Druckschrift 
5 (1740) Lettres I - L
Entstehung
Seite
16
Einzelbild herunterladen
 

i6 LAD. LÆ LAE.

, * LADOCO j LOS CODOS DE LADOCO,Ladicus Mons , montagne du Royaume de Léon, au Couchantde la ville de ce nom, n’eft remarquable que par cette Infcriptionqu’on y a trouvée Jovi Ladico. * Maty, Diü. Géogr.

L A D O G A * grand Lac dans l’Europe feptentrionale, furles confins des Etats de Suède & de Mofcovie , entre la Princi-pauté de Novogorod-Wéliki, l’Ingrie & la Kexholmie. Ce Lacreçoit les eaux du Lac Ilmen , par la rivière de Wolchova, cel-les de plulieurs Lacs & marais delà Finlande, par la rivière deWoxen ou Wozeri, & il fe décharge dans le Golfe de Finlandepar celle de Niéva. 11 paife pour le plus grand de l’Europe, ayantcinquante-trois lieues du nord au fud, & vint-cinq du Levant auCouchant. On y prend une prodigieufe quantité de faumons,& une efpéce de poilfon particulier, gros comme un hareng,qu’on appelle Ladog , & c’eft de là, dit-on, que ce Lac a pris lenom de Ladoga. Au refte le païs, qui fe trouve entre ce Lac &celui d’Onéga, étoit autrefois une province particulière,-quiportoit le nom de Ladoga. Elle elt maintenant incorporée à laprovince de Novogorod-Wéliki. * Maty, Diü. Géogr.

LADOGA, petite ville de la Mofcovie , dans la provincede Novogorod-Wéliki, fur la rivière de Wolchova, à cinq oufix lieues du Lac de Ladoga, du côté du midi. * Maty, Diü.Géogr.

L Æ. LA E. L A F.

Æ L I A. Voyez Æ L I A L Æ L I A. C R IS P I S.

- L Æ L I U S (C.) Conful Romain, & grand Orateur, futfurnommé le Sage, & elt célébré dans l’Hiltoire, par l’amitiédont il fut lié avec Scipion, qu’il fuivit à la guerre d’Afrique.Dans la bataille que le même Scipion donna en même jour à Af-drubal & à Syphax, qu’il attaqua dans leurs retrenchemens, Las-lius & Madînilfa pourfuivirent les fuyards, furprirent le Roi Sy-phax , & prirent par compolition la ville capitale de fon Royau-me de Mafefyles, l’an 551 de Rome, & 203 avant Jesus-Christ.Depuis , Scipion envoya Lælius à Rome pour y conduire fon pri-fonnier de guerre. Cicéron parle très-fouvent de lui avec éloge.C’elt ce même Lælius qui, félon le fentiment de quelques-uns,aidoit Térence à compofer fes Comédies. Il femble que Téren-ce ait voulu confirmer ce que l’on avançoit à cet égard, lorsqu’ildit dans le Prologue des Adelphes, v. 15. £? fuiv.

Nam quod ifti dicunt malevoli, hommes nobilesEum adjutare, ajjidueque una fcribere ,

Qtiod illi malediÜum vehemens effe exijlumant,

Eam laudem bic ducit maximam, cum illis placetQui vobis univerjis populo placent.

* Tite-Live, Plutarque , &c. en font aulïï mention. Quinti-lien fait auffi mention d’une fille de Lælius, qui étoit très-favan-te , /. 2. c. 1.

LÆLIUS, Poète Latin. Voyez L Æ V I U S.LÆLIUS (Laurent) Théologien Allemand, naquit en1572, & mourut en 1634. Il a compofé Scriptura loquens ; IndexHceréfium ; Critérium Fidei, £fc. * Konig , Blbliotb. Vêtus fcpNova.

LAER ou LAAR (Pierre de) dit Bamboche, Peintre deHarlem, avoit un merveilleux génie pour la Peinture, quoiqu’ilne l’ait cultivé qu’à peindre en petit. Il étoit univerfel & fortItudieux dans toutes les chofes qui regardoient fa profeffion. Ilfit un grand féjour à Rome, où il s’attira l’amitié & l’eftime despremiers Peintres. Sa manière elt fort fuave & vraye. Le nomde Bambozo lui fut donné par les Italiens à caufe de fa figure ex-traordinaire. Il avoit les jambes fort longues, le corps fort court,& la tête enfoncée dans les épaules ; mais cette difformité étoitbien réparée par la beauté de fon efprit. Il mourut à Harlem âgéde foixante ans, s’étant laiffé tomber dans un foffé où ilfe noya.On prétend que ce fut en punition d’un crime qu’il avoit com-mis étant à Rome, & qu’on raconte de cette manière. De Laer& quatre autres Hollandois furent furpris mangeant de la vian-de en carême dans une maifon qui étoit fur le bord du Tibre.Un Eccléfiaflique qui les avoit fouvent avertis de ne plus le fai-re , les furprit encore une fois ; & comme il vit que les voyesde la douceur étoient inutiles, il les menaça un foir, comme ilsfoupoient, de les déférer à l’Inquifition; & la chofe s’étant ex-trêmement aigrie, les Hollandois jettérent l’Eccléfiaflique dansla rivière. On prétend que ces cinq Hollandois ont tous péripar les eaux. * De Piles, Abbrègé de la Vie des Peintres, p. 415.LAER, province. Voyez LAAR.

L A E R C E. Cherchez DIOGE'NE LAERCE.

L A E II T A , ville ancienne de la Cilicie. Elle efl fur toutconnue pour avoir donné naiffance à Diogène l’Hiftorien, qui,à caufe de cela, elt nommé Diogène Laërce. Il vivoit dans lefécond fiécle. * Th. Corneille, Diü. Géogr.

* L A E R T E , Roi d'Ithaque , fut fils d’Arcéfius & pèred’Ulylfe qui porte à caufe de cela le nom de Laërtiades dans lesPoètes.

L A E S, peuples d’Afie qui habitent au dedans du païs deCamboya & de Siam. C’eft une nation barbare. Ils fe tiennentle long de la grande rivière de Maçon, & des grands Lacs qu’el.le fait, & vivent dans les cabanes des bois & dans les bateaux.Ils font voifins de la Tartarie & de la Chine. Plufieurs croyentque l’or que l’on porte à Péking vient de ce païs; & ce qui lesfait être de ce fentiment, c’eft qu’un Portugais s’étant trouvéparmi eux lorsqu’ils vinrent en Camboye, afTura qu’il leur avoitvu tant de feuilles & de lames d’or, dont ils fe fervoient au lieudemonnoye, que plufieurs Camboyens en devinrent riches. Ilsfont de belle taille & prefque blancs, & ont beaucoup d’Ouvriersqui travaillent en or & en argent. Ils ne font trafic qu’avec les

, LAE. LÆ. LAF. LAG.

Chinois & les Tartares. * Davity, Royaume de la Chine. Th.Corneille, Diü. Géogr.

L A E T (jean d f) natif d’Anvers, mort en 1649, a fait uneDefcription des Indes Occidentales en 18 livres. Il a auffi faitdes Notes & une réponfe à la Dilfertation de Grotius fur l’origi-ne des peuples de l’Amérique. C’elt auflî par fes foins qu’on apublié une bonne partie de ces Républiques & Royaumes dumonde. Voici les titres des livres qu’il a compofez, HiJ'paniaJive de Regis Hifpanice regnis & Opibus Commentarius ; Gallia, fivede Francorum Regis Dominiis Cf opibus; Belgii confœderati Refpublic a;Turcici Imperii Jlatus; Perfia, jive Regni Perfici Jlatus; De Impe-ria Magni Mogolis ; Novus Orbis, feu Dejcriptionis Indice Occidenta -lis libri decem Cf oüo , cum Iconibus &? Tabulis Geographicis. * Va-lére André, Bibliotb. Belgica, p. 522 çff 523. Konig , Biblioth. Vê-tus £? Nova.

L Æ T A, Dame Romaine, fille d’Albin , Grand Pontife, épou-fa fur la fin du quatrième fiécle, Toxace fils de fainte Paule. Cemariage fut fi faint, qu’Albin admirant la vertu de fon gendre,& la fageffe de fa fille , abandonnai Paganifme, & fe fit batifer.Læta fut mère d’une fille, nommée Paule, comme fon ayeule ;& c’eft à cette occafion que S. Jérôme, dont elle étoit la Difci-ple , lui écrivit une Epître, dans laquelle il lui donnoit des in-ftruétions pour l’éducation de cet enfant. C’eft celle qui com-mence ainfi, Apojiolus Paulus fcribens ad Corintbios & rudem Cbri-Jli Ecclejiam, &c.

L Æ T U S, Capitaine de la Garde Prétorienne de l’Empe-reur Commode dans le fécond fiécle, empêcha que ce Princebarbare ne fît brûler la ville de Rome, comme il l’avoitréfolu.Depuis, ayant fçu que le même Commode le vouloit faire mou-rir avec quelques autres, il le prévint, & de concert avec euxil lui fit donner du poifon l’an 193. Lætus éleva Pertinax à l’Em-pire; & trois mois après il le fit maffacrer, parce qu’il rétablif-foit trop févérement la difcipline militaire, & que par l’innocence& la droiture de fes mœurs, il lui reprochoit tacitement fa dilfo-lution. * Lampridius , in Commodo. Xiphilinus , in Pertinace.Hérodien, dans Commode C? dans Pertinax.

LÆTUS CALVIDIUS. Cherchez QUILLET.’

LÆTUS. Cherchez P O M P O N I U S LÆTUS.

LÆTUS (Erafme-Michel) étoit Danois, & commença à fefaire connoïtre vers l’an 1560. Il a compofé un Poème en onzelivres fur l’Hiftoire des Danois, onze livres fur la Guerre desGoths, quatre fur la Navigation , autant fur la République deNuremberg. * Konig, Bibliotb. Vêtus & Nova.

LÆTUS (G.) de Moravie, mourut en 1642. Il a fait unCommentaire fur la Converfion de S. Paul. * Konig, Bibliotb.Vêtus £? Nova.

LÆTUS (Jean) publia un Abbrégé d’IIifloire eccléfiaftiqueen 1642. * Konig, Bibliotb. Vêtus & Nova.

LÆVINUS TORRENT INUS, vulgairement Van-der Beken ou Torrentin, fécond Evêque d’Anvers, & depuis qua-trième Archevêque de Malines , étoit natif de Gand. Il étudiaen Droit & en Philofophie à Louvain, & fit un voyage en Ita-lie , où fa vertu lui fit avoir part en l’amitié des plus illuflres per-fonnages de ce tems, comme les Cardinaux Sirlet, Borromée &Moron, & dans celle de Manuce, deGambara, & c. A fon re-tour dans le Païs-Bas, il fut fait Chanoine de Liège, ècenfuiteGrand-Vicaire d’Erneft de Bavière qui en étoit Evêque. Depuis,après s’être dignement aquitté d’une ambaftade auprès de Philip-II, Roi d’Efpagne, il fut jugé digne de l’Evêché d’Anvers, oùil fuccéda à François Sonnius qui en avoit été le premier Prélat.De cette églife il fut transféré à la Métropole de Malines, &mourut le 26 avril 1595. Il fonda à Louvain un Collège de Jé-fuites aufquels il légua fa Bibliothèque, & plufieurs médailles &pièces curieufes. Ce grand homme a compofé divers Poèmes,De Partu Virginis, libri très; De Vtta D. Pauli, libri duo; Decruento Sacrificio, libri quinque ; De Bello Turcico & Viüoria navaliapud NaupaÜum; Odarum ad Amicos , libri quinque; des Commen-taires fur Horace; & des Poëfies, qu’il dédia au Pape Pie V,& qui lui firent mériter le nom de Prince des Poètes Lyriquesaprès Horace. Il donna auffi une édition de Suétone, avecd’excellentes Notes. * Sandére, de Gandav. Erud. Claris, l. 2.Valére André, Bibliotb. Belgica, p. 608 Cf 609. Poflevin, inAppar. Sacro. Le Mire. Julte-Lipfe. Havenfius, de Ereü. Novor.in Belg. EpiJ'c.

LÆVINUS LEMNIUS. Voyez L E M N E.LÆVIUS ou LÆLIUS, Poète Latin, fut Auteurd’un Ouvrage intitulé, Erotopægnia, c’eft à dire, Jeux d’Amour,dont Aulu-Gelle cite deux vers, & Apulée fix. C’eft le mêmequia écrit un Poème des Centaures, cité par I'eftus. * Lilio-Giraldi, Dial. 4. Voffius, de Poët. Lat. Bayle, Diü. Crit.

LAF O N (Jacques) né à Touloufe le dixiéme juin 1656,entra dans l’Ordre de S. Dominique en 1678, fut choifi pourcontinuer l’année Dominicaine, & mourut dans fa patrie le fixié-me janvier 1715. U a eu quelque part au mois de feptembre del’année Dominicaine, & c’eft lui qui a donné le mois d’oftobre en1712. Il avoit publié en 1708 à Touloufe, des remarques furla Théologie Morale de M. Bonal, & lorsqu’il mourut, il ve-noit de mettre entre les mains d’un Libraire d’Avignon, ungrand Traité de Morale fuivant les principes des Thomiftes.

* Echard, Script. Ord. FF. Prced. tome 2.

LAG. L A H.

L A G AL LA (Jules-Céfar) Italien de nation, a paffé pourun des plus habiles Médecins & Philofophes de fon tems.

Il naquit l’an 1571, & fit de fi grands progrès qu’au fortir del’enfance, il fut reçu Dofteur à Naples d’une manière diftinguéeà portes ouvertes, & fans payer aucune finance. Peu après ilfut créé Médecin de la flote du Pape Sixte V: ce qui lui donna

oc-