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5 (1740) Lettres I - L
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^20 L Y S.

p eut dire hardiment qu'il fut un Orateur prefque achevé, & qu'il ap-procha bien près de la perfection. Quelques uns lui attribuent troiscens vint-cinq Harangues, d’autres trois cens, & d autres deuxcens trente. Il écrivit auffi une Apologie de Socrate, & laiffades préceptes pour bien parler en public, outre diverfes Epîtres.Ce fut pendant la célébration des Jeux Olympiques, la premièreannée de te XCV1I1 Olympiade* & 388 avant Jefus Chrift, qu’ilcompofa contre Denys le Tyran la Harangue intitulée, l'Otym-pienne, qui eft fouvent alléguée par les Auteurs. Lyfias mourutâgé de 81 ans, fous la centième Olympiade & l’an 378 avant Je-fus Chrift, ou félon d’autres en la Ci Olympiade, & l’an 374avant J. C. * Plutarque, des dix Orat. 3. Cicéron, in Bruto.Denys, des Rhéteurs Athéniens. Suidas. Simler, in Epitome Bi-bliotb. Gefneriance.

L Y S I A S, Général des troupes d’Antiochus Epiphane, Roide Syrie, fut Lieutenant de ce Prince dans une partie de fes E-tâts, & Gouverneur de fon fils. Il porta la guerre en Judée > &fut vaincu par Judas Machabée, la quatrième année de la CLIIIOlympiade , & la 165 avant Jefus Chrift. Après la mort d’Epi-phane, Lyfias affura la Couronne à Antiochus Eupator, fils dece Prince; & voyant que Dieu combattoit en faveur de JudasMachabée, il fit alliance avec lui. Démétrius Soter voulut re-prendre la Couronne, que fon oncle Antiochus Epiphane avoitufurpée fur fon père; & fit mourir fon coufin Antiochus Enpa-tor, avec Lyfias, fous la CLIV Olympiade, l’an 162 avant JefusChrift. * 1. & II. des Machabées. Joféphe, Antiq. Judaïq. I. 2.Appien , in Syriacis Bellis.

L Y S I A S , Tribun, commandoit dans la Judée une Cohor-te de Soldats Romains, deftinez pour garder le temple de Jérufa-falem, afin d’empêcher les féditions. 11 fut averti d’un parti quife formoit contre faint Paul, l’appaifa par fa préfence, & fit me-ner l’Apôtre dans la tour, nommée Antonienne, l’an 55 de J. C.Il prenoit ce Saint pour un Impofteur Egyptien , dont parle Jo-féphe, qui avoit abufé le peuple, & alTemblé quatre mille Affaf-fins, qui firent de grands defordres. Paul le détrompa, - &pourappaifer les Juifs, leur voulut rendre raifon de fa vie. Son Dif-cours excita la furie de ceux qui l’écoutoient. Lyfias, pour lesappaifer, commanda qu’on fouettât l’Apôtre, qui auroit reçucette injure, s’il ne fe fût fait reconnoîtrepour Citoyen Romain.Le Tribun l’envoya depuis à Eélix, Intendant de la province. *Actes des Apôtres, ch. 21. 22 23. Joféphe, Antiq. Judaïq. I. 20.

Guerre des 'Juifs , l. 2.

LYSIMACHUS, Juif, fupplanta fon frère Ménélaüs,& parvint au fouverain Pontificat de fa nation, l’an du monde3831, félon Ufferius, 0U3862, & 173 avant J. C. en payant auRoi Antiochus Epiphane, une fomme d’argent, que Ménélaiisn’avoit pu fournir. Il fe gouverna avec tant de violence, &commit tant d’injuftices & de facriléges, que les Juifs ne le pou-vant plus fouffrir, s’en défirent l’année fuivante. * II. Macha-bées. joféphe, Antiq. Judaïq. Ufférius, in Annal.

LYSIMACHUS , l’un des Capitaines d’Alexandre leGrand, & depuis un de fes fucceffeurs. étoit d’une naiflance peudiftinguée s & , félon quelques Auteurs, avoit été expdfé parordre de ce Prince, à un lion, dont il avoit été vainqueur. A-près la mort d’Alexandre, la première année delà CXIV Olym-piade, & l’an 324 avant J. C. il eut part aux guerres qui s’éle-vèrent entre les fucceffeurs de ce Conquérant, & fe rendit maî-tre d’une partie de la Thrace, où il régna, & où il fit bâtir uneville de fon nom, l’an de Rome 445, & 309 avant J. C. Depuisil fuivit le parti de Caffander 8c de Séleucus, contre Antigonus& Démétrius ; & fe trouva à la célébré bataille d’Ipfus, la qua-trième année de la CXIX Olympiade, & l’an 301 avant J. C. Ilavoit marié une de fes filles à Antipater, Roi de Macédoine, &fils de Caffander. Ce Prince ayant été chaffé de fon Royaume,fe réfugia chez LyGrnaehus, qui le fit mourir, & mit fa proprefille en prifon. La guerre qu’il eut contre Dromochetis, RoidesGétes, ne lui fut pas favorable, - il y fut fait prifonnierparcePrince, & fut enfuite délivré par Agathoclès fon fils. En la pré-miére année de la CXXIII Olympiade, & la 288 avant J. C. ils’empara de la Macédoine, & y régna fix ans; mais la mort defon fils Agathoclès, qu’il facrifia à fa marâtre Arfinoé, & fes au-tres cruautez le rendirent tellement odieux à fes Sujets, que lesplus confidérables d’entre eux l’abandonnèrent. Alors il paffaen Allé, pour faire la guerre à Séleucus, qui leur avoit donnéretraite; mais il fut tué à l’âge de 74 ans, dans un combat qu’ilperdit contre ce Roi, la troifiéme année de la CXXIV Olympia-de, & la 282 avant Jefus-Chrift. On ne reconnut fon corps, furle champ de bataille, que par le moyen d’un petit chien, quine l’avoit point abandonné. * Diodore, l. 19 20. Juftin,

l . 13 &fuiv. Quinte-Curce. Paufanias. Eufébe, &c.

LYSIMACHUS, fils d’Ariftide, relia fi pauvre, aprèsla mort de fon père, que les Athéniens lui affignérent des terres,pour lui fournir de quoi vivre. * Plutarque, in Ariftide.r LYSIMACHUS d’Alexandrie, Hiftorien Grec, avoitcompofé une Hiftoire d’Egypte, citée par Joféphe; uneHiftoirede Thébes, & divers autres Ouvrages, entre autres, un Traité

LYS. L Y T.

d’Agriculture j cité par Varron, par Colnmelle, & fouvent pafPline. Le Schoiiafte d’Athénée, & Michel Apollolius citent leslivres qu’il avoit faits Des Revenus. * Le Schoiiafte d'Apollo-nius. Columella, de Re Ruftica, l. 1. Pline, l. 4, Volîius deHijl. Grcecis. M. Du Pin, Biblioth. Univ. des Hift. *

LYSIMACHUS, Médecin, & Seélateur d’Hippocrateeft allégué par le Schoiiafte de Nicandre. ’

LYSIMACHUS* fils de Paufanias, fut un des Ambaffa-deurs , qu’Hircan fouverain Sacrificateur des Juifs envoyaiMarc-Antoine, à Ephéfe, pour lui faire de nouvelles protefta-tions de l’affeftion que toute la nation Juive avoit pour lui. *Joféphe , Antiq. Judaïq. I. 14. ch. 22.

LYSIMACHUS, frère d’un nommé Apollodore, grandennemi dès Juifs, fut Gouverneur de Gaza, & conçut tant dejaloufie de ce que fon frère étoit plus aimé & plus confidéré quelui du peuple & des-Soldats, qu’il le tua en trahifon & livra laplace à Alexandre Jannée qui l’afliégeoit. * Joféphe, Antiquit.Judaïq. I. 13. cb. 21.

LYSIMACHUS. Voyez ALEXANDRE furnom-mé Lyfimachus.

L Y S I P P E , Poëte Grec , dont Athénée & Suidas fontmention.

LYSIPPE, célèbre Sculpteur, étoit natif de Sicyone, &vivoit du tems d’Alexandre le Grand, fous ia CIV Olympiade,vers lan 364 avant Jefus-Chrift. Il exerça d’abord le métier deSerrurier; mais par le confeil du Peintre Eupompe, il s’addonnaà la Peinture, qu’il quitta bientôt pour exercer la Sculpture,dans laquelle il réüffit parfaitement. Il travailloit avec une figrande facilité, que de tous les anciens Sculpteurs, il eft celuiqui a fait le plus grand nombre d’ouvrages. Il fit entre autres,la ftatue d’un homme qui fe frotte en fortant du bain, laquelleétoit d’une beauté excellente. Agrippa l’avoit mife à Roine de-vant fes Thermes. Tibère, qui en étoit charmé, étant parve-nu à l’Empire, ne putréfifter à l’envie qu'il avoit de la pofféder:de forte qu’il enleva cette ftatue pour la mettre dans fa chambre,& en fit placer une autre très-belle au même endroit. Le peu-ple Romain, qui craignoit Tibère, ne put toutefois s’empêcherde crier en plein théâtre, qu’il vouloit qu’on remît la premièreftatue; à quoi Tibère fut contraint de confentir, pour appaiferce tumulte. Lyfippe avoit encore fait une grande ftatue du So-leil, fur un char à quatre chevaux, qui étoit adorée à Rhodes.Il fit aufli plufieurs ftatues d’Alexandre, & des Favoris de ceMonarque, lesquelles Métellus tranfporta à Rome après avoirfournis de nouveau la Macédoine à l’Empire Romain. Ce qu’onattribue particuliérement à Lyfippe, c’eft d’avoir exprimé lescheveux mieux que ceux qui étoient avant lui, & d’avoir fait lestêtes plus petites, & les corps moins gros, pour faire paroître lesftatues plus hautes. Sur quoi Lyfippe difoit de lui-même, queles autres, avoient répréfenté dans leurs ftatues les hommes telsqu’ils étoient faits; mais que pour lui, il les répréfentoit telsqu’ils paroiffoient. Lyfippe eut trois fils, qui furent fes Difci-ples, Vahlppe, Beias, & Eutycrate. Ils aquirent tous trois beau-coup de réputation par la Sculpture; mais le dernier fut le pluseftimé. * Pline, l. 34. c. 8.

L Ÿ S I S , Philofophe Pythagoricien , Précepteur d’Epami-nondas, floriffoit l’an 388 avant Jefus-Chrift, fous la XCVIIIOlympiade, en même tems que Philiftion, l’un des Maîtresd’Eudoxe. On croit que ce Lyfis, ou fon Difciple Philolaüs,eft Auteur des vers dorez * remplis d’excellentes fentences mora-les , qu’on attribue ordinairement à Pythagorm Aide Manucedonna au public une des Epîtres de Lyfis à Hipparque, parmicelles des Grecs, qu’il fit imprimer â Venife. * Volîius, de Hijl.Grcecis. Simler, in Epitome Bibloth. Gefneriance, p. 559.

* LYSSENS (N. . .) habile Peintre en Hiftoire, étoitd’Anvers. Il alla de bonne heure à Rome pour s’y exercer àimiter les originaux des grands Maîtres tant anciens que moder-nes. Enfuite il retourna dans la ville de fa naiflance, où il trou-va de l’ouvrage plus qu’il n’en pouvoit faire. Voyez M. JacquesCampo Weyerman, Vies des Beintres des Païs-Bas, en Hollan-dois, tome 3. p. 347.

L Y S S U S, rivière. Voyez LISSE.

LYS T O N, bourg d’Angleterre, fitué dans le Comté deDévon, près de celui de Cornouaille, & de la rivière de T amer,à fix lieues au deffus de Plimouth. * Maty, DiEl. Géogr.

L Y S T R E, étoit anciennement une ville de la Galatie, dansPAfie Mineure. Elle étoit dans l’Ifaurie, à quatorze lieues d’I-conie vers le Couchant. S. Paul ayant guéri miraculeufementun Impotent de Lyftre, les Lyftriens voulurent lui offrir desfa-crifices, comme à une Divinité. Mais peu de tems après, étantirritez par des Jujfs féditieux, ils le lapidèrent & le traînèrenthors de leur ville, comme s’il eût été mort ; mais il n’en mourutpourtant pas. L’Evangile s’établit à Lyftre, qui fut épifcopale,fuffragante d’Iconie. Elle eft maintenant entièrement ruinée.

* Maty, DiEt. Géogr.

LYTH. Voyez LEITH