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5 (1740) Lettres I - L
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l a c.

tie Pampelune. Ptolomée les nomme auflî Jaccétaniens, & on apcavé dans fes Cartes Accétaniens. 11 les met beaucoup plus auMidi dans la Catalogne entre l’Ebre & la Ségre, félon ce quedit le Père Lubin, qui ajoute dans fes Tables Géographiques,que Pline, l. 3- cb ■ 3» s’accorde pour le nom de ces peuplesavec Plutarque, &pour la iltuation avec Strabon. ih. Cor-

ne LA CtfÀÏfs, Sophifte Athénien fils d’un autre du mê-me nom & Difciple d’Héracléon, vivoit dans le cinquième fié-cle foùs le régne des Empereurs Marcien & Léon IL 11 écrivitune Hiftoîre intitulée, Iliftoria fecundum Cornutum. Conjultez

LACHA RE'S Roi de Diofpole en Egypte, vers l’an1377 avant J. C. fucceffeur de Séfoftris, régna huit ans. Oncroit que c’eft lui qui fit le Labyrinthe fuperbe qui étoit dans leNome Arfinoïte. * Manethon, apud Eufeb. Marsham, Can. Cbron.Du Pin, Bibliotb. Univerf. des Hift. Prof.

* L A C H E N, joli bourg du Canton de Zurich dans la Suif-fe eit bâti comme une ville, & l’on y a bâfl depuis peu uneég'life magnifique. 11 eit fitué au bord méridional du Lac deZurich ; auflî tire-t’il fon nom du mot Latin Lacus. C’eit l’abordde ceux qui veulent aller par eau de Zurich dans les Cantons desmontagnes. * Etat Délices de la SuiJJe, tome 2. p. 436. édit.d’Amlterdam 1730.

LACHE'SIS, l’une des trois Parques, qui, félon les An-ciens, tenoit le fufeau de la vie, que fa fœur Clotho filoit, &dont Atropos coupoit le fil. Lachéfis étoit ainfi nommée, parcequ’elle difpofoit du fort de la vie, félon le fens du mot GrecAzyzaw, c’eit à dire, fortior. * Lilio Giraldi & Cartari, aprèsHéfiode, in Tbeogonia.

L A C H 1, en Latin Lacbiwn & Petra. C’étoit anciennementune petite ville du Royaume de Macédoine. C’eit maintenantun bourg de l’Albanie, fitué fur la Mer Ionienne, à deux lieuesde la ville de Durazzo, du côté du midi. * Maty, Diiï. Géogr.

L A C H I S, ancienne ville de la Paleitine, de la Tribu de j u-da, entre Jechtel & Bafchat, à quatre lieues de Jérufalem ducôté du midi. Eufébe dit que Lachis étoit éloignéede fept mil-le d’Eleuthéropolis, du côté du midi dans le Daroma. L’Ecri-ture nous apprend qu'un Ange y défit l’armée de SennachéribRoi des Affyriens. * II. ou IV. Rois, cb. 18. Baudrand. Re-landi Palæftina, l. 1.

L A C ID E. Voyez L A C Y D E.

LACIS 1 US (Paul) Chanoine Régulier de la Congréga-tion de Latran au XVI iiécle, étoit de Vérone. Il enfeigna laLangue Latine dans le Prieuré de S. Frigidien àLuques, pen-dant que Pierre Martyr y étoit Prieur; & ayant goûté avec luiles dogmes des Proteftans, il le fuivit en Allemagne, où ils enfirent une profeifion ouverte l’an 1542. S’étant arrêtez quelquetems à Zurich, puis à Bâle, ils furent attirez à Strasbourg parMartin Bucer, qui procura à Pierre Martyr une chaire de Pro-feffeur en Théologie, & à Paul Lacifius la profeifion de la Lan-gue Gréque. Ce dernier mourut à Strasbourg. Sa Verfion La-tine des Chiliades de Tzetzès fut imprimée avec le Grec, l’an1546, à Bâle, chez Jean Üporin. * Bayle, DiÜ.Crit.

LACONIE, province du Péloponnéfe ou de la Morée, aporté autrefois le nom de Lélégie, d’Oebalie, & quelques au-tres noms pris de ceux des Rois qui y régnoient. Elle porte au-jourd’hui le nom de Tzaconie, & fes peuples celui de Tzacons.Sa principale ville étoit Sparte ou Lacédémone, & les autres,J.euétres, Epidaure, Ténare, &c. Elle contient aujourd’hui lePais des Mainotes, & les villes de Mijitra, Malvafia, Moé'na,Cucciava, Cbielifa, £? Zarnata. * Strabon, Géogr. I. 8.

LACROM A, petite Ille de la Mer Adriatique qui n’eltéloignée de Ragufe que d’une demi lieue. Richard 1, Roi d’An-gleterre, étant abordé à cette lfle, y vouloit accomplir un vœuqu’il avoit fait pendant une grande tempête, de faire bâtir unechapelle en l’honneur de la Vierge, fur la première terre qu’ilrencontreroit. Mais les Ragufiens lui ayant répréfenté que cet-te Me étoit en quelque façon de leur territoire, puis qu’elleleur appartenoit, l’engagèrent à faire rebâtir leur Cathédrale, cequi fut l’accompliffement de ion vœu. L’ifle de Lacroma a uneheure de circuit, &l’on y trouve une ancienne Abbaïe de l’Or-dre de St. Benoit, unie à la Congrégation du Mont-Caifin.* Th. Corneille, Dict. Géog.

L A C T A N C E F I R M I E N , ou plutôt Firmien La-ctance , Lucius Cœlius Firmianus LaBantius, célébré dans letroifiéme fiécle, & au commencement du quatrième, étoit Afri-cain, ou félon d’autres natif de Fermo, ville de la Marche d’An-cone, d’où l’on croit qu’il prit le furnom de F’irmien. lleutAr-nobe pour Précepteur en Rhétorique ; fit de fi grands progrèsfous cet excellent Maître, qu’il enfeigna depuis lui même à Ni-comédie; & fut choifi par l’Empereur Conftantin, pour êtrePrécepteur de fon fils Crifpe Céfar. Il a écrit en Latin plufieurslivres, qui font fi éloquens, qu’ils lui ont fait mériter le nomde Cicéron Chrétien. Les fept livres des Inftitutions font fonprincipal Traité. Il les compofa vers l’an 320 de Jésus Christ ,pour défendre notre Religion, & pour répondre à tous ceux quiavoient écrit contre. Il en fit un abbrégé dont on n’a qu’unepartie, & y ajoûta un livre de la Colère de Dieu. Il avoit fait au-paravant un livre de l’Ouvrage de Dieu, dans léquel il établit laProvidence, en faifant voir l’excellence de fon principal ouvra-ge, qui eft l’homme. S. Jérôme parle encore d’autres Ouvra-ges de Laélance, favoir, de deux livres à Afclépiade; de huit li-vres de Lettres: d’un livre intitulé le Fejlin, qu’il avoit faitavant que d’aller à Nicomédie ; d’un Poème en vers hexamètres,contenant la defeription de fon voyage; d’un Traité qu’il avoitintitulé le Grammairien ; & d’un livre de la Perfécution. De tousces Ouvrages, il y a des gens qui prétendent qu’il nous relie ledernier, donné au public par M. Baluze, fous le titre de la

LAC,

Mort des Perfécutturs; mais cet Ouvrage n’eft pas de Laélance,& c’eft Lucius Cécilius qui en eft l’Auteur. Le but qu’il s’ypropofe, eft de montrer que les Empereurs qui ont perfécutéles Chrétiens, font tous péris malheureufement. Le Poëme duPhénix qu’on attribue à Laélance n’eft pas d’un Chrétien, maisd’un Payen. *Le Poëine fur la Pâque eft d’un Auteur Chrétien,mais plus^ nouveau que Laitance; celui de la paillon de JésusChrist n’eft pas de Ion ftyie. Les argumens fur les Métamor*phofes d Ovide, & des Notes fur la Thébaïde de Stace, font deL,aétance-Placide Grainmarien. Il eft remarqué dans la Chroni-que d Eufébe, que Laélance vécut fi pauvre au milieu de laCour, que louvent il manquoit des chofes néceffaires, bien loinde rechercher les richelTes ôt les plailirs. il eft le plus éloquentde tous les Auteurs eccléfiaftiques. Son ftyie eft pur é CT al, na-turel, & entièrement femblable a celui de Cicéron/ B réfuteavec beaucoup de force la Religion des Gentils, &'établit peufolidement celle des Chrétiens; ayant eu, fuiva’nt S. Jérôme,plus de facilité à détruire les erreurs, que de feience pour éta-blir les Dogmes des Chrétiens. Il traite la Théologie d’une ma-nière trop philofophique; il n’a pas affez approfondi nos myfté-res, & il a même donné dans plufieurs erreurs. Les’Ouvragesde cet Auteur ont été imprimez plufieurs fois. t La première é-dition a été faite à Rome l’an 1468, in folio, par Conrad Le-weynheim; la fécondé à Rome l’an 1470, revue par un EvêqueItalien; la troifiéme eft de Venife l’an 1472. Ils ont été depuisimprimez dans cette même ville, dans les années 1483, 1490,1493; parBennalius l’an 1509, 1511, 1515; par Maurice l’an1521, & 1535 ; à Paris , chez Petit l’an 1509 ; à Rome l’an1574, 1583, & 1650; à Florence l’an 1513; à Bâle l’an 1521,15^3, i54<5, & 1563; deux fois l’an 1556; à Lyon l’an 1532,1570; à Anvers chez Plantin l’an 1539, 1570, 1582, 1587,1553 » &1556; à Genève l’an 1613; à Leide l’an 1662; à Am-fterdam l’an 1652. La dernière édition eft celle qui a été impri-mée à Amfterdam, -avec les Commentaires de plufieurs Auteurs :elle n’eft pas des plus exaltes. Erafme, Thomafius, lffæus,Berthius, Thifius, Thaddenûs , Galæus, ont fait fur cet Au-teur des Notes qui font rapportées dans cette dernière édition.Le Père Dom Le Nourri, Religieux Bénédiétin, a donné, en1710, une nouvelle édition du livre de la Mort des Perfécuteursqu'il n’attribue pas à Laélance ; mais comme on l’a dit cy-delfusà Lucius Cécilius qui vivoit au commencement du quatrièmefiécle. * Saint Jérôme, in Cbron. Anno Chr. 317. Epijl. 13. adPatdin. in Catal. c. 180. (fie. Plonoré d’Autun, de Lumin. Ecclef.Trithéme & Bellarmin, de Script. Ecclef. Baronius, in Annal.Du Pin, Bibliothèque des Auteurs Eccléfiaftiques des trois premiersfiécles.

* LACTANCE ou LACT ANTIUS, comme d’au-tres écrivent ce nom, Martyr Africain, qui fouffrit l’an 200, àCarthage. Voyez ABa Conjularia Martyrum Scillitanorum, apudTheod. Ruinartum.

LACTUCINE, Déeffe reconnue par les Anciens, pourcelle qui préfidoit aux fruits, lorsqu’ils étoient encore dans leurlait & dans leur première fève. Ce nom vient du Latin, Lac,lattis, lait. * Varron.

L A C U N A (André) Voyez L A G U-N A.

LACYDE ( Lacydes ) Philofophe Grec, fils d’Alexandre,natif de Cyréne, fut Difciple d’Arcéfilaüs & fon fucceffeur dansl’Académie. Diogène Laërce écrit qu’il fonda une nouvelle A-cadémie ; mais Cicéron allure qu’il fuivit les fentimens d’Arcéfi-laiis, & les Auteurs conviennent que c’eft Carnéade qui eft leFondateur de la troifiéme Académie. Il s’adonna de bonne heu •re-à l’étude, & malgré les incommoditez de la mifére & de lapauvreté, il ne laiffa pas de devenir habile Philofophe, & d’êtrefort agréable dans fes difeours. Il enfeignoit dans un jardinqu’Attalus Roi dePergame lui donna, & qui fut appellé de fonnom Lacydien. Il répondit à ce Prince, qui le demandoit en faCour, qu’il falloit regarder de loin le portrait des Rois. Plutar-que rapporte que Lacyde alfiftant à un jugement pour fon amiCéphifocrate accufé de crime de Léze-Majefté, le fauvaen met-tant le pié fur un anneau, que Céphifocrate avoit laiffé tomberdans le tems que fon accufateur demandoit cet anneau pour leconvaincre. L’accufé étant abfous, alla remercier fes Juges,entre lefquels il y en eut un qui, s’étant apperçu de ce qui s’é-toit paffé, lui dit, Remerciez-en Lacyde à qui vous en avez l’obliga-tion. Lacyde avoit une oye qui le fuivoit par tout: quand ellefut morte, il lui fit des funérailles auflî magnifiques que fi elleeût été fon fils ou fon frère : c’étoit une grande petiteffe pour unPhilofophe. La manière dont il mourut eft encore fort indigned’un homme fage. Athénée rapporte que Lacyde & un autrePhilofophe nommé Timon, ayant été conviez pour deux jours àun feftin, s’accommodant à l’humeur de la compagnie, ils bu-renttant, qu’ils s’en trouvèrent mal. Lacyde quitta le premier,mais il en eut une maladie, qui le fit mourir. Numénius ra-conte que Lacyde avoit foin de renfermer lui même fes provi-fions dans fa dépenfe, & qu’il en mettoit la clef dans un coffrequ’il cachetoit. Ses valets s’en étant apperçus, prirent la clef,burent & mangèrent fes provifions, & remirent la clef dans lecoffre, qu’ils trouvèrent moyen de recacheter avec fon cachet,qu’ils avoient furpris. Lacyde regarda la diminution de fes pro-vifions comme une chofe incompréhenfible , & s’en fervoltd’exemple pour prouver qu’il uvoit raifon de fufpendre en tou-tes chofes fon jugement. Ses valets fe fervirent du même princi-pe pour lui perfuader qu’il fe trompoit quand il croyoit avoircacheté fon coffre. Il avoit beau fe plaindre de ce qu’on le vo-loit, ils lui foutenoient qu’il fe trompoit, & il n’avoit rien,àleur répliquer, fuivant fes principes; mais enfin, las de fe voirpillé, & ne voulant plus qu’ils fe ferviffent de la même raifonpour foutenir leur vol, il leur dit: Mes enfans, nous dfputonsd’une manière dans P Ecole, & nous vivons autrement à la maifon.,B 3 Cet-