dix arpents de fondspour vivre, et quiles par-tage ä ses enfants.
Dans les pays de commerce, oü beaucoup degens n’ont que lenr art, l’etat est souvent obli-ge de pourvoir aux besoins des vieillards, desmalades et des orplielins. Un etat bien policetire eette subsistance du fonds des arts niemes;il donne aux uns les travaux dont ils sont capa-bles; il enseigne les aut.res a travailler, ce quifait deja un travail.
Quelques aumönes que Ton fait ä un hommenu dans les rues ne remplissent point les obli-galions de l’etat, qui doit a tous les citoyensune subsistance assuree, la nourriture, un xe-tement convenable, et un genre de xie qui nesoit point contraire a la sante.
Aureng-Zeb (i), ä quion demandoit pour-cpioi il ne batissoit point d’liopitaux , dit: « Je« rendrai mon empire si riebe, qu’il n’aura pas« besoin d’hopitaux. » Il auroit fallu dire : Jecommencerai par rendre mon empire riebe, etje bätirai des liöpitaux.
Les richesses d’un etat supposent beaucoupd’industrie. Il n’est pas possible que, dans unsi grandnombre de brancbes de commerce, iln’y en ait toujours cpielqu’une qui souffre , etdont par consequent les ouvriers ne soientdans une necessite momentanee.
C’eslpour lors que l’etat a besoin d’apporter
(i) Yoyez Chardin, Voyage dePerse, toine VJII.