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fa femme d’aller a l'Affemblée des Chrétiens, prier pour lui,& le recommander aux Fidèles. Mais voyant que fon repen-tir n’étoit point (incére, elle’n’y alla point; & irrité de ce re-fus, il conjuroit le Dieu des Chrétiens de lui ôter promtementla vie. Ce Dieu l'exauça dans fa colère, & le tira du mondeau moment qu’on lui lifoit divers Oracles qui lui promettoientqu’il n’en mourroit point. Tout Antioche regarda cette mortcomme une punition vifible. * Voyez les Aétes du martyre defaint Théodoret.dans le Recueil des Aétes fincéres donnez parDom Thierri Ruinart; I’Hiitorien Théodoret, l. 3. cb. 13. So-zoméne, /. 5- cb. 8. la Vie de l’Empereur Julien l’Apoftat, parle Père de la Blctterie de l'Oratoire, I. 5. Cet Ouvrage eltécrit avec beaucoup d'agrément & de folidité: c’eit le feul oùl’on puitre bien apprendre ce qui regarde l’Empereur Julien,fa conduite & fes écrits, dont l’Auteur annonce une Tradu-étion I'rançoife. * Supplément de Paris 1736.
JULIEN. 11 y a eu deux Tyrans de ce nom : l’un nomméMarcus Julianus, qui étoit Gouverneur de la Vénétie l’an 284,lorfque Numérien fut tué par Arrius Aper. La haine qu’onavoit conçue contre Carin le porta à tenter les troupes dePannonie, qui effeétivement rejoignirent à lui; & ce fut avecelles qu’il alla chercher Carin, après la défaite de qui il com-ptoit d’aller au devant de Dioclétien ; mais la perte d'une ba-taille auprès de Vérone ruina ces beaux projets, & il y fut tuélui-même en combattant vaillamment. L’autre eft bien moinsconnu: le jeune Viétor dit qu’il fe révolta en Italie; & qu’â-pres la perte d’une bataille, il s’enfonça un poignard dans lel’ein,& le jetta enfuitedans le feu; mais cet Auteur elt fi brouil-lon, qu’on ne lait s’il n'a pas voulu parler de celui dont onvient de donner l’Hiltoire. Aurelius Viétor dit que celui-cife révolta en Afrique, & périt peu après. Il n’en marque pasle terris, & je ne fai fl on peut lui donner une Infcription qu’ontrouve dans Goltzius, où il elt appeilé Quinlus Trcbonius Julia-nus, parce que cette Infcription elt fort fufpeéte.
JULIEN, faux Meffie qui parut dans la Paleltine fous lerégné de l’Empereur Jultinien. Cet Impolteur prenant la qua-lité de Conquérant, lit armer tous ceux qui furent affez cré-dules pour le fuivre. Les féditieux fondant fur les Chrétiens,qui s’imaginoient de n’avoir rien à craindre d’une Nation fifouvent domptée, en firent un affez grand carnage. Les trou-pes de Jultinien accoururent au fecours des Chrétiens; ellesdilflpérent dans peu ces Mutins qui manquoient d’expérience.Leur Chef fut pris & puni de mort, ce qui termina ce foulé-vement arrivé en 520. * Bafnage, Hifi. des Juifs , &c. tome4. p. 139s.
JULIEN, fécond fils de Conftantin le Tyran, fut crééNo-biliffime, & fut tué l’an 411, avec fon père, par le comman-dement d’Honorius.
JULIEN, Seigneur Efpagnol, étoit Comte de Ceuta, vil-le Capitale d’un Gouvernement des Goths d’Efpagne, fituéefur la côte d’Afrique, proche du Détroit de Gibraltar, où lesGoths poffédoient quelques places l’an 710. Ce Comte ayantappris que fa fille nommée Cava, avoit été violée par Rodri-gue ou Rodéric, Roi d’Efpagne, diffnnula quelque tems fondéplaifir ; & parce que les Arabes avoient une puiffante Arméeen Afrique, il prit ce prétexte pour fupplier le Roi de lui per-mettre d’aller en fon Gouvernement. Il emporta ce qu’il a-voit de plus précieux, & paffa à Ceuta avec fa femme : puisfeignant qu’elle étoit à l’extrémité, il pria le Roi de permet-tre à fa fille de lui venir dire le dernier adieu. Lorfque Julienfe vit en fûreté avec fa famille, il chercha les moyens de fevenger, & fit part de fes reffentimens à Muça, Général del’Armée du Calife de Damas, qui étoit en Barbarie. Il lui pro-mit non feulement de lui remettre entre les mains les placesde fon Gouvernement, mais aufll de le rendre maître de tou-te l’Efpagr.e, s’il vouloit lui donner des forces. Muça lui a-yant envoyé douze mille hommes, il conquit une partie del’Efpagne, &y donna entrée aux Arabes, qui la fournirent àl’obéïffance du Calife; mais ce malheureux Comte, ayant étéfoupçonné par Muça d’avoir quelque intelligence avec lesChrétiens contre les Arabes, eut la tête coupée par ordre dece Général l’an 717. * Marmol, de l'Jfrique, l. 1.
JULIEN, Evêque d’Alexandrie, fuccéda à Agrippa, ouAgvippin, vers l’an 177 ,& gouverna cette Eglife jufqu’en 187,qu’il eut Démétrius pour fucceffeur, félon Eufébe & Baronius.11 y a encore eu deux Evêques de Jérufalem de ce nom, dansle fécond fiécle.
JULIEN, Pélagien & Evêque d’Edane, ou félon d’autresde Céléne, dans le cinquième fiécle, étoit fils de Mémorius, E-vêque de Capoue, & l’un des plus chers amis de faint Augu-ltin. Nous voyons par une Lettre qu’il lui écrivit, Epift. 13,en lui envoyant fon VI livre de Mufique pour fon fils Julien,qu’il aimoit beaucoup celui-ci, & qu’il avoit une paflion extrê-me de le voir. 11 avoit été marié, & nous avons fon épitha-lame entre les Poèmes de faint Paulin. Après la mort de fafemme,il fut élevé au Diaconat;puis à l’Evêché d’Eclane, pe-tite ville fituée près du Lac Ampfanchin, entre la Campanie& la Pouille : on la nomme aujourd’hui Fringent. C’eft le fen-timent de faint Profper; car Gennade dit, qu’il fut Evêque deCapoue. Quoi qu’il en foit, il étoit éloquent & avoit l’efpritbrillant & agréable, fi l’on en juge par les fragmens que nousavons de fes Ecrits dans ceux de faint Auguftin. Béde lui at-tribue un Livre intitulé, De ïAmour ; Un Commentaire fur leCantique des Cantiques, où il dit, que le poifon étoit cachéfous les fleurs de l’éloquence. Il fait encore mention d’unOuvrage de Julien, intitulé, De la Confiance ; mais il fe trom-pe , lorfqu’il croit que cet Hérétique écrivit àDémétriade,parce qu’il eft fur que ce fut Pélage. Julien lut le premier li-vre des Noces & de la Concupifcence, que faint Auguftin avoit
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publié, & en écrivit quatre pour le réfuter. Il compofa enmême tems deux Epîtres, l’une qu’il envoya à Rome pour for-tifier fes Sectateurs, & pour en gagner de nouveaux ; l’autrequ’il adreffa à l’Evêque de Theflaionique, awee la fouferiptionde dix-huit Evêques de fon parti, pour effayer de gagner cePrélat, dont l’autorité étoit très conlidérable en Orient. CesLettres furent écrites l’an 419, & envoyées au Pape Zofime,qui étoit mort dans ce tems. Boniface, fon fucceffeur, lesreçut & les envoya à S. Auguftin, contre qui elles étoient é-crites. Ce Saint répondit par quatre livres, qu’il adreffa à cemême Pape , intitulez, Contre les deux Epîtres des Pélagicns. De-puis, par le moyen de fon ami Alipe, il eut du Comte Valé-re, les quatre livres que Julien avoit écrits contre celui desNoces & de la Concupifcence, & il répondit par un fécondOuvrage, intitulé comme le premier. Enfuite , après avoirrecouvré l’Ouvrage entier que Julien avoit fait contre lui,il leréfuta en lïx livres. Alipe, qui étoit à Rome, lui en avoit en-voyé d’abord cinq, avec promeffe de lui faire bien-tôt tenirles trois autres. S. Auguftin mit la main à la plume , pour ré-futer livre par livre, les huit de Julien; mais la mort inter-rompit l’an 430 le cours de cet Ouvrage, qui avoit été poufféjufqu’au fixiéme livre. Claude Ménard avoit tiré les deuxpremiers d’un vieux Manufcrit ; & le P. Vignier, Prêtre de
I Oratoire, a depuis trouvé les quatre autres qu’on croyoit per-dus, dans la Bibliothèque de Clairvaux, & les a fait imprimeravec beaucoup d’autres Ouvrages du même Père. Julien futchaffé de fon Eglife ; & après avoir été fouvent condamné parles Papes & par les Empereurs, il mourut miférablement fousl’empire de Valentinien III avant l’an 455. 1,1 Profper, w Chron.Baronius, A. C. 419. & fuiv. Üfferius. Voflîus, Hifi. Pelag./. 1. c. 6 . Noris, in Hifi. PelagianiJ'mi. Godeau, Hifi. Ecclcf. duV fiécle. Du Pin, V fiécle.
J U LIEN, Evêque de Pouzzoles, dans le cinquième fié-cle, fut envoyé par le Pape Léon I, l’an 449, pour fe trouverau Concile d’Ephéfe, dans lequel les Eutychiens furent maî-tres. Un autre Julien, Evêque de Coos, Prélat très zélépour la défenfe de la Foi, fut Légat au Concile général deChalcédoine pour ce même Pape, qui lui écrivit la Lettre 19qui commence ainfi, Littercs Dtkthoms tues, quee rnibi nuper juntredditie , &c. & où il lui recommanda l’autre Julien de Pouzzo-les. Saint Léon fait fouvent mention de lui dans fes Epîtres,fur-tout dans la 70, à Marcien, où il dit qu'il a établi cet Evê-que en fentinelle, pour veiller à la conjervation de la Foi orthodoxe.
JULIEN de TOLEDE, Archevêque de cette ville,dans le VII fiécle, préfida au XII, XIII, XIV & XV Conci-les de Tolède. On lui attribue divers Ouvrages, des Commen-taires fur Nahum, Prognofiicorum, five de origine mortis humants ;de futuro Sceculo , & de futures vit<e Contemplationc libri très ; desChroniques, &c. Il mourut le 6 Mars 690. * Félix de Tolè-de, in Add. adlibr. de Vir. Illuft.fanft. Ildeph.
JULIEN, Auteur d’un Lexicon , tiré des dix Orateurs. CetAuteur eft allégué par Photius, Cad. 150.
JULIEN-H AS ART, Carme de Hainaut, compofa desChroniques de Hainaut, Flandre, Zélande, Hollande, F'rife,Brabant, Gueldres, &c. 11 mourut l’an 1525.
JULIEN d’H ALICARNASSE, Hérétique, Chef desPhantaftes, & Incorruptibles, ennemis du Concile de Clial-cédoine.
JULIEN DU POIRIER, (Saint) Ordre Militaire d’Ef-pagne , fut inftitué à Pereiro de Ciudad-Rodrigue. Ferdinand
II s’en rendit Proteéteur l’an 1176, & le Pape Alexandre IIIl’approuva, à la follicitation de Gomez F'ernandez, qui en futle premier Grand-Maître. Luce III & Innocent III le confir-mèrent auffi. Les premières Armes de cet Ordre étoient d’orà la croix fleurdelifée de finople, chargée en cœur d’un écud’or au poirier de finople. Cet Ordre fut depuis uni à celuid’Alcantara. * Mariana, de Reb Hijpan.
JULIEN. Cherchez D 1 DIUS.
JULIEN ou JULIANUS. Cherchez ANTOINE-JU-LIEN. J
JULIEN LUCAS, Grec de nation & Diacre de l’Eglifede Tolède, vivoit dans le huitième fiécle, & on lui attribuequelque Hiftoire d’Efpagne. Vafée ne l’a pu déterrer, bienqu’il ait recherché avec affez de foin toutes les Pièces de l'Hi-ftoire d’Efpagne, Chron. Hifpan. c. 4. Quelques-uns confon-dent ce Julien Diacre avec l’Evêque de Tolède dont il eft par-lé ci-deffus, ce qui en a trompé plufieurs.
JULIEN, Capitaine Romain de Bithynie, & d’une il lu-ftre famille, fut un des plus vaillans, des plus adroits, & desplus forts hommes de fon tems. Dans le fiége de Jérufalempar Tite, voyant que les Juifs preffoient un peu trop les Ro-mains dans une attaque, il partit d’auprès de la Tour Antonia ,où étoit Tite, & fe jetta au milieu des ennemis avec tant d’in-trépidité , que lui feul les fit reculer jufques au coin du Tem-ple, frappant, renverfant, & tuant tout ce qui s’oppofoit àlui. Mais en courant de tous côtez fur le pavé, les doux dontfes fouliers étoient garnis, félon l’ufage des gens de guerre,le firent tomber , & dans cette chute le bruit de fes armesfit tourner vifage aux ennemis. Les Juifs l’environnerent aufli-tôt de toutes parts, pour le tuer à coups de dards & d’épées.Il s’éfforça à diverfes fois de fe relever; mais les coups con-tinuels qu’on lui portoit ne le lui purent permettre, lien blcffaplufieurs, quoiqu’étendu par terre; mais enfin ayant reçu di-verfes bleffures, le fang qu’il perdoit lui ayant ôté le relie defes forces, & perfonne ne fe trouvant affez hardi pour l’allerfecourir, les Juifs n’eurent pas de peine à l’achever. Il futadmiré des ennemis, & fort regretté de Tite, & de toute l’Ar-mée Romaine. * Jofephe, Guerres des Juifs, I. 6 . ch. 7.JULIEN d’Alexandrie, Médedn, vivoitfoqs l’Empereur
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