux conféquences deMorale & de pratique ; & il fournifToit à fes Difcipies dans fapropre conduite, d’excellens modèles de dévotion, de charitépour les pauvres, de régularité, & particuliérement de douceur& de patience. Il a témoigné qu’il favoit pratiquer ces vertuspar la manière dont il a foutenu les attaques de certains Antagonifles, que fa réputation & fes Ouvrages lui ont fufcitez; &dont quelques uns l’ont attaqué d’une manière peu chrétienne.M. Buddeus malgré les occupations perpétuelles de fa charge,dont il rempliffoit ponétuellement les fondions, fayoit fe ména-ger afTez de tems pour prêcher tous les 15 jours, pour entrete-nir une correfpondance fort étendue, pour recevoir les Etran-gers qui fouhaitoient de le voir, ou les Etudians qui avoient àle confulter, & pour compofer des livres que le Public a tou-jours reçus avec un empreffement plus grand que ne l’eft d’ordi-naire celui qu’il témoigne pour les Ouvrages Théologiques. Untempérament heureux & robufte le mettoit en état de fufflre àtout cela. Quelques rhumes & quelques fluxions furent prefquetous les maux aufquels il fut fujet: encore s’en délivroit-il af-
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fez promtefnefit. Il faut pourtant y ajoûter ïfie afTez folte du-reté d’ouïe dont il fut incommodé durant les dernières annéesde fa vie. Un de ces petits rhumes, dont on vi nt de parler, leprit le neuvième novembre 1729. Comme il fe difjpofoit à faireun voyage à Gotha, il ne jugea pas qu’une fèinblable indifpolNtion dût empêcher, ni même retarder fon voyage. Il l’entrepritdonc, & il fembloit que la fluxion allât fe dilHper, comme elleavoit fait tant d’autres fois, lorsque tout d’un coup la fièvres’y étant jointe, elle attaqua la poitrine avec tant de violencequ’elle emporta M. Buddeus le 19 de novembre. Sa maladie & famort furent tranquilles, & accompagnées de beaucoup de mar-ques de piété. 11 fut enterré à Gotha fans aucune cérémonie,comme il l’avoit expreflément ordonné. M. Buddeus avoit étémarié deux fois. En 1693 , il époufa Catherine - Sufanne Pofner ,fille de M. Gafpard Pofner, ProfeiTeur de Phyfique à Iéna, la-quelle lui donna trois fils & une fille. Deux des fils font mortsavant le père: le troifiéme s’appelle Guillaume-François. Il efhConfeiller de Juftice à la Cour du Prince de Schwartzbourg-Rudelfladt. La fille a été mariée en 1718 à M. Vaich, qui é-toit Dotteur & ProfeiTeur en Théologie. Deux ans auparavant,M. Buddeus avoit contrà&é un fécond mariage avec Magdelai-ne-Eléonor ZopfF, fille de M. Jean-Gajpard ZopfF, Chapelaindu Comte de Reuffen à Géra, de laquelle il a eu deux fils, dontl’un feulement, nommé Jean- Frédéric lui a furvécu. M. Bud-deus avoit une bibliothèque très - bien choifie, fur tout pour lesPères & l’Hiltoire Eccléfiaflique. Elle eft échue en partage àM. Vaich, fon gendre, fon Difciple, & fon intime ami. Il aaulfi entre les mains un grand nombre de lettres écrites par di-vers Savans à fon illuftre beau -père, dans lefquelles il fe trou-ve fans doute bien des chofes qui méritent d’être fues. Il fautefpérer que le Public en profitera de manière ou d’autre. On ade lui les Ouvrages fuivans, De Origine Cardinalitice dignitatis;Prudentiœ Civilis Rabbinicce Specimen , jive R. Ifaaci AbarbanelisDijfertatio de Principatu Abimelecbi , Obfervationibus illujlrata ;De Moribus PhiloJ'opborum Dialogus ; Elementa Pbilofophice Praüicce;Sapientia Veterum; IntroduÜio ad HiftoriamJPbüofophice Hebneorum,una cum Differtatione de Hcereji Valentiniana ; Parerga Hifiorico-Theologica, ou Diflertations, de Symbolis Eucbariftiæ, de Tbeodo-tione, de Allegoriis Origenis, de Ludovico Bavaro Imperatore, deruina murotum Hiericbuntinorum, de Artibus tyrannicis HieronymiSavonarolæ, Animadverjiones in Pétri Cbauvini librum de Religionsnaturali, RetraÜatio de Hieronymo Savonarola; Elementa PbilofopbicsIn(lrumentalis ; Elementa Pbilofophice Theoteticce ; Seleiïa Juris Na-tures Gentium ou Recueil de Diflertations, de Expeditionibuscruciatis, de Succeffionibus primogenitorum, de Pietate pbilofopbicafeu Religions naturali, de Jure Belli circa res fatras, de Cultura in-genii, de Officia imperantiurn circa confcribsndum Militem, de Te-ftamentisfummorum imperantiurn fpeciatim Caroli IJ Hifpanice Regis ,item de Jure Gentis Aufiriacce in regnum Hifpaniœ i Hijloria JurisNaturalis , Jurifprudentiœ fpecimen ; Primitiæ Ienenfes; AnaleüaHijloriœ Pbilofopbicce, ou Recueil de Diflertations , de Peregrina-tionibus Pytbagoræ, Pbilofopbus Fabularum Amator, De ErroribusStoïcorum in Pbilofopbia Morali; Quatre Diflertations, de Sceptici-fmo Morali, defuperjlitiofo Mortuorumapud Cbinenfes Cultu, de Spi-nozifmo ante Spinozam , de Keddfsa Pythagorœo ■ Platonica £5* deAcier,set Pbilofopbica ; Difquifitio 'l'beologica de Moderamineinculpttmtutele in Certaminibus Tbedlogorum cum Obfervationibus Apologeticis;Inftitutiones Théologies Moralis ; Commentâtio Academica de ConcordiaReligionis Cbrijlianie , Statufque Civilis , avec d’autres Differta-tions, de Rations Status circa fœdera, de eo quod decet circa Solem-nia Principum, de Metu Comparâtionis ad Tacite Annales, l. 1 . c.
7 <5 , An Alcbemijlce jint in Republica tolerandi ; Dijjertationum’Tbeo-logicarum Syntagma, contenant les pièces fuivantes. Dijfertatioqua evincitur Clementem Romanum & Ireneeum non favere MijfisPontificiæ, de Prærogativis Fidelium Novi Tejlamenti, de Origine£5? Potejlate Epifcoporum, de Peccatis typicis, de Origine, Digni-tate & Ufu Hominis Chriftiani, de Veritate Religionis CoriftiancePbilofopborum Gentilium obtreblationibus confirmata ; Hijloria Ecole -JiaJlica Veteris Te/lamenti; Tbefes Théologie ce de Athjifmo £ÿ Su-perftitionë variis Obfervationibus illujlratce ; Avis fur l’Union desProtejlans; Inftitutiones Tbeologicce, Dogmaticæ, variis Obfervatio-nibus illujlratce; Epiftola de nonnullis ad quorumdam Ecclffius Evan-
f elicce in Silefia Miniftrorum innocentiam vindicandam fpe&antibus ;’enfées édifiantes furies Sermons; Introduüion Hiftorique £ÿ Théologi-que aux principales Controverfes de Religion; Hijloria Critica ThéologiesDogmaticce & Moralis; (le fonds eft de lui, mais il en adefavouéla publication) Jugement fur la Philofophie de M. Wolff; (Cet E-crit en produifit pluiieurs autres entre M. WolfF & fesPartifans,& les Partifans de M. Buddeus) MeditatimesSacrœ, t antea figilla-tim , nunc vero conjuntlim édita ; ConfpeÜus Tbefauri AntiquitatumEcclefiaJlicarum ab AuSlore £ÿ G. Walcbio edendi; Ifagoge Hiftorico-Tbeologica ad Tbeologiam univerfamftngulafque ejuspartes; Mifcel -lanta Sacra Jive Differtationum aliarumque Commentationum ad Tbeo-logiam, Hijloriam Ecclefiafticam, £ÿ recentiores Controverfias fpe-Üantium Collettio in très partes dijiintta : la première partie necontient autre chofe que le Syntagma Differtationum Tbeologicarumdont il eft parlé plus haut: la ftconde comprend les pièces fui-vantes , De PelagianiJ'mo in Ecclefia Romana per Bullam Anti- Quef-nellianam triumpbante ; Recentiffimarum de Sacra Cctnn Controverfia-rum Sylloge ; Judicium B. M. Lutberi de Ecclefia Romana expen-fum vindicatum; De Ecclefia Romana cum Rutbenica irreconcilia-bili; De Statu Ecclefiarum Apoftolicarum, earum prœcipue ad quasPaulus Epiftolas fuas fcripfit ; De bonarum Literarum Décrémentanbftra œtate non temere metuendo ; De Apoftafia ; De eo quod in Tbeo-logia pulchrum eft ; De Libertate cogitandi ; de Criteriis verte falfœqueInfpirationis ; De fallibili Pontifiais Romani Infallibilitate contra Mat-tbceum Petitdidierium ; De Conciliis Lateranenfibus Rei Cbriftianxnoxiis; De Origine Socinianifmi ab Ecclefice Emendationenonrepetenda:la troifiéme partie renferme des Ouvrages Académiques publiezH fous