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£Hire, & on l’a furnommé un autre Avicenne^ II fe maria en1696 , avec Urfule Veifs dont il a laiffé quelques enfans, & furtout un fils, Doéteur en Médecine. * Difcours funèbre.
K O N I G (George) étoit d’Amberg dans le Paiatinat, où ilnaquit en 1590, & mourut en 1654. U profeffa la Théologie àAltdorf pendant 38 ans. 11 a publié Vindiciæ Locorum S. Scriptu-rce; Cafus Conjcientiæ Catechetici. Il a aufli compofé plufieurs Dif-putes imprimées féparément. Jean Conrad Durrius fit fon O-raifon funèbre. Il étoit père de George-Matthias Konig qui
K O N I G (George-Matthias) naquit à Altdorf ville de Fran-conie le 15 février 1616, de George Konig, Doéteur en Théolo-gie & ProfelTeur dans Püniverfité de cette ville. Après qu’ileut fait fes études avec beaucoup de fuccès, & qu’il fe fut fuffi-lammcnt exercé dans la 1 héologie , dans les Belles Lettres, &dans les Langues Orientales, il fut nommé à l’âge de 31 ans,c’elt à dire, en 1647, ProfelTeur en Hiftoire à Altdorf: emploiauquel on joignit en 1654 celui de ProfeiTeur en Langue Gré-que, & l’année fuivante celui de Bibliothécaire de l’Univerfité.11 fùccéda dans ce dernier à fon père, qui l’avoit rempli pen-dant quelques années. En 1667, il quitta la Chaire d’iliiloire,qu’il céda par ordre des Curateurs de TUniverfîté à Jean-Chri-itophle Wagenfeil, & prit à la place celle de Poëiie. H s’étoitmarié le 20 novembre 1648, & avoir époufé Anne-Mme, fillede JuJlin Hardefianus, Confeiller de la ville de Nuremberg. Ilen eut quatre enfans, qui font tous morts avant lui, & iliaperditelle même en 1686. Unefurdité qui lui furvintplufieurs an-nées avant fa mort, & qui s’augmenta confidérablement avec letems, l’obligea de s’interdire les exercices Académiques, & defe contenter d’enfeigner dans fa maifon. Il mourut le 29 dé-cembre 1699, dans fa 74 année. On a de lui, Tyrocinium Poè'ti-eum Grcecum, hoc ejl, Libellas, in quo Epitbeta, nomina, verba çfadverbta Græca, fecundum menfuram £? ordinem alpbabeticum colleBafunt ad ufum Tyronum, quo facilius Poëfin Grcecam acquirereexercere pofjént, Norimbergæ, 1637, inoBavo; (Il n’étoit enco-re qu’Etudiant en Philofophie & en Théologie, lorsqu’il fit cetO uvrage) Gartbii Lexicon trilingue, Jive Lexicon Latino-Germanico-Grcecum cum Prœfatione Dilherri, Norimbergæ, 1658, inoBavo;Gazopbylacium Latinitatis, feu Lexicon Latino-Germanicum , No-rimbergæ, 1668, in quarto; Georgii Konigii Cafus Confcientiœ,Aitorfii, 167b, in quarto; Bibliutbeca Fétus £? Nova, Altorfii,1678, in quarto. 11 n’avoit fait cet Ouvrage que pour fon ufa-fage particulier, & ce furent les follicitations des Libraires quil’engagèrent de le donner au public. Il ne méritoit pas cepen-dant de paroître, & on ne l’a recherché pendant quelque tems,que parce qu’on n’avoit rien de meilleur en ce genre. Ce qu’ildit des Auteurs eil fort peu de chofe ; on y voit rarement des da-tes, encore font-elles foiivent fautives. Il fe contente de mar-quer quelques Ouvrages fur chaque article , fans fe mettre enpeine de donner une lilte exaéte. D’ailleurs il attribue fouventà un Auteur des Ouvrages qui ne font point de lui, & ne ditrien de ceux qui en font inconteftablement; en un mot, ce li-vre eft rempli de fautes grofliéres & d’omilEons conddérables.C’eft le jugement qu’en portent Morhof, jean Mollerus, Stru-ve & plufieurs autres, & dont il eft facile de reconnoître la vé-rité , en le parcourant même légèrement. Jean Fabricius a don-né dans le troifiéme volume de l’Hiftoire de fa Bibliothèque , p..110, une lifte fort longue, des fautes qu’il a remarquées dansla Bibliothèque de Konig; mais il lui auroit été fort facile d’enrelever un bien plus grand nombre. Les autres Ouvrages de Ko-nig, font, Amaltheum Poëticum, Jive brevis £?accuratavocumfereomnium Profodia, Norimbergæ, 1671 , indouze; Indiculus Pomcyuniverfalis quadrilinguls , Norimbergæ, 1698, in douze; Notes furJuvencus, qui ont été inférées dans l’édition qu’Erard Reufchiusa donnée fous ce titre, Caii Vettii Aquilini Juvenci Htjlorice E-vangelicte libri quatuor cum Notis integris Georgii Matthice Konigii,Magni Omeijii, & Cbrijliani Scbatgenii, item Jodoci Badii, Ajcen-jii, Georgii Fabricii , aliorumque JeleBioribus , Lipfiæ, 1710, inoBavo. On peut voir fon Eloge inféré parmi ceux des Profeffeursen Philofophie de l’Univérfité d’Altorfpar Sigifmond-Jaques A-pinus. * Le Père Niceron, Mémoires pour J'ervir à l’Hijtoire desNommes Illuftres, £?c. tome 12. p. 84 £? J’uiv.
K O N I G I N G R E T Z. Fuyez KONINGRETZ.
KON'IGSBERG, KONIGSBERGEN & KO-NINGSBERGEN, appellée autrement Royalmont, villecapitale de la Prude Ducale, eft une des plus grandes, des plusriches & des plus belles de toute l’Allemagne. Elle eft fur lePrégel dans un territoire fort fertile. Cette rivière eft fi pro.fonde à Konigsberg que de grands vaiffeaux peuvent venir juf-ques au pont de la ville. On prétend qu’elle a été bâtie versl’an 12^4, dans le tems que Prémiflaüs Ottocare, Roi de Bohê-me, aidoit à faire’la conquête de la Samlande, pour les Cheva-liers de l’Ordre Teutonique. Les Grands-Maîtres de l’Ordre,après avoir perdu Marienburg, lieu ordinaire de leur réfidence,l’établirent dans la ville de Konigsberg, Le Markgrave George-Frédéric, l’a beaucoup embellie depuis l’an 1584, jufques à l’an1594, & le Roi Frédéric y a fait encore des changemens fortavantageux. Konigsberg eft proprement compofée de trois vil-les, de l’ancienne ville que l’on appelle Altfiadt, de Lobenicbt& deKneipbof. La dernière qui eft la plus nouvelle, forme uneelpéce d’ifle que l’on appelle aufli Pregelmunde & renferme quan-tité de beaux bâtimens. C’eft là que fe trouve l’Eglife Cathédra-le & l’Univerfité qui fut fondée en 1544, par Albert premierDuc de Pruffe. Le Roi Frédéric a ajoûté une quatrième ville àlaquelle il donna le nom de Frédériksftadt. 11 y a dans Konigs-berg & dans fes fauxbourgs feize églifes, & fept ponts fur lePrégel. On y trouve un grand hôpital, un Couvent pour desfilles nobles, fondé par le Duc Albert, & une Maifon d'Orphe-lins établie par le Roi Frédéric. Devant la ville, il y a une for-
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te citadelle, appellée Frédériksburg, & bâtie par Frédéric-Guitslaume pour la défenfe du havre, à l’endroit où le Prégel tombedans le Haf. Il a aufli fortifié la ville autant que le terrain qu’el-le occupe, pouvoit le permettre. * Gr. DIB. Univ. Holl. Scri-pt or es Prufftci Brandeùurgici. Brandenburgs Staat Géographie.
* KONIGSBERG, ville de la flaute Hongrie, à l’eftde Neytra, Neytrach ou Neytracht, dont elle eft éloignée d’en-viron iix lieues, & au nord de Gran à treize lieues de diftance.
* KONIGSBERG, ville du Royaume de Bohême dansla Préfecture d’Elnbogen, au fud-fud-oueft d’Elnbogen, dontelle eft éloignée de deux à trois lieues.
* KONIGSBERG, petite ville enclavée dans le CercledeFrànconie, & appartenante à la Haute Saxe, eft à l’eft-nord-eft de Schtveinfurt dont elle eft éloignée d’environ cinq lieues.
* KONIGSBERG, petite ville de HelTe au fud-oueft deMarpurg, dont elle eft éloignée d’environ quatre lieues.
KONIGSBERG ou KONINGSBERG, petiteviile du Cercle d’Autriche dans la Stirie, entre Cilley & Pettaw ;à fîx ou fept lieues de l’une & de l’autre. * Maty, DiB. Geogr.
KONIGSBERG ou K I N S B E R G, petite ville de laNouvelle Marche de Brandebourg, fur le Rorich. Elle eft versles confins de la Moytnne Marche & de la Poméranie, entreCuftrin & Gartz, à huit ou neuf lieues de l’une & de l’autre.On prétend qu’elle a été bâtie en 1255 par Prémiflaüs Ottocare,& qu’elle a autrefois été la capitale du païs. * Maty, DiB. Geogr.
KONIGSBERG ou KON 1 GSBRUCK, petiteville avec titre de Comté, dans la Haute Luface, à huit lieuesde Bautzen, vers le couchant, & à cinq de Drefde. * Maty,DiB. Geogr.
KONIGSBRUCK. Foyez l’article précédent.
KONIG S-E C K, petite ville de la Souabe, fituée entreles villes d’Uberlingue 6c de Buchaw, à quatre ou cinq lieuesde l’une & de l’autre. Ce lieu elt chef d'un Comté qui portefon nom, & dont dépend la Seigneurie de Rotenfels, qui eftaux confins du Comté de Brégentz & de l’Evêché d’Ausbourg.Les Comtes de Konigs-Eck font divifez en deux branches diftin-guées par les noms d’Aulendorf, & de Rotenfels. * Maty,DiB. Géogr.
* KONIG S-E C K , famille confidérable de Comtes del’Empire en Allemagne, a féance & voix à la Diète de l’Empire.On prétend qu’elle eft iflùe de Cunon, l’un des Courtifans desanciens Guelphes, que près d’Altorf en Souabe il bâtit en 650un château, auquel il donna le nom de Cunenis-egg, d'où eft ve-nu le mot de Konigs-Eck. Ce Cunon laiiTa trois fils, 1. 2. IVin-tbold I & Henri qui furent tuez dans la bataille qui fe donnaen 715 entre Charles Martel &Rainfroy, Maire du Palais du RoiChilpéric II ; & 3. Marquard I, qui fuit.
Marquard I, fils de Cunon, mourut en 720 dans le combat queCharlemagne livra aux Bavarois. Il laifla un fils nommé Jeanqui fuit.
Jean, fils de Marquard I, eut pour fils Ecbardl, qui floriffoitvers l’an 801. Dans la fuite la généalogie fut un peu embrouil-lée. Vers l’an 1170 vivoient trois frères dont le troifiéme ap-pellé Jean eut trois fils, 1. Bertbolde; 2. Everard qui fuit; &3. Rodolphe, Abbé de Kempten, vers l’an 1208.
Everard, fils de Jean, eut trois fils, 1. Frédéric', qui versl’an 1229 alla en Efpagne, & fe mit en tel crédit auprès de Jac-ques, Roi d’Aragon, qu’il lui fit époufer une Princelfe de Cardo-ne, de laquelle eft iffu Jacques de Konigs-Eck qui a fondé labranche de Scuteüis ; 2. Bertholde qui fuit; & 3. Æam qui af-fifta en 1235 au Carrouzel de Wirtzbourg.
Bertholde, fils à’Everard, Seigneur de Konigs-Eck & deFrauenhoven, fut Confeiller impérial, & vivoit vers l’an 1250.Il eut fix fils, 1. Otbon; 2. Robert, Chevalier, dont il eft faitmention en l’an 1278 ; 3- Ulrich I, mort vers l’an 1300; 4. Ber*tbolde, Seigneur d’Aulendorf, qui fe tint à la Cour de Savoye;5. Everard II, qui fuit; & 6 . Bernard, qui fe trouva en 1290au Carrouzel de Schweinfurt.
Everard II, fils de Bertbolde, fit préfent de la Seigneuriede Frauendorf au Monaftére de Weingarten. 11 eut trois fils,1. Everard III, qui vivoit en 1396; 2. Henri, Seigneur d’Ap-penweiler; & 3. Ulrich II, qui fuit.
Ulrich II, fils à'Everard II, mourut en 1375, laiffant cinqfils, 1. Bertbolde, mort en 1370; 2. Gauthier, Gouverneur duDuché de Souabe; 3. Everard IV, qui eut quelques enfans quimoururent jeunes; 4. Anfelme; & 5. Ulrich III, qui fuit.
Ulrich III eut cinq fils, 1. Ludolpbe, mort en 1418; 2. Ben*zo, mort en 1400; 3. Marquard, Grand-Maître de l’Ordre Teu-tonique, mort en 1440; 4. Jean IV, Confeiller de l’EmpereurSigifinond; & 5. Ulrich IV, qui fuit.
Ulrich IV mourut en 1444. Il eut trois fils, 1. 2. Jean V,& Leutolde, dont l’un alla s’établir en Prulfe, où il fonda la fa-mille des Barons de Konigs-Eck; & 3. Ulrich V, qui fuit.
Ulrich V continua la poftérité en Allemagne & eut pour filsMarquard III, qui fuit.
Marquard III mourut vers l’an 1500, & laifla entre autres fiisJean VI, qui fuit.
Jean VI eut quatre fils, r. Jean-Marquard, favant homme &Préfident de la Chambre d’Enlisheim, mort fans héritiers en1553; 2. Jean-Jacques, mort en 1567; 3. Ulrich VI, Chanoi-ne d’Ausbourg & de Confiance ; & 4. George II, qui fuit.
George II, Baron de Konigs-Eck & de Rotenfels, Seigneurd’Aulendorf & de Stauffen eut fix fils, 1. Bertholde VI, mort fanslaiifer d’enfans ; 2. Marquard, qui n’eut qu’un fils, nommé Jean-Guillaume, qui n’eut qu’une fille, nommée Marie-Atlne-Eufébie,mariée à Jean, Comte de Montfort; 3. 4. Jean-Jacques & Ber-tbolde, tous deux Chanoines; 5. 6 . Hugues & Jean-George,qui firent deux différentes branches, & qui auront chacun un ar-ticle à part.