e6 KIA. KIB. KIC. KID.
fleuve de la Chine, qui prend fa fource dans la province de Yun-nau, paifepar celles de Soutchuen, deHuquam, & de Nan-kin ; & après avoir arrofé quatre Royaumes dans l’étendue dequatre cens lieues, fe jette dans la mer orientale vis à vis del aie de Tçoummin, formée à l'on embouchure par les fablesqu'il y charrie. JL.es Chinois ont un proverbe, qui dit, la mern'a point de bornes , ü? Ie Eiam n'a point de fond, En effet, il nes’y en trouve point en quelques endroits, lis prétendent qu'end’autres il y a deux & trois- cens bralfes d’eau. Le Kiam a de-vant Nankin, à plus de trente lieues de la mer, une petite demi-lieue de large. Le palfage en eft dangereux & devient de jouren jour plus fameux par fes naufrages. Dans fon cours, qui efttrès-rapide, il forme un grand nombre d’illes, toutes utiles à laprovince, par la multitude des joncs de dix à douze piez de hautqu’elles produifent, & qui fervent au chaufage de toutes lesvilles des environs. La rivière, que les torrens des montagnesenflent quelquefois extraordinairement, devient fi-rapide, quefou vent elle emporte ces illes, ou les diminue de la moitié. Barla même raifon, il s’en forme ailleurs de nouvelles, & l’on eltfurpris de les voir ainli changer de place en peu de tems. Ce-la n’arrive pas toujours; mais il ne 1e paife pas d’année, qu ilne s’y trouve quelque changement. Les Mandarins, afin de nes’y point méprendre, les font mefurer tous .les trois ans, pouren'augmenter ou diminuer les droits lèlon l’état où elles fe trou-vent. * Le P. Le Comte, MémoiresJur l’état préfent de la Chi-ne , Lettre 4.
K 1 A N G S I. Cherchez Q U I S I A N S I.
K I A R A N ou C 1 ARANUS, K. E'R A N, Difciple deS. l’inien, bâtit dans le iixiéme liécle une Abbaïe à Clonmacnosen friande. 11 mourut âgé de 33 ans, en 549, & lailfa une Ré-gie Monaltique fort eftimée. * Jac. Waræus, de Claris HibernùeScript. I. 1.
Kl ARA N, ou CIARANUS de B ALAIGDUIN,en Irlande, elt auteur d’une Vie de faint Patrice. 11 mourut en778. * Jac- Waræus, de Clar. tlibernix Scriptor. I. 1.
KIBEROTNAVAH ou Kl ÜERO T H - fl A T A A-V A II. Voyez KlBRÜi’ HT A A V A.
K 1 BL AH, elt le temple de la Mecque, ou pour parlerplus proprement, la tour quarrée, qui elt au milieu de l’amphi-théatre de la mofquée. Ce mot lignifié en Arabe, un lieu verslequel on a le vifage tourné; & fe donne par les Turcs a ce lieude la mofquée de la Mecque, parce qu’ils doivent regarder dece côté-là en priant. C’elt pourquoi dans toutes les molquéesde la Turquie il y a une niche à la muraille, du côté qui regar-de la Mecque; & cette niche eft aufli nommée Kiblaü. * Ri-caut, de l’Empire Ottoman.
* KIBRO TH-TAA VA, ou CIïIBROTABA, ouCHIBROTH-HAT A V A H , mot Hébreu que l’on tra-traduit communément par les fepuicbres de concupifcence. Cefut là où les Ifraëlites arrivèrent le 23 du mois d’avril de la vint-troifiéme année depuis la fortie d’Egypte, étant partis le vintiémedu Mont Sinaï, après que Jéthro beau-pôre de Moïfe futretournédans la Province de Madian, & qu’il eut laiffé fon fils Hobab àla fuite & parmi les Troupes de ce Conducteur du Peuple deDieu, Nombres, cb. 10. 11 £? 29. Ce fut aulli leur treiziémecampement depuis leur départ de l’Egypte. Ils firent éclaterpour la fixiéme fois leur murmure contre Moïfe, fe plaignantqu’il les menoit & faifoit rouler dans un Défert, où ils fouf-froient des fatigues extraordinaires du chemin & de la difettedes vivres. 11 leur fâchoit de ne plus manger de viande, .& ilstèinoignoient un extrême regret d’avoir quitté l’Egypte, où ilsàvoient en abondance du poilfon, des concombres, des melons,des porreaux, & de l’ail, étant dégoûtez de la Manne, qu’ilsdifoient être ïnfipidc & leur faire foulever le cœur. Mais ils fu-rent bien furpris lorsque tout d’un coup le camp fut couvert de«tailles, dont ils fe nourrirent durant un mois. Dieu fut fi irritéde leur infolence, qu’il en punit plufieurs de mort fubite. Cefut là que Moïfe établit & s’affocia les foixante & dix Sénateurs,
our lui aider à foutenir le fardeau du Gouvernement & de la Ju-icaturè. Les Ifraëlites demeurèrent à Kibroth-Taava, jufquesau vintTixiême du troifiéine mois, qui eft mai. On appella celieu-là les fepuicbres de concupifcence, parce que Dieu y fit mourirceux qui avôïent murmuré contre lui & contre Moïfe, a caufequ’ils n’avoient point de viande & qu’ils étoient dégoûtez de laManne, & qu’il y fallut enterrer tous ces morts. De là ils allè-rent à Ilatferoth, où ils arrivèrent dans quatre jours. * Nom-bres, cb. 11.
* K I B T S A J I M, ou CIBSAIM, ville de la Tribud ’Epbraïm. Elle étoit une ville de réfugé accordée aux Lévitesde la famille de Kébath. * Jofué, cb. 21. v. 22. On dit qu’on lanomme aufli Gibfaïin, Jacinaam. * Simon, Dictionnaire de laBible.
KlBURG, ou KIBOURG, Kiburgium, ville de Suiffedans le Canton de Zurich, fur la rivière de Thœfs, à deuxlieues de Zurich, vers Confiance, a eu autrefois fes Comtes,& depuis eft tombée à la Maifon d’Autriche; enfuite à l’Empiredu tems du Concile de Confiance, par la confifcation des biensdu Duc Frédéric, & même par un traité qu’une femme de laMaifon des premiers Comtes fit avec l’Empereur, par lequel ellelui céda fes droits. En 1440, les Suiffes s’emparèrent de la vil-le; mais ils ne purent fe rendre maîtres de la citadelle. Ils refti-tuérent la ville en 1442 à l’Empereur Frédéric III. Enfin en1453, l’Archiduc Sigifinond la remit aux Suiffes, qui la poffé-dent encore à préfent. * Hottinger, Spéculum Reip. Tigurin.
* KIC IDA NI, KICYDANY, KIZIDANY &K I Z I D A Y, ville de Pologue , dans le Duché de Samogitie,eft arrofé par la rivière de Nicwiaza. Elle eft à peu près au fud-cft de Rofienne, dont elle eft éloignée d’environ dix lieues.
KI D D Ë R (Richard) Evêque Anglois fort célébré fur la fin
KID. KIE. KIF.
du liécle précédent, étoit natif de Suffolk & fut d’abord Minï-ftre à Londres. 11 obtint enfuite un Canonicat à Norwich, & de-puis le Doyenné de Pétersborough. Ayant pris le degré de Do-cteur en Théologie, la Reine Marie le nomma à l’Evêché deBath & Wells le 13 juin 1691, à la place de Thomas Kenn quiavoit été dépofé l’année précédente, parce qu’il ne voulut pasreconnoître le Roi Guillaume. II fut confacré à Londres le 30août dans l’églife de Ste Marie le Bow. Il étoit fort lavant &très-verfé dans la Litérature Hébraïque; c’elt pourquoi, lors-qu’une Société de Théologiens fe forma à Londres pour faire depetites Remarques litérales fur l’Ecriture Sainte, on lui donnapour fa tâche le Pentateuque, parce que pour l’expliquer il fautune grande Litérature Rabbinique. 11 acheva & publia cettepartie qui lui étoit échue, quoique tout l’Ouvrage ne fe finiepas, parce que les Théologiens Anglois étoient alors obligez des’appliquer à la controverfe contre la Religion Romaine qui me-naçoit de fe répandre en Angleterre. Lorsque dans les comrnen-cemens du régne de Guillaume III, on forma des projets pour la
réunion des Epifcopaux avec les Presbytériens, & qu’on dut re-voir & corriger toute la Liturgie Anglicane, if fut aufli du nom-bre des 30 1 héologiens que le Roi nomma pour cet Ouvrage,de l’avis de Tillotfon , & fut chargé défaire une nouvelle Tra-duélion des Pfeaumes; mais ce Jelfein ne fut pas non plus exé-cuté. 11 eut quelques difputes avec M. Jean le Clerc, parce qu’ill’avoit mis au rang des Déïftcs dans une’ Differtation ; fur quoiils s’écrivirent quelques lettres, qui ont été inférées dans le qua-trième tome de la Bibliothèque Cooijie. Enfin cet Evêque fut écra-fé dans fon lit par la chûte d’une cheminée qu’une grande tem-pête renverfa le 26 novembre r703. il eut pour fuccefteur le cé-lébré George Hooper. 11 a publié en Anglois les Ouvrages fui-vans , The joimg Mens Duty ; Convivium cœlejîe ; Cbriftian Suffererfupported ; Cbarity diretted; Commentaire fur le Pentateuque avec uneüijfertation ; L’Auteur du Pentateuque, en deux tomes, in o:ia-vo; Demonfltation of tbe Meffias, en trois tomes , in oCtavo; Ser-mons quelques autres Ouvrages de Controverfe, ç fc. * Ex ejusScript. Le Néve, Fajii Eccl. Angl. Nichais Defenf. Eccl. Angl.Le Clerc, Bibliotb. Cboifie. Dict. Allemand de Bâle.
* KIDDERMINSTER, beau bourg d'Angleterre dansla province de Worcefter, fur la Stoure, au nord de Worcefter,dont il eft éloigné d’environ cinq lieues. 11 s’y fait un grandcommerce de draps. * Beeverell, Délices d'Angleterre, p. 480.
K 1 D O N. Voyez C H 11>0 N.
* KIDWELlY, bourg de la Principauté de Galles en An-gleterre, dans le Comté de Caermarden. il eft fitué fur le riva-ge d'e l’océan, partagé en deux par une rivière nommée Givin-draetb, c’eftàdire, Sable blanc, & accompagné d’un vieux châ-teau. * Beeverell, Délices d’Angleterre, p. 425.
KIE. KIF. Kl H. K IL.
K l E G A N. Voyez C H I E G A N.
KIEL, ou K 1 E L E, ville d’Allemagne, dans le Duchéde Holface ou de Holftein, eft fituée fur la Mer Baltique, où el-le a un port trés-coinmode, quf la rend fort marchande; elle eftaulfi défendue d’une bonne citadelle, bâtie fur une éminence.Il y a une Univerfité fondée l’an 1669, & c’eften ce lieu qu’011fait tous les ans les affemblées de ce Duché. Cette ville a étéfort maltraitée dans le XVII liécle par les Suédois. * Bau-drand.
* KIELMANSEGGE, nom de deux familles de Ba-rons en Autriche & dans le Holftein.
K I E M I. Voyez K I M I.
KIENN 1 NG, grande ville dans la province de Fokien,dans la Chine, eft capitale d’un territoire de même nom, & com-mande à fix citez. On y voit un fuperbe pont, fur la rivière deMin, dont les deux côtez font bordez de maifons & de bouti-ques; & au bout de ce pont il y a un temple fort magnifique.La ville eft affez marchande, parce que les barques y patientpour aller dans la province de Chékiang. Lorsqu’elles font ar-rivées à la cité de Pucing, on débarque les marchandifes, queles Portefaix tranfportent jufqu’au bourg de Pinghu, qui eft dureffort de la cité deKiangxan, au territoire de Kiuncheu, dansla province de Chékiang. Il y a trois journées de chemin, en-tre les montagnes & les vallées. Ces Portefaix font au nombrede dix mille, toujours prêts à férvir les Marchands; & portentleur charge avec une force & une induftrie furprenante, fe fer-vant de leviers, & de cordes fi bien compaffées, que chacun par-tage également la pefanteur dû fardeau. Ces hommes font ainli,ce que nos Ingénieurs auraient bien de la peine à faire avec leurs-machines; & on les voit porter fur leurs épaules de grands mar-bres , qu’il faudroit ici traîner à force de chevaux. Proche dePucing, il y a un beau pont de bateaux, & un temple fameux,dédié à l’honneur de Chuvencungùs, Interprète de la Philofo-phie de Confucius. Cet Interprète eft en fi grande vénération,que l’Empereur de la Chine a ordonné que fes Commentaires fe-raient lus dans toutes les Univerfitez. Auprès de la cité deKunggam, eft la montagne de Vuy, célébré pour les temples &les couvcns d’Hermites qui s’y font retirez, après avoir mépriféles richeffes & les dignitez du monde. Vers le milieu du XVIliécle, un de ces Solitaires, qui gouvernoit deux de ces tem-ples, embraffa la Religion Chrétienne; & ayant brifé les idoles,mit dans l’un l’image de Jésus Christ, & dans l’autre celle dela Vierge. Depuis ce tems-là il y a eu plufieurs Chrétiens, &quantité d’Hermites, qui y vivent fainteinent. * Le P. Martini,Defcription de la Chine, dans le Recueil de Thevenot, vol. 3.
K I E S S. Voyez W I N D A W.
K I E U K I A N G. Voyez CHIEUCHIANG.
* KIFEL (Henri) en Latin Kifelius, d’Anvers, naquit en1383- Il enfeigna les Humanitez à Anvers; la Philofophie à
Lou-