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un prompt secours , soit pour empecber lepeuple de souffrir, soit ponr eviter qu’il ne serevolte: e’est dans ce cas t[u’il faut des höpi-taux, ou quelque regiement equivalent quipuisse prevenir cette miserr.
Mais quand la nation est pauvre. lapauvreteparticulicre derive de la misere generale; eteile est, pour ainsi di re , la misere generale.Tous les liöpitaux du monde ne sauroient gue-rir cette pauvrete particulicre; au contraire,l’esprit de paresse qu’ils inspirent augmente lapauvete generale , et par coixsequent lapar-liculiere.
Henri VIII (x), vonlant reformer l’eglised’Angleterre, detruisit les moines; nationpa-resseuse elle-meme, et qxxi entretenoit la pa-resse desaixtres,parceqxxe, pratiquantFhospi-talite , une infinite de geixs oisifs , gentilsliom-mes et bourgeois,passoient leurvie ä courir decouvent en couvent. II üla eneoi'e les liöpitaux,oix le bas peuple trouvoit sa subsistance commeles gentilsliommes troxxvoient la leur dans lesmonasteres. Depuis ce cbangement , l’espritde commerce et d’industrie s’etablit en Angle-terre.
A Rome, les liöpitaux font que tout lemonde est ä son aise , excepte cexxx qui tra>-■vaillent, excepte ceux qui ont de l’industrie,excepte ceux qui cultivent les arts, excepte
(i) "Voyez l’Histoire de la rcforme d’Angleterre,par M. Bmnet.