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[3.] De l'Esprit Des Lois 3 (1803)
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dix arpents de fondspour vivre, et quiles par-tage ä ses enfants.

Dans les pays de commerce, beaucoup degens nont que lenr art, letat est souvent obli-ge de pourvoir aux besoins des vieillards, desmalades et des orplielins. Un etat bien policetire eette subsistance du fonds des arts niemes;il donne aux uns les travaux dont ils sont capa-bles; il enseigne les aut.res a travailler, ce quifait deja un travail.

Quelques aumönes que Ton fait ä un hommenu dans les rues ne remplissent point les obli-galions de letat, qui doit a tous les citoyensune subsistance assuree, la nourriture, un xe-tement convenable, et un genre de xie qui nesoit point contraire a la sante.

Aureng-Zeb (i), ä quion demandoit pour-cpioi il ne batissoit point dliopitaux , dit: « Je« rendrai mon empire si riebe, quil naura pas« besoin dhopitaux. » Il auroit fallu dire : Jecommencerai par rendre mon empire riebe, etje bätirai des liöpitaux.

Les richesses dun etat supposent beaucoupdindustrie. Il nest pas possible que, dans unsi grandnombre de brancbes de commerce, ilny en ait toujours cpielquune qui souffre , etdont par consequent les ouvriers ne soientdans une necessite momentanee.

Ceslpour lors que letat a besoin dapporter

(i) Yoyez Chardin, Voyage dePerse, toine VJII.