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5 (1740) Lettres I - L
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ï6 K A U. K A Y.

vement, fe cacha pendant trois jours dans une caverne près duchâteau de Steina, & demanda grâce au Prince Erneft. 11 écri-vit en fuite à Frédéric de Schœnburg, Capitaine à Zwickau, &lui promit de rendre le Prince à condition qu’on leur accorde-ïoit leur pardon: ce qui leur ayant été promis, ils livrèrent lePrince à llartenitein. Le Prince Albrecht fut rendu à l’Eleéteurfon père à Altenburg & le Prince Erneit à l’Eleétrice fa mère àChemnitz, après quoi toute la Cour fe rendit à Ebersdorf. Ony rendit grâces à Dieu & l’on y confacra les habits des Princes &du Charbonnier en mémoire de cette délivrance. L’Eleéteur ac-corda en récompenfe au Charbonnier le privilège de couper au-tant de bois qu’il lui en faudrait pendant toute fa vie. On luidonna outre cela un bien affez conlidéra'ble & une penfion an-nuelle de quelques niefures de blé, dont la poftérité de ce Char-bonnier jouît encore aujourd’hui. Cuntz eut la tête tranchée àFreyberg le 14 juillet, & fut enterré en Gentilhomme dans l’E-glife de S. Pierre, d’où cependant fon corps fut transféré quel-que tems après dans le village de Neukirch qui elt dans le voifi-nage de Freyberg. Ses parens avoient obtenu fon pardon, maisla nouvelle en arriva trop tard. Schwalbe & quelques autresfurent tenaillez & écartelez à Zwickau. De Mofen & Schœn-fels eurent leur grâce fuivant la promeffe que le Prince leur enavoit faite: on ne fait cependant pas ce qu’ils devinrent dans lafuite. * Bojemi Vita Alberti. Fabricii Orig. Saxon. Spangen-berg ,'Chron. Mansf. Albinus, Cbron. Mifn. Franck, Coron. Sa-gittarius, de Plagio Kauffungi. llechenberg, de Raptu Ernejli &jAlberti. Di cl. Allemand.

K A U G H A. ) Voyez G A O G A.

K A U L I S : c’eft le nom d’une vilaine race de gens répan-dus dans les lieux les plus écartez des fauxbourgs d’ifpahan.C’eft une fale canaille, qui croupit dans l’oilîveté, couverte delambeaux, & qui reffemble à ces Bohémiens qui courent l’Europe.Les Kaulis font un Coîps d’environ mille hommes ou femmes.Ils demeurent étendus tout le long du jour au foleil fans jamaisrien faire; mais dès le foir & toute la nuit ils vont à la picorée :leurs femmes feulement font des tamis & quelques gros ouvragesde crin. Du relte ils font fans Religion & fans culte, ils fe mê-lent à la manière des brutes fans aucune diitinétion de parenté.On dit qu’ils fe font perpétuez de la forte de tems immémorial,& qu’il faut rapporter leur origine au tems d’Abraham. Le mot deKauly , dans l’ufage, marque un homme exécrable, & particu-liérement un inceltueux; fans doute parce que les Molla Perfansles font defcendre d’un incefte entre un frère & une fœur. Onles appelle aullî Korbetis & Koboaiis. * Chardin, Voyages, &c.tome 3 .p. 49.

* KAUNITS, nom d’une famille de Comtes, des plusconfidérables de la Moravie & de la Bohême. La Seigneurie deKaunitz elt en Moravie, fur la rive droite de la rivière d’Igla,prefque au midi de Brino, dont elle elt éloignée de trois à qua-tre lieues.

* KAUNITS (Dominique André, Comte de) fils de Léo-pold-Guillaume, Comte de Kaunits, & d 'Eltonor, lille de Maxi-milien, Prince de Dietrichltein, naquit vers l’an 1655. Il fe di-Itingua tellement par fa capacité, que l’Empereur Léopold en1687 le préféra à des perfonnes du premier rang, pour lui confé-rer la dignité de Confeiller Privé. Ce Prince l’honora quelquesannées après du Collier de l’Ordre de laToifon d’Or, & 1 en-voya en 1694 pour AmbafTadeur auprès des Etats Généraux desProvinces-Unies, & l’année fuivante auprès de l’Electeur de Ba-vière à Bruxelles. En 1697, I e même Prince le nomma pour fonPlénipotentiaire à la paix de Ryfwick. En 1696, il fut faitSous-Chancelier de l’Empire, mais il ne prit polièffion de cettecharge qu’après la paix de Ryfwick. Il étoit infatigable à rem-plir les devoirs de fa charge, & pour le foulager on lui donnapour Aide, en 1702, le Baron jofeph-Frédéric de Seiler, quiavoit été le troifiéme Plénipotentiaire de l’Empereur à la paix deRyfwick. Il mourut d’une apoplexie le onzième janvier de l’an1705 , & on le trouva mort dans fon lit. 11 avoit époufé Marie-Eléonor, lille à’Adolphe Wratillas, Comte de Sternberg & premierRurgrave du Royaume de Bohême, morte le deuxième décem-bre 1706. En mourant il laiffa trois fils & quatre filles, 1. Fran-çois-Charles, Comte de Kaunitz, né l’an 1676, qui fut Auditeurde Rote, Prévôt du vieux Oetingen, Chanoine de Saltzbourg,de Pallau & d’Olmutz, & enfin Evêque de Laubach, mort le 25décembre 1717; 2. Maximilien-Ulric , Chambellan de l’Empe-reur, Confeiller Aulique, envoyé l’an 1717 en ambaffade dansles Cours des Eleèteurs & des Princes de l’Empire, marié le fi-xiéme août 1699, avec Erneftine-Françoife, Comteffe héréditaired’Ooft-Frife & deRietberg, fille de Ferdinand-Maximilien, Com-te de llietberg , de laquelle il eut plufîeurs enfans; 3. Jean-Guillaume , né en 1697, mort jeune ; 4. Marie-Eltonor, mariée àFrançois-Vencejlas , Comte de Trautmansdorf; 5. Marie-Domini-que, mariée en 1712, à Philippe-Jofepb, Comte de Rofemberg;6 . Françoife-Gabrielle-Joféphe, mariée en 1711, à Albert, Comtede Heifter. * Gr. Dict. Univ. IIoll. Balbini Epit. Rer. Bohem.

K A U W E N B U R G. Voyez KOUWENBERG.

KAY (Guillaume) Peintre, natif de Breda, avoit étudié àLiège fous Lambert Lombard. Sandrart, après l’avoir loué com-me un habile Peintre, en fait l’éloge comme d’un très-honnêtehomme. Il demeurait à Anvers, où il vivoit d’une manière,magnifique en toutes chofes. 11 a fait un grand nombre de por-traits peu inférieurs à ceux d’Antoine More. Un jour qu’il fai-foit le portrait du Duc d’Albe, & qu’il avoit feint qu’il n’enten-doitpas l’Efpagnol, un Officier de lajuftice criminelle vint de-mander à ce Duc fes ordres touchant le Comte d’Egmont, àquoi il répondit qu’on l’exécutât, fans perdre de tems. Cet ordrefit tant d’impreffion fur l’efprit du Peintre, qui aimoit la Nobleffede fon païs, qu’étant retourné chez lui, il tomba malade & enmourut en 1 558. * De Piles, Ahbrégé de la Vie des Peintres, p. 365.

KAY. KAZ. KEA. &c

K A Y E (Jean) Voyez C A I U S.

K A Y L. Voyez K E Y E L.

KAY S'E R S P E R G , en Latin Kayferfperga ou CœfarisMons, petite ville de la Stirie, fituée fur la rivière de Saltel,dans le Comté & à l’Orient de la ville de Cilley, donc elle eltéloignée de lix lieues. * Maty, Dià S. Géogr.

K A Z E R O M. Voyez KARZEROM.

KA'ZIMIERS, ville de Pologne. Voyez CASIMIR,ville de Pologne.

KEA. KEB. K E C. K E D.

E A N R O S S. Voyez K I N R O S S.

KEARNÆUS (Barnabé) Jéfuite Irlandois, mourutâgé de foixante & quinze ans, en 1640. 11 avoit publié en1622, l 'Héliotrope, ou des Sermons, tant furies Fêtes que furles Dimanches durant tout le cours de l’année. * Alegambe, p,55-

K E AU LIN, Roi des Saxons occidentaux en Angleterre,fuccéda à fon frère Kenrick en 565. 11 fit la guerre contre lesBretons, qu’il défit deux fois ; la première, à Déreham dans leComté de Gloceffer, où il tua trois de leurs Rois, après quoi ils’emp'aradeGlocefter, de Cirencelter &de Bath, qu’on nommoicalors Badencefter; la fécondé, à Fethanloag, d’où il retournachargé de dépouilles. Mais les Bretons le rencontrèrent furune montagne couverte de bois dans le Wiltshire, ruinèrenttoute Ion armée, & le chafTérent de fon Royaume. L’annéefuivante il mourut fort pauvre, après avoir été le plus puillantRoi de fa nation. * Dict. Anglais.

K E B B E R S, Payens que l'on fouffre à Ifpahan en Perfe,& qui y demeurent dans le fauxbourg, nommé Kebrabath. Keb-ber lignifie infidèle, & vient du mot Turc Kiaphir, qui veut direRenégat. Us n’ont rien de commun avec les Perfes que le lan-gage. Leur habit eft tout à fait différent, & ils portent la barbefort grande, contre la coutume de ces peuples. Us n’onc ni ba-teme, ni circoncifion, ni églifes ou temples, ni Prêtres. Usn ont meme aucuns livres de Morale ou de dévotion. Us croyentnéanmoins 1 immortalité de l’ame, & quelque chofe d’appro-chant de ce que les anciens Payens ont écrit de l’Enfer & desChamps Elyfiens. Quand quelcun d’eux meurt, ils lâchent uncoq de la maifon du défunt, & le chaffent vers la campagne; &fi un renard l’emporte, ils croyent que fon ame eft fauvée;mais ils ont une autre preuve, qu’ils eftiment encore plus cer-taine. Us parent le corps du défunt de fes pltls beaux habits y 6:de ce qu il avoit de plus précieux, comme de chaînes d’or, debagues & d autres joyaux; & en cet état ils le portent au cime-tière , ou ils le mettent debout contfeja muraille, & l’arrêtent encette polture avec une fourche, qui lui foutient le menton. S’ilarrive que les corbeaux ou les autres oifeaux lui arrachent l’œildroit, on le confidére comme un bienheureux, & on enterre lecorps avec beaucoup de cérémonies; mais fi les oifeaux lui crè-vent l’œil gauche, c’elt pour eux une marque infaillible de ladamnation, & on le jette dans une foffe la tête la première.

* Oléarius, Voyage de PerJ'e.

Orques) Mathématicien Allemand, vivoit dansle XVI liécle 1 an 153<5, & compofa divers Ouvrages, de l’Arith-métique, de P Afirolabe, &c.

KE-CIO, KECCIO, KE’CE OU C H E’ C O, Kecium,Cbecwn , ville d Afie dans l’Inde delà le Gange, & capitale duRoyaume de lonquin, dont on lui donne quelquefois le nom.Sa lituation elt fur une grande rivière, à quarante lieues du Golfede la Cochinchine. On croit qu’elle pourrait bien être l’ancien-ne Davna, capitale des Daoniens. * Maty, Ditl. Géogr.

^ ^ U K E R M A N (Barthélemi) natif de Dantzic, y futProfelfeuren Ihéologie au commencement du XVII fiécle. U acompofe un grand nombre d’Ouvrages pleins de citations, & quiont louvent été citez. U étoit Calvinilte, & mourut l’an 1609,âge de 38 ans. * Bayle, Ditl. Crit.

K E'D A R. Voyez CE'DARi

, * Ç na q u it à Emmeric en 1597, dans lé Du-

ché de Cléves, & entra en 1617 dans la Société des Jéfuites.Des fa plus tendre jeuneffe il fut toujours fort animé contre les,“ans, & s’appliqua â prêcher la Controverfe. U mouruta Vienne en Autriche le 27 mars de l’an 1657. Ses Ecrits quilont au moins au nombre de 34, font la plupart contre les Pro-teltans. * Gr. Ditl. Univ. IIoll. Alegambe, Bibliotb. Script. S.J- P‘ 517- Cfjuiv.

, ? 0 T H > ou C E'D E'M O T II, Défert dans

la Iribu de Ruben. Ce fut de ü que Moïfe envoya des Ambaf-ladeur a Stbon Roi de Hefçbon, pour lui demander paflage furles Terres, a condition que les Ifraëlites fuivroient toûjours legrand chemin, fans s’écarter ni à droite, ni à gauche, & qu’ilspayeromntpar tout, jufques à l’eau, fi Sihon le vouloit ainiï.Us n épargnèrent ni prières, ni foumifiion, pour porter ce Prin-ce a leur faire cette honnêteté. Us lui remontrèrent que ceuxqui habitoientle Païs deSéïr, étoientDefcendans d ’Efaü, &quelesMoabites n’avoient point été fi durs envers eux, que de leurrefufer une grâce de fi peu de conféquence. Il la leur refufa avecobftination, & même vint en armes au devant des Ifraëlites,pour s’y oppofer, en cas qu’ils vouluffent s’ouvrir le paffage parla force. Cette réfiftance ne réüffit pas à Sihon. Les Ifraëlitesle défirent, & pafférent fur le ventre à toutes fes troupes.

* Deuteronome, cb. 2. v. 26. 1 . Cbroniq. ou Paralip. ch. 6. v. 79.Le mot de Kédémotb, lignifie Mer Morte, ou, Principe de mort.Simon ' Dictionnaire de la Bible.

* ^ D E'M O T H, ville dés Lévites dans la Tribu de /?«-

ben. * joj'ué, ch. 13. v. 18 . &cb. 21. v. 37. I. Cbron. ou Para -lip. cb. 6. v. 79.

K E'D E R (Martin) de la Société Royale des Antiquaires de

Stok-