L
Y D
SUITE CHRONOLOGIQUEdes Rois de Lydie.
Ans du Avant
Monde J. C. Durée,
2814. 1221. Argon ou Agron.
Rois inconnus.
3319. 716. Gygès. 38.
3360. 675. Ardys II. 49-
3409. 626. Sadiattès. 12.
3421. 614. Alyattès IL 57*
3478. 557- Croefus. 14.
Crœfus fut vaincu par Cyrus, l’an 3491 du monde, & 544 avantJefus Chrift, fous la LiX Olympiade. * Joféphe, Antiq. Jtt-daïq.l. 1 .ch. 6. Hérodote, l. 1. ou Clio. Pline, /. 5. Strabon, l.11. Leunclavius, in F and. Turc. Cluvier & Magin, Géogr. Eu-fébe. Pétau. Scaliger. Riccioli.
LYDIE (Sainte) fut convertie par faint Paul dans la villede Philippes. Elle étoit Marchande de pourpre, & native de laville de Thyatire. Elle reçut faint Paul & fes compagnons dansfa màifon. Saint Paul & Silas ayant été mis en prifon, aprèsavoir délivré du malin efprit une DevinerelTe de la ville, & enétant fortis, faint Paul avant que de partir de Philippes, alla vi-fiter fon Hôtefle, & y affembla les Fidèles pour les fortifier dansla Foi. * Aües des Apôtres, ch. 16. Mémoires Ecclef. de Tille-mont. Baillet, Vies des Saints, 23 août, jour auquel on fait mé-moire de fainte Lydie.
LYDIUS (Martin) Miniftre de là Religion Réformée,natif de Lubec, ayant quitté le Palatinat, fe retira au Païs-Basl’an 1576, & fut ProfeiTeur en Théologie à Franeker, aprèsavoir été Principal du Collège de la Sapience à Heidelberg avecZacharie Urfin: il laifla deux fils, qui furent Miniftres. Ce fa-isant ProfeiTeur, dit Gérard Brandt, aimoit la paix, & fit tous fesefforts pour terminer les différens eccléfiaftiques. On n’a impri-mé qu’un petit nombre de fes Ouvrages. Son petit-fils JaquesLydius, avoit entre autres Manufcrits de fon grand-pére, unejuftification d’Erafme, où l’Auteur faifoit voir la fagefle & làmodération de ce Théologien par rapport aux matières de Reli-gion. * Gérard Brandt, Hiftoire de la Réformation, cfc. tome 1.P- 354-
LYDIUS (Balthazar) fils aîné de Martin, commença àexercer fon miniftére à Dordrecht vers l’an 1603 , & mourutl’an 1629. Il eut quatre fils qui furent Miniftres. 11 publia deuxvolumes in oclavo, intitulez, Waldenfia, id eft, confervatio verceEcclef ce demonfrata in Confeffionibus Taboritarum & Bobemorum.Le premier tome fut imprimé à Rotterdam l’an 1616, & l’autreà Dordrecht l’année fuivante. Les autres Ouvrages de cet Au-teur font, Facula accenfa Hijiorice Waldenfium ; Novus orbisfeu na-vigations prime in Américain. Il fit l’ouverture du Synode deDordrecht par une prière en Latin. Dans la 18 Seflion, il prê-cha violemment contre les Remontrans. Il dit qu’ils étoientde la race de Cham, lequel avoit découvert la nudité de fon père.Il prêcha aufli pour la clôture du Synode, fur Jfaïe, cb. 12. v.1. 2. 3. Il eut quatre fils qui furent Miniftres. * Gérard Brandt,Hifl. de la Réformation des Raïs-Bas, tome 2. p. 5.
LYDIUS (Ifaac) fils de Balthasar, mourut Miniftre deDordrecht, laiffant un fils nommé Matthieu, qui mourut Mini-ftre environ l’an 1685, & qui avoit une belle bibliothèque.
LYDIUS (Jacques) fécond fils de Balthazar , fut Mini-ftre de Dordrecht, & Auteur de plufieurs livres. Outre plufieursPoèmes qu’il compofa en Flamand, & fon Roomfcben-Uylenfpie-gel, imprimé à Dordrechtl’an 1671, in oBavo, il donna au pu-blic, Sermonum convivalium libri duo , quibus variarum gentium mo-res ac ritus in uxore expetenda, fponjalibus contrabendis, nuptiifquefaciendis ac perficiendis enarrantur, qui furent imprimez à Dor-drecht l’an 1643, in quarto; Agonijlica Sacra; Florum fparfo adHiftoriam Paffonis JefuCbrifii. Outre cela, il a fait un livre in-titulé, Belgium gloriofum ; & Un Dialogue Dr Cœna Domini. M.Van Til, ProfeiTeur à Leide, ayant vu le Manufcrit du Synta-gma facrum de Re Militari, & celui de la DiiTertation, De jura-mento, que l’Auteur n’avoit pas publiez, les jugea dignes devoir le jour. On fuivit fon avis, comme il paroît par le volumeimprimé à Dordrecht, in quarto, l’an 1698, fous ce titre, Jaco-bi Lydii Syntagmafacrum de Re Militari; de Jurejurando DijfertatioPhilologica, Opus pofîbumum £? multa eruditione commendatum, cumfiguris ceneis elegantiffime incifs, quod nunc primum ex tenebris eruit,notifque illuflravit Salomon Vau Til, Tbeologus Dordracenus. M.Van Til n’avoit pas encore été appellé alors ProfeiTeur en Théo-logie à Leiden.
LYDIUS (Jean) fécond fils de Martin, exerça fon minî-ftére à Oudewater en Hollande, & publia aulfi plufieurs Ouvra-ges. Il fit imprimer à Leiden l’an 1610, un livre de Pratéolusou du Preau intitulé, Concilia Ecclefice Cbrifianæ, & y joignit faCrititique. Cinq ans après il publia dans la même ville la Viedes Papes, compofée par Robert Barnes & par Jean Balæus, &continuée jufqu’à fon tems. Il étoit l'Auteur de cette Continua-tion. 11 avoit donné une édition de Nicolas de Clémangis l’an1613, avec des Notes & un Gloffaire. On y trouve entre au-tres des AnaleSa in librum Nicolai de Clémangis, de corrupto Eccle-fiteftatui II eut deux fils qui furent Miniftres. * Bayle, Dicl.Crit.
L Y D S T O N. Voyez L ID S T O N.
LYE. LYG. LYM. LYN. 309
L Y E'. LYG. L Y M. LYN.
L Y E'E N, Lyceus, épithète donnée à Bacchus, du mot GrecHjiio, qui figniiie délier ; parce que le vin dont il eft le Dieu,folvit curas, comme difent les Latins, nous détache de tout fou-ci. * Antiq. Rom.
LIGÆUS (Jean) eft Auteur d’une Paraphrafe fur les A-phorifmes d’Hippocrate, imprimée en 1591. On trouve fes Poë-fies dans le Délie. G ail. tome 2. p. 432. * Konig, Bibliotb. VêtusNova.
L Y GIE NS. Voyez L U G I E N S.
LYMBACH ou LIMBACH, nom de deux boürgs dela Bafle Hongrie, dont l’un eft appellé Nider-Lymbacb ou BasLymbacb, & l’autre Über-Lymbacb, ou Haut Lymbacb. Ils fontdifféremment placez dans les Cartes. Dans celles de Sanfoii, ce-lui qui eft appellé Nider-Lymbacb, porte en Hongrois le nomd’AJolyndna, félon Sanfon, & à’Afolindua félon Baudrand&Ma-ty, & fe trouve au fud-fud-eft de Canife à cinq milles d’Italie dediftance; mais M. Maty le place à l’occident. Dans la Carte deHongrie de Nicolas VilTcher, & dans celle de M. Delifle, on netrouve point Nider-Lymbacb. Le bourg appellé Ober-Lymbacb, &en Hongrois Fevol Selyndna, eft dans les Cartes de Sanfon au nordde Canife à la diftance d’environ quatre lieues. Nicolas Viffcherdans fa Carte de la Hongrie, ne met point Ober-Lymbacb , maison y trouve Nider-Lymbacb au nord-oueft, à la diftance de prèsde quatre lieues; mais dans fa Carte du cours du Danube, on aOber Lymbacb au nord-oueft de Canife, à la diftance d’onze àdouze lieues. La Carte de Hongrie de M. Delifle n’a ni l’un nil’autre Lymbach.
* LYMBORCH (Aloyfius) Abbé de S. Gilles à Liège,autant recommandable par fon favoir que par fa naiflance, a é-crit en langage de fon païs la Vie de S. Gilles, fon Patron, & unPoëine en vers Elégiaques fort beaux, unDifcoursadreffé à Eraf-me de Xencheval, &c. * Valére André, Bibliotb. Belgica, p. 43.LYMBORCH (Philippe) Voyez LIMBORCH.
* L Y M E, petite rivière & bourg fur la côte de la provin-ce de Dorfet, vers les confins de celle de Dévon.
L Y M F I O R D. Voyez A L B O R G (Le Canal d’)
* LYMINGTON, bon bourg d’Angleterre dans la pro-vince de Southampton, dans le voifinage de la mer, avec un portmédiocre que la marée y fait à la rencontre d’une petite rivière.* Beeverell, Délices d'Angleterre, p. 708.
L Y M N E, en Latin Limenus, Lemannis, Lemannus: c’étoitanciennement une petite ville des Cantiens, qui n’eft mainte-nant qu’un village du Comté de Kent en Angleterre. 11 eft furle Pas de Calais, où il avoit autrefois un port, que les fables ontgâté. * Maty, Dicl. Géogr.
* LYMN ou LIN, petite rivière de l’Ecoffe méridionale,dans la partie feptentrionale de la province de Tweedale, fejette dans la Tweede deux milles au deffus de Péblis. * Bee-verell, Délices d’Angleterre, p. 1082.
♦LYMNINGEN VAN DEN BERG IIE, nomde l’une des fept familles nobles de Louvain, defquelles on tiretoujours les principaux Membres du Grand Confeil. * Gr. Dicl.Univ. Holl.
* LYMWYCK ou LEMWYCK (André de) naquiten 1538 à Lymwyck ou Lemwyck dans le Nord-Jutland, où fonpère Janus-André étoit Miniftre. Il fit fes premières études àAlborg & à Rypen, & après la mort de fon pérë il fut lletteurdu Collège de Lymwyck depuis l’an 1554, jufqu’à l’an "1561. A-près avoir été pendant quelque tems Direéteur des Chantres dela Chapelle Royale, le Roi l’envoya à fes frais en Allemagne. Ilfut reçu Maître dans l’Académie de Wittenberg, & fit enfuite levoyage d’Italie. Après cela, il s’appliqua à la Médecine en di-verfes villes d’Allemagne, & alla en 1575 en France. En 1576;il fut fait ProfeiTeur en Médecine à Coppenhague. N’ayantpoint eu d’enfans de fon mariage, il légua fa Bibliothèque à l’A-cadémie & mourut le fixiéme mai 1603. On a de lui Anecdota;Hodæporicon ; Exercitationes ; PraleÜiones Medicce ; Traftatus deUrinis, (fc. * Gr. Dicl. Univ. Holl. llartholini Hypmnanata.LYN, ville. Voyez L Y N N ou L Y N N E.
* L Y N A R (Roch, Comte de) iffu de la famille des Com-tes de Lynar, & fils de Jean-Batijle, Général de l’Empereur,ayant perdu fon père de bonne heure, eut l’avantage d’être é-levé par les foins de Côme, Grand Duc de Florence; enfuitepar ceux du Duc de F’errare; & enfin par ceux de F’rançois I,Roi de France, au fervice duquel il s’avança jufqu’à l’emploi deCommiffaire général de la Guerre & d’Infpedteur de toutes lesplaces fortes du Royaume de France. En 1552, il donna despreuves de fa valeur aufiége de Metz. En 1557, il fe trouvaen qualité de Général Major à la bataille de S. Quentin, & en-fuite à celle de Dreux. Après cela il fe rendit maître du Havrede Grâce, & perdit un œil au fiége d’Arras. En 1563, il fut dunombre de ceux que le Roi de France envoya en ambaffade versles Etats Proteftans d’Allemagne, & emb'raffa la Religion Luthé-rienne. Comme il pouvoit bien prévoir que ce changement fe-roit un obftacle à fon avancement à la Cour de France, il pritle parti de fe fetirer à Heidelberg, ou TElefteur Palatin tenoitfa Cour. En 1570, il fut appellé à Drefde par Augufte, Ele-cteur de Saxe, pour être Membre du Confeil de Guerre, Grand-Maître de l’Artillerie, & Directeur général des Fortifications.Après la mort de cet Eleéteur, il entra au fervice de l’Elefteurde Brandebourg & mourut en 1596. Il avoit époufé la Baronnede Montot de laquelle il eut un fils nommé Jean-Cafimir. * Gr.Dicl. Univ. PIoll.
LYN C E'E, fils d’Egyptus, qui étoit frère de Danaiis, Roid’Argos, époufa Hypermneftre , l’une des cinquante filles deDanaüs. Elle ne voulut point le tuer la première nuit de EsQ. q 3 c °-
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