2?16 DE l’eSPHIT DES LOIS.
toyens prinripaux , sont devenus insensiblc-irient proprietaires de toule la contree : eileest inculle; mais les familles detruites leur enont laisse les patures, et l’homme de travailn’a rien.
Dans cette Situation , il faudroit faire danstoute Fetendue de l’empire re que les RomainsJaisoient dans une partie du leur; pratiquerdans la disette des habitants ce qu’ils obser-voient dans Fabondance, distribuer des terresa toutes les familles qui iFont rien, leur procu-rer les movens de les dffriclier et de les culti-ver. Cette distribution devroit se faire a me-sure qu’il y auroit uu hommepour la recevoir;de Sorte qu’il n’y eüt point de ntoment perdupour le travail.
CHAPITRE XXIX.
i
Des hop Linux.
TJ n homme n’est pas pauvre parcequ’il n’arien , mais parcequ’il ne travai le pas. Celuiqui n’a aucun bien et qui travaille est aussi äson aise que celui qui a rcntecusde revenu sanstravailler. Ce;ui qui n’a rien, et quiaun me-lier , n’est pas plus pauvre que celui qui a dixarpents de terreen propre, et quidoit les tra-vailler pour subsister. L’ouvrier qui a donne äscs enfants son art jiour bcritage, leur a laissenn bien qui s’est mulliplie a proportion de leuruombre. 11 n’en est pas de meme de celui qui a