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5 (1740) Lettres I - L
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5o KUS.KUT.KUY.&c.

l’âge de 47 ans ; & y fut enterré en l’églife de faint André desArcs. Les Ouvrages de ce favant homme font, Hijîoria CriticaHomeri, Inoüavo, en 1 696; Bibliotbeca novorum libronm à menfeaprili anni 1697 , ufque ad finem anni 1699, cinq volumes, inocta-vo ; Jamblicus de Vita Pytbagorte cum ManuJ'criptis collants & illu-Jlratus, à Amfterdam 1707, in quarto; Suidas Gr. Lat. à Cam-bridge, trois volumes in folio; Arijlopbanes Gr. Lat. à Amfter-dam, 1710, in folio; Novum Tejiameiitum , Milii variantibus le-Stionibusauàum, Amélioré ordine dijpo/itum, à Amfterdam 1710,in folio; Diatribe Anti-Gronoviana, à Amfterdam 1713, in quarto;L. K. Epijiola ad Virum lliujlriffmum, in qua Præfatio quant VirClarijjimtts J. P. Novijjime DiJJ'ertationifuæ de aè're gravi propofuit ,refellitur, àLeyde, inoEtavo; De vero ufu Vetborum mediorum apudGrcecos, eorumque dijferentia a verbis aStivis & paffivis, adnexa ejlEpijiola de verbo Cemo, à Paris, en 1714, in douze; De MufœoAlexandrino Diatribe ; Ludovici Savoti Differtationes de Nummis an-tiquis, e Lmgtta Gallica in Latinam tranjlatæ aL. Neocoro; Pittuneantiques fepulcbri Nafoniorum, &c. ; Explication d’une InfcriptionGrèque envoyée de Sntyrne; Examen criticum editionis novifjimx He-rodoti Gronoviam. * Voyez le Journal de Trévoux de mars 1717.

* Le Père Niceron, Mémoires pourj'ervir à l’HiJloire des PlommesIllujlres, totne 1. p. 293 &fuiv. tome 10. p. 53. &c.

K U S T R I N. Voyez C ü S T R I N.

* K UT A SS Y (Jean) Archevêque de Gran en Hongrie,fut un favant homme, & Chancelier de Hongrie fous l’Empe-reur Rodolphe II, qui le iitEvêque deRaab. En 1594, il fut em-ployé conjointement avec quelques autres Confeillers, pour fai-re une alliance avec Sigifmoni Bathori, Prince de Tranffylvanie,& pour traitter du mariage de l’Archiducheffe Marie-Chriltierne.En 1596; il fut envoyé avec André Jerinus Evêque de Breflau,& trois autres encore, vers Sigifmond III, Roi de Pologne, pourle porter à la guerre contre le Turc. Cette négociation fut in-fruétueufe, mais cela n’empêcha pas que plufieurs Nobles Polo-nois n’allaffent fervir l’Empereur contre les Turcs. Lorsqu’ilfut de retour, l’Archevêché de Gran étant devenu vacant, ilfut honoré de cette dignité. En 1597, on lui conféra la chargede Sous-Palatin du Royaume de Hongrie. En 1599, il reçutconjointement avec les Comtes Palfy, François Nadafti, & Bar-thélémy Pézen, la commilîion de traitter de la paix avec lesTurcs dans une certaine ifie du Danube. Ces conférences n’eu-rent aucun fuccès à caufe des demandes déraifonnables desTurcs. Elles fe renouèrent en 1601, mais auffi inutilement queles premières. Il mourut la même année. * Gr. DiEt. Univ.Moll.

KUTTENBERG ou HORA. Cherchez CUTN-B E R G ou CUTTEMBER G.

* K U T U C H T A, nom d’un Grand Prêtre des Oftiackes.

On ne peut refpecter un homme plus qu’ils refpeftent le Ku-tuchta. Ils s’imaginent qu’il rajeunit tous les mois. C’eft qu’illaiffe croitre fa barbe d’une lune à l’autre, & ne fe rafe qu’à lanouvelle, auquel tems il a foin de fe parer extraordinairement,& de fe peindre le vifage. Quand il paroit en public, c’eft: tou-jours avec beaucoup de folemnité, au milieu de fes Lamées ouPrêtres, qui lui préfentent le même encens & les mêmes metsqu’à l’idole. Ces mets font au nombre de fept, du miel, dufucre, de l’hydromel, de l’eau de vie, du thé, du lait & du vin,aufquels ils fubftituent quelquefois des confitures féches. Lepeuple accompagne ces offrandes de cette acclamation, Ge GenKutucbta, c’eft à dire, Kutuchta ejl un Paradis brillant. Ce Ku-tuchta reçut les Millionnaires avec beaucoup d’honnêteté ; maisils n’avancérent rien par rapport à la Religion. * Bibliotb. Ger-manique, tome 2. p. 170 171.

KUYLEMBOURG. Voyez CULEMBOURG.

KUYNDER, en Latin Cuyndera, petite ville, où l’onvoit quelques petites fortifications. Elle eft dans l’Overiffel, l’unedes Provinces Unies des Païs-Bas, aux confins de la Frife, & àl’embouchure de la rivière de Kuynder dans le Zuyder-Zée.

* Maty, Dt£t. Géogr.

K U Z 1’. Voyez C U Z T.

K Y A. K Y B. K Y F.

K Y A K Y A ou II Y A K I A N G, ville de la Chine dépen-dante de celle de Linkiang, huitième Capitale de la Pro-vince de Kiamfi. Elle eft à cinq ou fix lieues de Kiexui. SesHabitans font demeurez en petit nombre depuis les malheursque les Tartares lui ont caufez trois ou quatre fois de fuite. Ily a des relies magnifiques de fa première fplendeur. Elle a desmontagnes voifines entre lefquelles celle de Mung eft d’une hau-teur prodigieufe. Le territoire de cette ville produit toute for-te de fruits & fur tout des oranges d’un très-bon goût. * Am-bajfade des Hollandais à la Chine, cb. 29. Th. Corneille, Diction.Géogr.

* K Y A U, ancienne famille noble d’Allemagne dans la Hau-te Luface pofféde dans ce païs-là les Terres de Gersdorf, de Sei-denberg, de Giesmandorf, de Friedersdorf, de Lohfa & de Trat-tel. Pierre de Kyau, Seigneur de Hirfchfeldt, étoit en 1396Commandeur d’un Ordre de Chevalerie. Conrad, Henri &Fre'de’ric , font nommez Grands Prieurs de l’Ordre de S. Jeanen Bohême dans des lettres patentes de l’an 1414. Henri poffé-doit encore en 1420 le bourg de Hirfchfeldt, litué dans le voifi-nage de Zittau. Ses Defcendans l’avoient engagé à la Régencede Zittaw, mais elle n’en fut en pleine poffeflion qu’après queConrad de Kyau lui eut vendu pour une certaine fomme lapart qu’il y avoit. Fre'de'ric-Wentzel de Kyau fut tué en1620 à la bataille de Weipenberg. Joachim-Conrad de Kyau,Seigneur de Lohfa étoit en 1717 Colonel dans les troupes duRoi de Pologne, & fon frère fervoit dans les troupes Saxonnesde ce Prince en qualité de Maréchal de camp. * Gr. DiS. Univ.

K Y B. K Y F K Y L.

Holl. Groffer, Laufn. Merbzv., partie 3. p. 47. Carpzovius, An-nales 7 Jttav.

K Y B U R G. Cherchez KI B U R G.

* K Y F H O E K, village de la Hollande méridionale, fur leDével, près de Dordrecht, vers l’oueft. C’eft une Seigneuriequi a dopné le nom à ia noble famille de Kyfhoek, ou qui l’areçu d’elle.

1,1 KYFHOEK, famille noble de la Hùllande méridionale.Florent de Kyfhoek, Chevalier, iffu de la Mailon d’Arkel é-poufa N. ... de Roffum, & en eut 1. Ze'ger qui fuit; 2. Lau-rent, dont il eft fait mention en l’an 1382; 3. Une fille, mariéeà Everard, fils naturel du Duc de Bavière, Comte de Hollan-de, Chevalier, Seigneur de Hoogwoude, duquel la famille deHoogwoude tire fon origine.

Ze'ger de Kyfhoek époufa Elizabeth , fille de Gisbert deLoon, & en eut 1. Florent qui fuit; 2. Henri-Ido, dont ileft fait mention dans les années 1397 & 1400; 3. Gisbert quifuivra ; 4. & Elizabeth, dont il eft fait mention dans les années1399 & 1420.

. Florent de Kyfhoek, Chevalier, Seigneur de Kyfhoek,acheta la Seigneurie de Goudriaan, & fut Grand Baillif de Bois-leduc en 1404. 11 étoit du parti des Hoekfches & de Jaqueline,pour laquelle il fe rendit maître de la ville de Schoonhoveu en1424. Dans la fuite il fut fait Conlèiller à la Cour de Hollande.Il mourut en 1449. 11 avoit époufé Alide Vander Werve, d unefamille noble dans cette partie de la Hollande méridionale qui aété fubmergée. 11 eut d’elle 1. Florent qui fuit; 2. Jeanne,mariée à Adam de Nifpen, Droffard de Breda & de Steenbergenen 1447 ; 3- & 'Léger.

Florent de Kyfhoek, Seigneur de Goudriaan, époufa Gillettede la Lekke, fille de Jean de la Lekke, Chevalier, Seigneurd’UTelmonde & à’Alide d’Egmont, qui fe maria en fécondes no-ces avec Jean de Naaldwyck, Chevalier, & en troiiiémes, avecPhilippe deSpangen, Chevalier. Florent mourut en 1472, nelaiifant qu’une fille, nommée Alide, qui à l’âge de fix ans futpromife à Jean d’Affendelf, fils aîné de Gérard d’Affendelf, &qui mourut en 1484, fans avoir eu lignée de fa femme. Elle é-poufa en fécondés noces le frère aîné de fon premier mari, Ni-colas d’Affendelf, Seigneur d’Affendelf, de Kralingen, de Be-foyen, &c. Chevalier, & mourut en 1530.

Gisbert de Kyfhoek, fécond fils de Léger de Kyfhoek, &d’ Elizabeth, fille de Gisbert de Loon, époufa Bar te de laquelle ileut Adrien qui fuit.

Adrien de Loon, Seigneur de Kyfhoek pour la moitié, E-chevin de Dordrecht. 11 époufa Pétronille, fille d’Abel Voor-koop, Seigneur de Karniffe & Bourguemaître de Dordrecht. Fil-le lui apporta de grands biens en mariage, & il en eut trois fil-les, 1. Elizabeth, Dame de Pietershoek & de Karniffe, qui époufaFrançois de Praat, Chevalier, Seigneur de Merwéde, Gentil-homme de la Chambre de Charles, Duc de Bourgogne, & quimourut en 1514, lailiantdes enfans; 2. Gisberte, mariée a Guiliau-me Ruigrok, Chevalier, dont elle eut des enfans ; 3. Parte , ma-riée vers l’an 1493, à Adrien Vander Werve, Chevalier d’An-vers, & Seigneur de Gyffenoudekerke, qui eut d'elle FrançoisV ander Werve qui fuit; Pétronille qui eut pour mari j^eand’Almon-de, dont elle eut des enfans; Anne, mariée à Jean de Nederveen,Seigneur de Dirkslandt, qui mourut en 1526 , & duquel elle eutdeux filles; Magdelaine, qui époufa Jean Oom de Wyngaar-den, duquel elle eut des enfans.

François Vander Werve, Seigneur de Gyffenoudekerke,mourut en 1541. Il avoit époufé Mathilde de Bronkhorft, delaquelle il eut 1. Marie, femme de Wolfert de Borffele, mortefans enfans; 2. Barte, mariée à Philippe de Stoppelaar, duquelelle eut François qui époufa Jujline Wits de Bruges; Jean, Phi-lippe, Elizabeth & Anne femme de Martin de Cromftreyen, Avo-cat à la Haye; 3. JuJle ou JojJe, Seigneur de Gyffenoudekerke& Baillif de Voorn , qui fut fait prifonnier dans un combat na-val , & tranfporté à Hoorn où il mourut. 11 avoit époufé Ger-trude de Serooskerke, de laquelle il eut François, Seigneur deGyffenoudekerke, mort en 1603, fans avoir été mariée; André& Adrien, morts aufli fans avoir été mariez; Léonore, Dame deGyffenoudekerke, mariée à Henri de Wyngaarden, morte fans laif-fer lignée; Anne, femme de Guillaume Vander Werve, Seigneurde Schilde, duquel elle eut des enfans; Mathilde, mariée àJean Vander Werve, frère du mari de fa fœur. Elle mourut àUtrecht en 1603, laiffant une fille nommée Marie. * Gr. Dict.Univ. Holl. Ancienne Chronique de Hollande par Guillaume Goud-hoeven, en Flamand. Simon van Leeuwen, Batavia Illujlrata.

K Y L. K Y N. K Y P. K Y R. K Y S.

K YLBURG, petite ville capitale d’un des Bailliages del’Eleétorat de Trêves. Elle eft fur la rivière de Kyll, à cinqlieues de la ville de Trêves, du côté du nord. * Maty, -DiSLGéogr.

KYLE, en Latin, Kila, Covalia, Coila, province de l’E-coffe méridionale. Elle eft bornée au nord par le Cuningham;au levant par la Cluydefdale; & au midi par la Nithefdale, leGalloway & le Carick. Le Golfe du Cluyd la baigne au couchant.Ce païs qui s’étend le long des deux bords de la rivière de Ky-le, peut avoir dix lieues de long, & cinq de large. Il eft fortfertile & bien peuplé; mais il n’y a aucun lieu confîdérablequ’Ayr, qui en eft la capitale. Les principales familles de laprovince de Kyle, font les Stuarts, les Campbels, les Cunning -bams, les Vallaces, les Crawfords, les Lockbards, les Chalmers,les Dumbars, & les Creigbtons. Campbel, Comte de Loudoun, eftBaillif héréditaire de cette province. L’Office de Baillif eft lemême que celui de Shérif en d’autres provinces. * Maty, Dict.Géogr. Etat de la Grande Bretagne fous George II, tome 2, p. 260.

K Y-