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5 (1740) Lettres I - L
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B O I B O K.

B O I S R O B E R T , l. 3J. au lieu de de Béroàlde & diiMoyen de parvenir, qu’il favoit par cœur, UJez du Moyen deparvenir, qui eft un Ouvrage plein d’indécences, compofé parBéroàlde, Sieur de Verville. Voyez B E'R O A L D ou B E'-R O A L D E (Matthieu)

A la fin ajoutez. M. Titon du Tillet, Parnaffe François.

B O I S S A T (Pierre de) n. 1. p. 327. col. 2. 1 . 10. au lieu de1616, UJez 1613.

B O 1 S S A T (Pierre de) n. 2. Au lieu de cet article, met-tez celui qui fuit.

BOISS AT (Pierre de) fils du précédent, naquit l’an 1603à Vienne en Dauphiné. Il étoit Seigneur de Licieu & d’Aver-nay, & mourut le 28 mars 1662, âgé de 59 ans. H a été un desplus fil vans hommes de fon teins en toute forte de Litérature.Il eut dès l’enfance un prodigieux talent pour les vers. En 1622,il alla fervir en qualité de Volontaire dans l’armée du Connéta-ble de Lefdiguiéres, qui marchoit contre les Huguenots du Vi-varais. Peu de tems après il fit le voyage de Malte. En 1625,il accompagna le même Général qui alloit au fecours du Duc deSavoye, contre les Génois. En 1627, il fe trouva à la défenfede l’Ifle de Ré, & l’année fuivante au fiége de la Rochelle. En-fuite il s’attacha à Gallon Duc d’Orléans. En 1634, l’une desquarante places de l’Académie Françoife lui fut donnée par leCardinal de Richelieu. En 1636, il réfolut de fe montrer dansfa patrie. Etant à Grenoble, il fe trouva mafqué en femme àun bal que donnoit le Comte de Sault, Lieutenant-de-roi enDauphiné, & s’étant fervi du privilège des mafques pour tenirdes propos libres à Madame la Comteffe de Sault, elle s’en of-fenfa fi fort que dès le lendemain elle fe porta à une cruelle ven-geance qui 16 mois après fut fuivie d’un accommodement. De-puis cela il n’ofa plus paroître à la Cour,& fe confina pour tou-jours à Vienne, où il fe maria avec Clémence Geffans, de laquel-le il eut deux enfans, un fils, nommé André-Ignace- Joj'epb,qui fut tué à fa première campagne, & une fille, nommée Ma-rie - Françoife - Gertrude, mariée en Savoye au Comte de Saint-Maurice; Dans fa retraite, il fe donna tout entier à la dévo-tion qu’il pouffa jufques à des lignes extérieurs que les bienféan-ces du monde ont peine à fouffrir. Il négligeoit fes cheveux ,fe laifloit croître la barbe, affeéloit de porter des habits grolüers,attroupoit & catéchifoit les pauvres Sl les enfans dans les carre-fours , & faifoit de fréquens pèlerinages à pié. On raconteque la Reine Chriftine de Suède paffantpar Vienne en 1656, lesprincipaux de la ville prièrent M. de Boiffat, qui étoit connude cette Princefle par fes Poëfies, de marcher à leur tête pourla complimenter; & que s’étant préfenté devant elle avec cet ex-térieur que nous venons de décrire, il lui fit un Sermon pathé-tique fur les Jugemens de Dieu, & furie mépris du monde;Chriftine, rentrée depuis peu dans le fein de l’Eglife Romaine,mais toujours femme & Princefle, fouffrit impatiemment qu’aulieu des louanges qu’elle attendoit, l’Orateur fe fût jetté fur unematière fi férieufe. Quand de Boiffat fe fut retiré, Ce n’ejlpoint-là , dit - elle, ce BoifJat que je connais ; c’ejl un Prêcheur qui em-prunte fon nom; & elle ne voulut plus le voir. Quelque temsaprès, l’Académie d’Avignon le mit au nombre de fes Membres ;& Gafpard Lafcaris Vice - légat de cette ville, le fit Comte Pa-latin. On a de lui les Ouvrages fuivans, 1. en Latin & en pro-fe, Puftnenfis Obfidio ; Navigatio Melitenfîs ; Ligufiica Expeditio;Anglorum ad Rbeam Excenfio 6? Rupella obj'ejfa ; Rupella capta;Sil-va - ducenfîs Expugnatio ; 2. en Latin & en vers , Martellus, Poè-me Epique fur la défaite des Sarazins par Charles Martel, Poë-me que M. Baillet a confondu avec le Charles Martel en versFrançois de M. de Saint-Garde, Aumônier du Roi; Hermono-mi, five Injlitutionum Imperialium libri quatuor ; Silvarum libri duo;Elegiarum libri très ; Hebræarum Heroidum Epiftolœ ; Sacra Meta-morphofes; Nobilium Plantarum Metamorpbofes ; Epigrammatum li-ber ftngularis ; Tumulorum ftngularis; Sacri Argumenti Difticba.Les Ouvrages François de M. de Boiffat font, Hifloire Négrepon-tique, contenant la Vie les Amours d’Alexandre Caftriot, arrière-neveu de Scanderbeg; Les Fables d’Efope, illuftrées de DifcoursMoraux, Philofopbiques Politiques; (ces deux Ouvrages ontparu fous le nom de Jean Baudoin , mais ils font certainement deMi Boiffat, qui ne les trouvant pas allez graves pour lui, lesfit adopter par Baudouin fon ami & fon compatriote) Rélation desMiracles de Notre - Dame de l’Ozier, avec des vers à la louange de laJainte Vierge, en Grec, en Latin, en Efpagnol, en Italien & enFrançois; Morale Chrétienne. * Pelliffon, Hiftoire de l’AcadémieFrançoife, continuée par l’Abbé d’Olivet. Le Père Niceron, Mé-moires pour fervir à l'Hiftoire des Hommes Illujlres, tome 13. p.

382_400. Baillet, Jugemens des Savans, cftc. tome 4, partie 2.

n. 1497. édit, d’Amfterdam 1725. Chorier, Vita Pétri Boëffarii.Guy Allard, Bibliotb. du Dauphiné.

B O I S Y, Seigneurie, ajoûtez à la fin de l’article ce qui fuit,

le* Voilà ce qu’on trouve dans plufieurs Hiftoriens, maispref-que tout cela eft faux. Les Budé, Seigneurs de Vérace, nefont point d’affez grande Maifon pour avoir des titres affe&ez àleurs aînez. Ils defcendent d’un fils du célébré Guillaume Budé,mort en 1540, lequel après la mort de fon père, paffa à Genè-ve à caufe de la Religion. Il n’y a point eu de Chevalier de l’Or-dre du Roi de cette famille; il n’y en avoit point au moins en1536, tems auquel fe paffa Taétion qui eft ici rapportée. LeBoify, dont parle Mézeray, n’étoit nullement un Budé.

Au bas de la colomne, mettez ce qui fuit.

B O I VI N. Voyez B O Y V I N.

P. 328. col. 1. BOKHAH & BOKHARA doiventvenir avant BOKKENBERG.

Avant BOKKENBERG, mettez les articles qui fui-vent.

* BOKKEMEALE, païs d’Afrique en deçà & au delàde l’Equateur, eft habité par les Jagas qui tirent des dents d’é.-

B OK. BOL. B O M. B O N. 43

léphant des Bakltebakke leurs voifin3. * M. Defilie* Carte dil’Afrique méridionale.

* B O K K E M E'A LEoùBOUKEMEIALE, villedu païs dont on vient de parler, eft au fud de l’Equateur, dontelle eft éloignée d’environ un degré de latitude. Elle eft vers lesconfins du Païs des Amboes. * Le même.

Col. 2. Avant B O L D O, mettez l’article qui fuit.

* BOLDERAU ou BOLDORA, rivière de Coût-Iande. Elle fe rend à Mittau dans celle de Mafza que Sanfonappelle Mufza dans fa Carte de Courlande.

Col. 2. Avant B O L D U C, mettez ce qui qui fuit.

BOLDORA. Voyez BOLDERAU.

B O L L A N D U S, p. 331. col. 1. I. 28. au lieu de ën fe-ptembre 1680, lifez au commencement de l’an 1683.

L. 43. après le mot volume, ajoûtez. Le Père Papebrochmourut peu d’années après, le 29 juin 1714. Depuis le derniervolume de juin, on a donné quatre volumes du mois de juillet.Le quatrième, publié, en 1728 par les Pères Du Sollier, Piney,Cuper & Bofch , finit au 19 de juillet inclufivement.

Col. 2. Avant BOLOGNE dite LA GRASSE*mettez l’article qui fuit.

* BOLOGNE (Jean de) de Douay, après avoir apprisdans cette ville les premiers élémens de la Sculpture, alla àRome dans le deffein de s’y perfeétionner, & parvint, par fonapplication, à être un des premiers Sculpteurs de l’Italie. IIchoifit Florence, pour fa demeure & y paffa le refte de fa vie.Entre les excellentes pièces dont il l’enrichit, on remarque ce fa-meux groupe de marbre qui répréfente l’enlèvement d’une Sa-bine, que 1 on y voit dans la place publique. Le cheval fur le-quel on a mis depuis la ftatuede Henri IV, placée au milieu duPont - neuf à Paris, eft de Jean de Bologne. Il mourut à Floren-ce vers le commencement du XVII liécle. * Voyez le Supplémentde Paris 1735.

BOLÜGNINO (Guillaume) p. 332. col. 2. I. 6- après lemot Cœnce , ajoûtez. Ces trois Ouvrages font écrits en Flamand.

P. 333. col. 2. Avant BOMBE, mettez ce qui fuit.

BOMBAY. Voyez B O M B A I N.

BOMBE, l. 24. au lieu de Malfus, lifez Malthus.

P. 334. col. 1. I. 4. après le mot Savans, ajoûtez. Il mourutvers le milieu du XVI fiécle. Ajoûtez aufli à la fin. Poftel,dans fon Alphabet des douze Langues dit qu’il avoit connu Boin-berg à Venife, & il l’appelle Vir ad Rem Cbriftianam natus.

B O M M E L (Jean de) l. 3. ôtez la virgule qui eft entre ce& nom: dans la même ligne retranchez, vivoiten 1471.

L. 4. après le mot Foi, ajoûtez. Il mourut en décembre 1477.

B O N A, col. 2. I. 30. au lieu de C’eft à ce fujet qu’on, lifez.Cet événement donna lieu à cette efpéce de Pafquinade) PapaBona farebbe folecifmo, fur laquelle le Père Daugiéres, Jéfuite

NB. Le Supplément de Paris dit dans cet endroit fa rebbe endeux mots au lieu de farebbe.

L. 43. au lieu de 63 , lifez 65.

L. 46. au lieu de de Difcretione Vitre Cbrijliance, lifez PrincipiaDocumenta Vitre Cbriftianœ ; TraSatus Afceticus de Sacrificio Miffce ,

L. 51. ou pen. après le mot Chrétienne, ajoûtez ce qui luit.Prefque tous les Ouvrages du Cardinal Bona ont été traduits enFrançois: celui qui eft intitulé, Le Chemin du Ciel, l’a été endernier lieu par M. Gyot, Confeiller à Rouen , frère de M.l’Abbé Desfontaines. Celui des Principes de la Vie Chrétienne,un des plus folides Ouvrages de Morale, qui ait paru dans ledernier fiécle, a été traduit par M. Coufin de l’Académie Fran-çoife, & en 1728 par M. Goujet, Chanoine de S. Jacques l’Ho-pital à Paris , in douze, chez Mariette. La Veye abbrégée pour al-ler au Ciel a été mife en François, vers le même tems. * Le PèreNiceron, Mémoires pour fervir à l’Hiftoire des Hommes Illujlres,tome 3. p. 37 6? fuiv. & tome 10. partie 1. p. 114.

B O N A D E (François) p. 335. col. 1. I. 1. au lieu de Xaintes,lifez de Xaintonge;

BONARELLI (Guy Ubaldo) col. 2. I. 1. après le motné, ajoûtez à Urbin.

B O N A V E N T U R E , n. 3. p. 336. col. 1. I. a. au lieu

de F I D A N Z E, lifez F I D A U Z E

P. 337. col. 1. Avant BONCONVENTO* mettez l’ar-ticle qui fuit.

* BONCOMPAGNON (Jacques) né le cinquième mai

1652, mort fubitement le 24 mars 1731, fut créé Cardinal par

le Pape Innocent XII, le 12 décembre 1695. * Voyez le Sup-

plément de Paris 1735.

B O N D E'L I, famille Patricienne de la République de Ber-ne en Suiffe. Depuis que la puiffance eccléfiaftique prédomineen Italie, on peut remarquer trois époques qui ont jetté grandnombre de familles d’Italie en Allemagne, & en Suiffe à Zurich,à Berne, à Genève, favoir, la longue diffenfion entre lesGuel-phes & les Gibellins ; la guerre civile entre les Pazzi & les Mé“dicis; l’amour & l’efprit de la Réformation. Honoré (en Alle-mand Erbard ) fe tranfplanta à Berne en 1505, dans le tems del’union, qui fubfiftoit entre la République de Florence & leCanton de Berne. Honoré, fon fils, fut du Confeil Souve-rain en 1542; Jean-Honoré, fils d’Honoré, du Confeil Souve-rain, en 1568, mort de la pefteen 1577; Honoré, fon fils, duConfeil Souverain, en 1599; Jacques-fils de ce dernier, étoitEnfeigne dans la Compagnie de Binder à l’expédition de la Val-teline en 1620, où les Bernois furent furpris à Tirano par lesEfpagnols. D’une Compagnie de 200 hommes il revint lui fe-ptiéme avec fon Capitaine, & mourut de la pelle âgé de 26 ans,en 1628. Samuel, fils de Jacques, étoit du Confeil Souverain,en 1651, Baillif de Wanguen en 1661, Sénateur en 1672» Bail-lif de Laufanne en 1680. Il eut cinq fils. Gabriel, mort BaillifdeBiberftein, à laiffé un fils Capitaine en Piémont, & trois fil-les, dont l’une a époufé feu M. Abraham Stanian, Envoyé enF 2 Suif-